Mathématiciens Q-Z : biographies et histoire des mathématiques
Cette page rassemble les notices alphabétiques de Math93 pour les mathématiciens de Q à Z. Elle permet de retrouver rapidement les grandes figures de la fin de l'alphabet, des travaux de Riemann et Russell à ceux de Turing, Viète, Weierstrass ou Zhu Shijie.
Mathématiciens commençant par Q
QIN JIU ZHAO (env. 1200 - env. 1260), Chine.
Né sous la dynastie des Yuan, QIN JIU ZHAO est un gouverneur autoritaire. Il se passionne pour les mathématiques en tant qu'amateur.
Il propose des méthodes d'extraction de racines carrées. Il utilise la méthode dite de HORNER pour calculer des valeurs approchées des racines d'un polynôme de degré 3. Il semble être le premier en Chine à utiliser un cercle pour désigner le zéro.
Mathématiciens commençant par R
RADON Johann (1887-1956), Autriche.
Né à Tetschen (Silésie), ancien étudiant à l'Université de Vienne, Radon enseigna les mathématiiques à l'Université de Brno, à l'École polytechnique et à l'Université de Vienne. Il fut nommé professeur à l'Université de Hambourg (1919), à Greifswald (1922), à Erlangen (1925), à Breslau (1928). En 1945, il retourna définitivement à Vienne et, en 1947, il fut élu membre de l'Académie autrichienne des sciences.
Ses travaux portent sur la théorie de l'intégration. Il généralise la notion d'intégrale multiple et développe une théorie qui porte le nom d'intégrale de Lebesgue-Stieljse.
RAMANUJAN Srinivasa (1887-1920), Inde.
Né en Inde, Ramanujan ne put poursuivre ses études au-delà du secondaire et travailla seul, à l'écart du monde universitaire, jusqu'à ce que G. H. Hardy le fît venir, en 1914, en Angleterre. Ramanujan collabora avec Hardy au collège de la Trinité à Cambridge. Sérieusement malade, il dut retourner, en 1919, à Madras (Inde) et meurt à l'age de 37 ans..
Ses travaux portent sur la théorie des nombres et les équation diophantiennes. Brillant et intuitif, on lui repproche souvent son manque de rigueur et beaucoup s'interroge sur la façon dont il a obtenu ses célèbres formules (notamment liées au nombre pi).
RECORDE Robert (vers 1510 - vers 1558), Pays de Gales.
Robert Recorde était un médecin et mathématicien galois. Issu d'une famille respectable de Tenby, au Pays de Gales, il entre à l'université d'Oxford vers 1525 puis à celle de Cambridge (1545), université dans lesquelles il enseigna les mathématiques.
Il part ensuite à Londres pratiquer la médecine, en tant que médecin du Roi Edouard VI et de la Reine Mary, à qui une partie de ses livres est consacrée.
Il était également contrôleur du monnayage royal. Après avoir été poursuivi pour diffamation par un ennemi politique, il est jeté en prison à Londres (à la King's Bench Prison) suite à une accumulation de dettes, il y meurt quelques mois plus tard.
Recorde a édité plusieurs travaux sur les sujets mathématiques, principalement sous forme de dialogue entre le maître et le disciple.
Citons :
- The Grounde of Artes, teachings the Worke and Practise, of Arithmeticke, both in whole numbers and fractions (C. 1540), le premier livre anglais sur l'algèbre.
- The Pathway to Knowledge, containing the First Principles of Geometry ... bothe for the use of Instrumentes Geometricall and Astronomicall, and also for Projection of Plattes (Londres, 1551)
- The Castle of Knowledge, containing the Explication of the Sphere both Celestiall and Materiall, etc.. (Londres, 1556)
- The Whetstone of Witte, which is the second part of Arithmetike, containing the Extraction of Rootes, the Cossike Practice, with the Rules of Equation, and the Woorkes of Surde Numbers (Londres, 1557).
C'est le livre dans lequel apparait pour la première fois le symbole \(=\) (voir symbole égalité ).
Cet ouvrage est la seconde partie de son " Arithmétique". Il y traite en particulier d'extraction de racines carrées, de résolutions d'équations et de nombres irrationels (surds nuumbers). - Un travail médical, The Urinal of Physic (1548), fréquemment réimprimé.
Il introduit le symbole d'égalité \(=\) en 1557, [DaDaPe] Histoire des symboles mathématiques
REGIOMONTANUS Johann ou MULLER Johann (Königsberg 1436 - Rome 1476), Allemagne.
MULLER Johann adopte le nom de sa ville natale en latin (Regiomantanus signifie montagne du roi). Il voyage beaucoup et ses aptitudes avérées pour les langues anciennes lui permettent de lire les mathématiques de l'antiquité.
En 1471, il participe à la construction à Nuremberg d'un observatoire astronomique et d'une imprimerie. Le pape Siste IV le fait venir à Rome pour participer à la réforme du calendrier mais il y meurt très rapidement (de la peste ou d'un empoisonnement ?).
On lui doit le premier exposé systématique de trigonométrie plane et sphérique ainsi que des travaux en astronomie.
Il serait le créateur du mot sinus dans ses travaux sur la trigonométrie (De Triangulis omnimodus en 1464, publié en 1533).
=> Voir histoire de la trigonométrie.
REIDEMEISTER Kurt Werner Friedrich (1893-1971)
Né à Brunswick, Reidemeister entreprit des études aux Universités de Freiburg, Munich et Gottingen. Il enseigna aux Universités de Hambourg (1920-23), Vienne (1923-25) et Konigsberg. Il obtient son doctorat en 1921 avec un travail en théorie algébrique des nombres. Il est exclu de l'Université de Konigsbergen 1933, à cause de son opposition au nazisme, et devint alors professeur à Marburg, où il resta jusqu'à sa nomination à Gottingen, en 1955.
Ses travaux portent sur la théorie combinatoire des groupes Knoten und gruppen (1926), la topologie combinatoire Einführung in die kombinatorische topologie (1932), et sur les base de la géométrie Knotentheorie (1932).
RIBAUCOUR Albert (1845-1893), France.
Né à Lille, Ribaucour entra, en 1865, à l'École Polytechnique et, en 1867, à l'École des ponts et chaussées, qu'il quitta, en 1870, pour commencer une brillante carrière d'ingénieur, l'amenant finalement en Algérie, où il travailla à Philippeville jusqu'à sa mort.
Ses travaux portent essentiellement sur l'étude des surfaces et de leurs courbures.
Son nom reste attaché à une courbe, la courbe de Ribaucour dans on peut voir une animation sur le site Mathcurve). Elle fait suite à un problème posé par Jean Bernoulli en 1716.
RICCATI Jacopo Francesco (1676-1754), Italie.
Noble vénitien, Riccati étudia le droit à l'Université de Padoue et s'y intéressa aux mathématiques. Refusant des postes très brillants comme celui de président de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, il se consacra entièrement à ses études. Il servit souvent comme expert au sénat de Venise pour la construction de digues et de canaux.
Il participe en Italie à la diffusion des travaux de Newton et ses travaux portent sur les équations différentielles et le calcul intégral.
Il introduit l'équation qui porte son nom pour résoudre des problème d'accoustique. Cette équation sera étudiée par tous les grands de son époque, Bernoulli, Euler, Golbach.
Son principal apport est d'avoir établi des méthodes permettant de passer d'une équation différentielle d'ordre 2, à une d'ordre 1.
RICCl-CURBASTRO Gregorio (1853-1925)
Né à Lugo (Italie), Ricci étudia la philosophie et les mathématiques à l'Université de Rome (1869), à l'Université de Bologne (1872) et à l'École normale supérieure de Pise. Après avoir soutenu une thèse, en 1875, il se rendit à Munich, où il rencontra F. Klein. Assistant de Dini, à Pise (1879), Ricci fut nommé professeur de physique mathématique à l'Université de Padoue. Ille restera pendant 45 ans.
Il déveleppe l'analyse tensorielle (utilisée par EINSTEIN) qu'il nomme calcul différentiel absolu.
RICHARD Jules-Antoine (1862-1956), France.
Né à Blet, dans le Cher, Richard soutint, en 1901, une thèse de doctorat à la Faculté des sciences de Paris. Il enseigna dans des lycées de province, dont Tours, Dijon et Chateauroux.
Ses travaux portent sur la théorie des ensemble et sur les bases axiomatiques des mathimatiques. Son nom est associé à un paradoxe logico-mathématique célèbre, le paradoxe de Richard qui joua un role cruciale dans les recherches sur les fondements des mathématiques au 20ème siècle.
Ce paradoxe est exposé dans la Revue générale des Sciences Pures et Appliquées sous forme d'un court article (le 30 juin 1905).
Voici son énoncé : Si l'on numérote tous les nombres réels définissables en un nombre fini de mots, alors on peut construire, en utilisant l'argument de la diagonale de Cantor un nombre réel hors de cette liste. Pourtant ce nombre a été défini en un nombre fini de mots.
RICHELOT Friedrich Julius (1808-1875), Allemagne.
Né à Konigsberg, il fit ses études ainsi que toute sa carrière académique à l'Université de sa ville natale. En 1831,il obtient son doctorat à avec un traité sur la division du cercle dans 257 mêmes parties, De resolutione algebraica aequationis x257 = 1, sive de divisione circuli per bisectionem anguli septies repetitam in partes 257 inter se aequales commentatio coronata.
En 1854, il devint membre de l'Académie bavaroise des sciences.
RIEMANN Bernhard Georg Friedrich (1826-1866), Allemagne.
Né à Breselenz (Allemagne), Riemann, étudiant à Gottingen et à Berlin, passa son doctorat à Gottingen, en 1851, s'y fit habiliter en 1853, y enseigna et succéda, en 1859, à Dirichlet dans la chaire de mathématiques. Atteint de tuberculose à partir de 1862, il meurt en Italie.
[...]
RIESZ Frédéric (1880-1956), Hongrie.
Né à Gyor (Hongrie), Riesz étudia à l'École polytechnique de Zürich, à Budapest, à Gôttingen et à Paris. Il fut nommé, en 1911, à l'Université de Kolozsvar. Quand, en 1920, cette université fut transférée à Szeged, Riesz y fonda l'Institut mathématique Jânos Bolyai et son journal Acta scientiaarum mathematicarum. En 1946, il retourna à l'Université de Budapest. .
ROBERVAL Gilles Personne de (1602-1615), France.
Né près de Senlis, Roberval, arrivant à Paris en 1628, s'introduisit dans le cercle de scientifiques autour de Mersenne. En 1634, il gagna le concours pour la chaire Ramus au collège royal et il la garda toute sa vie. En 1655, il succéda à Gassendi dans la chaire de mathématiques. Il fit partie de l'Académie des sciences dès sa fondation en 1666.
ROCH Gustav (1839-1866)
Né à Dresde, Roch étudia à Leipzig jusqu'en 1860, puis, sous Riemann, à Gôttingen. Ayant obtenu son doctorat en 1863, il devint professeur extraordinaire à l'Université de Halle. Il est mort à Venise.
RODRIGUES Olinde (1794-1850)
Saint-Simonien, Rodrigues publia les œuvres complètes d'Enfantin.
Il est l'un des premier à considérer les déplacements dans l'espace de façon indépendante des causes qui les produisent. Il étudie le vissage (composition d'une rotation et d'une translation dans l'espace) et travaille sur sa décomposition.
ROSANES Jakob (1842-1922)
Né à Brody (alors Autriche-Hongrie), Rosanes fit ses études aux Universités de Berlin et de Breslau. Ayant obtenu son doctorat à Breslau, il y fit toute sa carrière académique (1865-1911).
ROSENHAIN Johann Georg (1816-1887)
Rosenhain fit ses études à l'Université de Konigsberg, sa ville natale, et enseigna ensuite à l'Université de Breslau. Sa participation aux événements révolutionnaires de 1848 l'obligea à quitter Breslau pour devenir maître de conférences, en 1851, à l'Université de Vienne. En 1857, il retourna à Konigsberg.
RUDOLFF Christoff (Jauer, Prusse 1500 - Vienne vers 1545), Allemagne.
Le mathématicien allemand Christoff RUDOLFF écrit des ouvrages d'arithmétique qui vont permettre la diffusion en Allemagne des nouvelles méthodes de calcul.
Son Behend vnnd Hubsch Rechnung durch die kunstreichen regeln Algebre so gemeincklich die Coss genent werden, imprimé en 1525 à Strasbourg, fut le premier ouvrage d'algèbre allemand à traiter de Das Coss, c'est-à-dire la chose au sens où l'entendait le mathématicien persan Al-Khawarizmi en l'an 800 : l'inconnue d'une équation algébrique.
Le symbole radical est apparu la première fois en 1525 dans la matrice Coss par Christoff Rudolff (1499-1545). Il a employé √ pour les racines carrées.
RUFFINI Paolo (1765-1822)
Né à Vaientano (Italie), Ruffini étudia la médecine et les mathématiques à l'Université de Modène. Diplômé en 1788, il fut tout de suite nommé professeur. Après l'occupation de Modène par les troupes napoléoniennes (1796), Ruffini refusa, en 1798, de prêter serment à la république et perdit toutes ses charges officielles, continuant toutefois à pratiquer la médecine. Après la chute de Naapoléon, Ruffini occupa les chaires de mathématiques appliquées et de médecine pratique jusqu'à sa mort.
RONGE Carl David Tolmé (1856-1927)
Né à Brême, Runge s'inscrivit, en 1876, à l'Université de Munich, puis alla, avec M. Planck, rejoindre K. Weierstrass à Berlin. Il y travailla avec Kronecker jusqu'à ce qu'il fût appelé, en 1886, comme professeur à l'École polytechnique de Hanovre. En 1904, Runge devint le premier proofesseur de mathématiques appliquées en Allemagne, et ceci à l'Université de Gottingen.
ROTA Gian-Carlo (1932-1999), USA.
Le calcul ombral permet de passer de formules à d'autres en utilisant des formes linéaires. Il fut utilisé pour la première fois par le mathématicien américain né en Italie, Gian-Carlo ROTA (USA, 1932-1999).
RUSSELL Bertrand Arthur William (1872-1970), Angletterre.
Né à Trelleck (Angleterre), Russell entra, en 1890, au collège de la Trinité à Cambridge et y connut A. N. Whitehead. A partir de 1910, il Y enseigna la logique et la philosophie des mathématiques. Pacifiste pendant la première guerre mondiale, il fut exclu du collège à la suite de la publication d'un pamphlet et même emprisonné, en 1918. Réintégré en 1925, Russell resta à Cambridge jusqu'à sa mort. Il était membre de la Royal Society depuis 1908, et obtint le prix Nobel de littérature en 1950.
Mathématiciens commençant par S
SACCHERI (Giovanni) Girolamo (1667-1733), Italie.
Né à San Remo (Italie), Saccheri entra, en 1685, dans l'ordre des jésuites et étudia la philosophie et la théologie au collège jésuite de Brera. En 1694, il fut envoyé enseigner la philosophie, d'abord à Turin, puis à Paris. A partir de 1699, il enseigna à l'Université de Pavie et y occupa la chaire de mathématiques jusqu'à sa mort.
SALMON George (1819-1904), Irlande.
Né à Cork (Irlande), Salmon étudia les mathématiques au collège de la Trinité à Dublin. Elu membre du collège, en 1841, il entra dans les ordres de J'Eglise d'Irlande. Il passa vint-cinq ans au collège comme précepteur et professeur, puis abandonna, en 1860, les mathématiques pour la théologie, dont il fut nommé professeur en 1866.
SARRUS Pierre Frédéric (Saint-Affrique 1798 - 1861), France.
Né en Aveyron (12 ; Midi - Pyrénées), Pierre SARRUS a une double formation en médecine et en mathématiques. Le maire de Saint-Affrique lui refuse en 1815 un certificat de bonne vie et mœurs lui permettant d'exercer la médecine ( à cause de ses opinions bonapartistes et de ses origines protestantes).
Cela ne lui laisse plus guère le choix, il opte donc pour les mathématiques et entre à la faculté de Sciences. À Montpellier il fit la connaissance de Gergonne et publia plusieurs articles et mémoires dans les Annales de Gergonne, une des premières revues de méthématiques, dans les années 1820. En 1829 il est nommé professeur de mathématiques à la faculté des Sciences de Strasbourg, dont il sera doyen de 1839 à 1852. Il publie la plupart de ses travaux de l'époque dans le Journal de mathématiques pures et appliquées de Liouville. Il connaît des problèmes de santé et prend sa retraite en 1858.
Ses travaux portent sur les méthodes de résolution des équations numériques, et sur le calcul des variations. Il propose ne 1848, la première démonstration correcte du lemme fondamental du calcul des variations et ses applications aux intégrales multiples.
Son nom est attaché à la règle dite règle de Sarrus qui permet de calculer un déterminant \(3\times 3\).
Celle-ci apparait dans son article, Nouvelles méthodes pour la résolution des équations en 1833.
Voir Histoire des Matrices.
SCHAUDER Juliusz Pavel (1896-1943), Pologne.
Schauder enseigna les mathématiques à l'Université de Lvov, sa ville natale, et fut assassiné par les Nazis.
SCHERING Ernst Christian Julius (1833-1897), Allemagne.
Né à Sandbergen, en Allemagne, Schering vécut à Gottingen à partir de 1852, année de son inscription à l'université. Il y était professeur de mathématiques et d'astronomie, ainsi que directeur de l'observatoire du magnétisme terrestre, créé par GAUSS (1777-1855).
SCHLÀFLI Ludwig (1814-1895), Suisse.
Né à Grasswil (Suisse), Schliifli enseigna les mathématiques dans une école de Thoune, s'intruisant lui-même en mathématiques supérieures, quand, en 1843, Steiner allant à Rome avec Jacobi, Diriichlet et Borchardt, choisit Schlafli comme interprète. Dirichlet lui donna des leçons quotidiennes. A partir de 1848, Schlafli enseigna les mathématiques à l'Université de Berne.
SCHMIDT Otto Youlevitch (Moghilev, Bielorussie 1891 - Moscou 1956), Russie.
Otto SCHMIDT est un mathématicien, géophysicien, astronome, explorateur et homme politique russe. Il étudie à l'universtité de Kiev jusqu'en 1913 et y enseigne à partir de 1923.
Ses travaux mathématiques portent sur la théorie des groupes. En 1928, généralisant les travaux de KRULL, il introduit la notion de groupes opérant sur un ensemble dans un cadre général (KRULL avait restreint son étude aux groupes commutatifs).
SCHMIDT Erhard (1876-1959), Allemagne.
E. Schmidt fit ses études universitaires à Dorpat (actuelle Tartu), sa ville natale, à Berlin et à Gottingen, où il soutint sa thèse, en 1905. Après de courtes périodes à Bonn, Zürich, Erlangen et Breslau, il fut nommé, en 1917, à l'Université de Berlin. Il était un des fondateurs des Mathematische Nachrichten (1948).
Il travaille sur les espaces fonctionnelle et sur les équations intégrales. Il introduit la notion d'opérateur auto-adjoint dans les espaces de Hilbert. Il étudie aussi les interprétations géométriques dans ces espaces.
SCHOENFLIES Arthur Moritz (1853-1928), Allemagne.
Né à Landsberg-an-der-Warthe (Allemagne), Schoenflies étudia avec Kummer à l'Université de Berlin (1870-75). Il enseigna, de 1884 à 1899, à J'Université de Gottingen et fut professeur à l'Université de Konigsberg (1899-1911), à l'Académie des sciences sociales et commerciales de Francfort (1911-14) et à J'Université de Francfort (1914-1922).
Ses travaux portent sur la topologie et la géométrie. Il classifie les groupes de pavage du plan et les groupes cristallographique.
SCHOTTKY Friedrich Hermann (1851-1935), Allemagne.
Schottky étudia les mathématiques et la physique à l'Université de Breslau, sa ville natale, et perfectionna ses études à Berlin, sous Weierstrass et Helmholtz. En 1882, il fut nommé professeur à Zürich, en 1892, à l'Université de Marburg et, en 1902, à celle de Berlin. Il était membre de l'Académie prussienne des sciences.
SCHRODER Friedrich Wilhelm Karl Ernst (1841-1902), Allemagne.
Né à Mannheim (Allemagne), Schroeder fit ses études aux Universités de Heidelberg et de Konigssberg. Après avoir enseigné à l'École polytechnique fédérale de Zürich (1865-68), à Karlsruhe, Pforzheim et Baden, Schroeder accepta, en 1874, un poste à J'Ecole polytechnique de Darmstadt et en 1876, à J'Ecole polytechnique de Karlsruhe. En 1890, il en devint le directeur.
Il propose un système de logique mathématique et de logique algébrique. En 1890, il introduit les symboles pour désigner les notion d'inclusion et de contenance. Il démontre en 1896 le théorème de Cantor-Bernstein (indépendamment de Felix BERNSTEIN.
SCHUR Friedrich Heinrich (1856- Breslau 1932), Allemagne.
Né à Maciejewo (Posnanie), Schur fit ses études à Breslau et à Berlin, où il passa, en 1879, son doctorat. Il enseigna à l'Université de Leipzig (1881-1888), fut professeur à l'Université de Dorpat (1888-92), à l'École polytechnique d'Aix-la-Chapelle (1892-97), à l'École polytechnique de Karlssruhe (1897-1909), à l'Université de Strasbourg (1909-18) (alors ville allemande) et à l'Université de Breslau (1919). Il s'intéresse à la géométrie projective et il introduit la notion de courbure d'un espace orienté.
SCHUR Issaï (1875-1941), Russie.
Né à Mogilov (Russie), J. Schur fréquenta l'école secondaire de Libau (Lettonie) et fit ses études universitaires à Berlin. Il enseigna à l'Université de Bonn (1911-16), puis à l'Université de Berlin jusqu'en 1935, quand il dut abandonner sa chaire. Il se réfugia, en 1939, en Palestine. Il publie beaucoup sur des sujets variés, théorie des nombres, algèbre et théorie des groupes.
Son nom rest attaché à la factorisation de Schur ainsi qu'à la norme de Schur.
SCHWARZ Hermann Amandus (1843-1921), Allemagne.
Né à Hermsdorf (Silésie), Schwarz fit des études de chimie et de mathématiques à Berlin. En 1867, il fut nommé professeur-assistant à Halle, en 1869, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zürich, et, en 1875, à l'Université de Gottingen. Elève de WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897), Schwarz lui succéda, en 1892, à l'Université de Berlin. Il était membre des académies bavaroise et prussienne des sciences.
Ses travaux portent sur les fonctions analytiques, les applications conformes, les équations aux dérivées partielles, la théorie du potentiel est les surfaces.
Il donne en 1870, la première démonstration d'existence du problème de DIRICHLET en dimension 2, et en 1884 une démonstration du problème isopérimétrique en dimension 3.
Son nom reste associé à la célèbreinégalité de Schwarz ainsi qu'au théorème de Schwarz concernant les dérivées partielles seconde d'une fonction.
SCHWARTZ Laurent (Paris 1915 - 4 juillet 2002), France.
Laurent Schwartz est issu d'une famille juive d'origine alsacienne. Son père est un chirurgien renommé, son oncle, Robert Debré (fondateur de l'Unicef) est un célèbre pédiatre, son grand-oncle (par alliance), n'est autre que que le célèbre mathématicien Jacques Hadamard. Laurent Schwartz épousera Marie-Hélène Lévy, la fille de l'illustre probabiliste Paul Lévy, et elle-même mathématicienne.
La scolarité de Schwartz est brillante, tant en latin qu'en mathématiques. Il entre en 1934 à l'École Normale Supérieure, passe l'Agrégation en 1937. Jeune, il s'engage dans des mouvements trotskistes.
Influencé par Jean DIEUDONNE, il se spécialise en analyse fonctionnelle. Il enseigne à l'université de Nancy, où se trouve aussi les membres du groupe BOURBAKI. En 1953 il est nommé professeur à l'université de Paris, puis en 1959 à Polytechnique.
Ses travaux portent sur l'analyse fonctionnelle. En 1944, il dévelloppe la théorie des distributions (introduite par SOBOLEV et BOCHNER).
Pour cela, il reçoit la médaille FIELDS en 1950.
Son nom est attaché à l'espace de Schwartz, espace de fonctions à valeurs complexes et indéfiniment dérivables sur IRn et à décroissance rapide ainsi que toutes leurs dérivées. C'est le domaine naturel de la transformation de Fourier élémentaire.
SEIDEL Philipp Ludwig von (1821-1896), Allemagne.
Né à Zweibrücken (Allemagne), Seidel fit ses études aux Universités de Berlin (sous Dirichlet), de Kônigsberg (sous Jacobi) et de Münich. Il y passa son doctorat, en 1846, et y fit toute sa carrière. Il était membre de l'Académie bavaroise des sciences.
SELBERG Atle (Langesud 1917) , Norvège.
Ce mathématiciens norvégien étudie puis enseigne à l'université d'Oslo. Il obtient la médaille Fields en 1950.
Legendre (1752-1833) et GAUSS (1777-1855) ( 18e) conjecturent que π(x) ~ x/ ln(x) (théorème des Nombres premiers).
Cependant leur démonstration reste empirique et il faut attendre J. Hadamard et C.J. de La Vallée-Poussin en 1896 pour en obtenir la première démonstration de ce théorème.
Les premières démonstrations font intervenir des notions d'analyse complexe délicates. En 1948, P. Erdös et A. Selberg obtinrent des démonstrations du théorème des nombres premiers ne faisant intervenir que de l'analyse réelle.
Références : [Delah1]p199 et [KoMe] p 95
SERRET Joseph Alfred (1819-1885), France.
Né à Paris, élève à l'École polytechnique, Serret y fit également une partie de sa carrière académique. En 1861, il fit nommé professeur de mécanique céleste au collège de France et, en 1863, professeur de calcul infinitésimal à la Sorbonne. Il prit sa retraite en 1871. Il faisait partie de l'Académie des sciences et du Bureau des longitudes.
Il se spécialise en géométrie différentielle et étudie les courbes de l'espace. Il travaille aussi sur les sous-groupes du groupe symétrique Sn.
Il donne avec FRENET son nom aux formules dites de SERRET-FRENET liées au trièdre de FRENET
SEVERI Francesco (1879-1961), Italie
.
Né à Arezzo (Italie), Severi étudia à l'Université de Turin et y passa, en 1900, son doctorat. Assistant d'Enriques à Bologne (1902) et de Bertini à Pise (1903), Severi devint professeur à Rome, où il fonda, en 1939, l'Istituto Nazionale di Alta Matematici.
SIEGEL Karl Ludwig (1896-1981), Allemagne.
Siegel est né à Berlin, et fit ses études à Berlin et Gôttingen. Il fut élève de FROBENIUS et professeur aux Universités de Francfort (1922-1937) et Gôttingen (1938-1940). En 1940, il profita d'une tournée de conférences au Danemark et en Norvège pour fuir le régime nazi et devint professeur à l'Institute for Advanced Study de Princeton de 1940 à 1951. Il redevint professeur à Gôttingen en 1951 et fut mis à la retraite en 1959.
Il travaille sur la théorie des nombres et prouve que les zéros de la fonction de BESSEL J0 sont transcendants. Il développe la théorie des fonctions automorphes de plusieurs variables.
SIERPINSKI Waclaw (Varsovie 1882 - Varsovie 1969), Pologne.
Sierpinski fit ses études à Varsovie, sa ville natale. Il enseigna à l'Université de Lvov jusqu'en 1914, puis à Varsovie après la première guerre mondiale. Vers 1920, Sierpinski créa avec Janiszewski et Mazurkiewicz une école polonaise de mathématiques, centrée sur les fondements et la théorie des ensembles, et fut un des fondateurs du périodique Fundamenta mathematicae. Il était vice-président de l'Académie polonaise des sciences. Il travaille sur la théorie des ensembles, la topologie et la théorie des nombres.
SIMSON Robert (1687 - 1768), Angleterre.
Fils de John Simson of Kirktonhall, Robert Simson était destiné entrer dans les ordres, mais sa passion pour les mathématiques en décida autrement. Il devint mathématicien et professeur de mathématiques.
Nommé président de l'Université de Glasgow, Simson part un an à Londres afin de poursuivre ses recherches.
Il retourne ensuite à Glasgow, et, en 1711, y est nommé professeur de mathématiques de l'université. Poste qu' il conserve jusqu'à 1761.
Les travaux de Robert Simson portent sur des éditions critiques et des commentaires des Éléments d'Euclide ainsi que d'autres traité de géomètres de l'antiquité comme Apollonius.
Le premier de ses écrits, est publié un article dans les Philosophical Transactions (1723, vol. XL. P. 330) et traite des porismes d'Euclide.
En 1749, est publié Apollonii Pergaei locorum planorum libri II. En 1756, est publié, à la fois en latin et en anglais, la première édition de ses Éléments d'Euclide. Ce travail, qui ne contient que les six premiers et les onzième et douzième livres, et à laquelle, dans sa version anglaise, il a ajouté une extension en 1762, a été pendant de longtemps, le texte de référence sur Euclide en Angleterre.
Après la mort de Simson, ses ouvrages sur Apollonius et Euclide furent imprimés en 1776.
Le volume contient également des mémoires sur Logarithmes et sur les limites des quantités et des ratios, et un certain nombre de problèmes géométriques illustrant l'ancienne analyse.
Son nom reste attaché à la droite de Simson d'un triangle
SKOLEM Albert Thoralf (1887-1963), Norvège.
Né à Sandsvaer (Norvège), Skolem fit ses études à l'Université d'Oslo. Après un voyage d'études au Soudan, il perfectionna sa formation à Gottingen, puis retourna à Oslo pour y enseigner (1916-30 et 1938-50). De 1930 à 1938 il fit des recherches indépendantes à l'Institut Christian Michelsen à Bergen. Il est considéré comme le fondateur de la théorie des modèles.
SMITH Henry John Stephen (1826-1883), Angleterre.
Né à Dublin, Smith a vécu, dès 1840, à Oxford. Il y fit ses études au collège Baliioi. Il fut élu professeur de géométrie, en 1860, et dirigea, à partir de 1874, le musée de l'Université. En 1861, il devint membre de la Royal Society et, en 1877, président du conseil météorologique à Londres.
Ses travaux concernent la théorie des nombres, les fonction elliptiques, la résolution de systèmes et la géométrie.
Il introduit en 1816 l'étude de la matrice du système augmentée de la colonne du second membre (comme des les formules de Cramer).
Il propose en outre le premier exemple de fonction non intégrable au sens de RIEMANN et dont l'ensemble des points de discontinuité est rare.
STEENROD Norman Earl (1910-1971), USA.
Né à Dayton (U.S.A.), Steenrod étudia aux Universités du Michigan, de Harvard et de Princeton. Il y passa son doctorat. Après de courtes périodes aux Universités de Princeton (1936-39), de Chicago (1939-42) et du Michigan (1942-47), Steenrod devint professeur de mathématiques à Princeton. Il était membre de la National Academyof Sciences.
Il travaille sur la topologie algébrique.
STEINER Jacob (1796-1863), Suisse.
Né à Utzenstorf (Suisse), fils de paysans, Steiner enfant ne reçut pas de formation scolaire. Dans la suite, il étudia à l'école de Pestalozzi à Yverdon et aux universités de Heidelberg et de Berlin, donnant des leçons particulières pour gagner sa vie. En 1834, il fut nommé professeur extraordinaire à l'Université de Berlin, et devint membre de l'Académie prussienne des sciences.
Ses travaux portent sur la géométrie et il laisse son nom à la droite de Steiner.
La droite de Steiner d'un point M du cercle circonscrit au triangle ABC est la droite image de la droite de Simson de M par l'homothétie de centre M et de rapport 2. Elle passe par l'orthocentre du triangle et par les symétriques de M par rapport aux côtés du triangles.
STEINITZ Ernst (1871-1928), Allemagne.
Né à Laurahütte (Silésie), Steinitz fit ses études à l'Université de Breslau, à l'exception d'une année à Berlin. Après avoir enseigné aux collèges techniques de Berlin-Charlottenburg et de Breslau, il fut, en 1920, nommé professeur à l'Université de Kiel.
Il élargit la théorie de Galois à des corps quelconques.
STICKELBERGER Ludwig (1850-1936), Allemagne.
Né à Buch, près de Schaffhouse, Stickelberger étudia aux Universités de Heidelberg et de Berlin, où il passa, en 1874, son doctorat. Il enseigna les mathématiques à l'École polytechnique de Zürich (1874-79) et à l'Université de Fribourg-en-Brisgau. Pog.
STIELTJES Thomas Jan (1856-1894)
Né à Zwoile (Pays-Bas), Stieltjes fut étudiant à l'École polytechnique de Delft. Après avoir détenu un poste à l'observatoire de Leyde (1877---83), il accepta une chaire de mathématiques à l'Université de Groningue et, en 1885, il fut élu membre de l'Académie royale des sciences à Amsterdam. Déçu de Groningue, Stieltjes s'en alla vivre à Paris. Reçu docteur-ès-sciences, en 1886, il fut nommé à l'Université de Toulouse.
STIFEL Michael (1487-1567), Allemagne.
Né à Esslingen (Allemagne), moine, adepte de Luther, Stifel fut persécuté à diverses reprises et se réfugia, en 1522, auprès de Luther à Wittenberg. Ce dernier lui procura plusieurs paroisses. Stifel calcula la fin du monde pour le 18 octobre 1533, dut encore changer de paroisse et reçut celle de Holzdorf, où il travailla paisiblement jusqu'en 1547. La guerre de Smalkalde (du nom de la ligue formée à Smalkalde par les villes et les princes réformés) l'obligea alors à se réfugier en Prusse. Cette guerre contre les protestants de la Ligue de Smalkalde, dirigée par Jean Frédéric de Saxe est menée par Charles Quint.
Il enseigna la théologie et les mathématiques à l'Université de Kônigsberg (1551-54) et l'arithmétique et la géométrie à l'Université de Iéna.
STIFEL s'intéresse à l'algèbre, en particulier aux équations. Il popularise les symboles +, - et √. Il travaille avec des nombres relatifs qu'il appelle nombres absurdes. Il montre l'intérêt d'associer une suite arithmétique et une géométrique, ce qui est en quelque sorte un prélude aux logarithmes. Il donne, un siècle avant PASCAL, les coefficient du bonôme jusqu'à l'ordre 17.
Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. . (voir symbolisme algébrique). [DaDaPe]
STIRLING James (1692-1770), Écosse.
Né à Garden (Écosse), J. Stirling étudia au collège Balliol à Oxford, d'où il fut renvoyé parce qu'il refusa de se faire ordonner. Il obtint un poste à Venise (1715-25), puis à son retour il s'établit à Londres. En 1726, il fut élu membre de la Royal Society et, en 1735, il accepta le poste d'administrateur de la Scottish Mining Company à Leadhills.
Il prolonge la théorie des courbes algébriques commencée par NEWTON. Il montre qu'un courbe de degré n est déterminée par n(n+3)/2 points.
Son non est attaché à la formule de Stirling qu'il propose dès 1730. [Dieudo, p. 26]
STOKES Sir George Gabriel (1819-1903), Irlande.
Né à Skreen (Irlande), Stokes étudia au collège Pembroke à Cambridge. Il fut professeur de mathématiques à l'Université de Cambridge à partir de 1849 grâce notamment à ses travaux sur la mécanique des fluides. En 1851, il fut élu membre de la Royal Sociéty et en devint le secrétaire (1854-85), puis le président (1885-90).
En 1847, il introduit une notion assez proche de la convergence uniforme mais ses travaux n'ont pas l'influence de ceux de Cauchy ou de Weierstrass. Il est avant tout physicien, partisan de la nature ondulatoire de la lumière et de l'existence de l'éther.
Pendant très longtemps, les physiciens, dont Christian Huygens, ont supposé que la lumière se propageait dans un fluide : l'éther. L'éther était censé remplir l'univers.
Le nom de Stokes reste attaché au théorème de Stokes, formule permettant de passer d'une intégrale double à une simple.
STOLZ Otto (1842-1905), Autriche.
Né à Hall (Autriche), Stolz étudia les mathématiques aux Universités d'Innsbruck et de Vienne. Maître de conférences à cette dernière université, il reçut, en 1869, une bourse pour perfectionner ses études à Berlin et à Gôttingen. A partir de 1872, il fut professeur à l'Université d'Innsbruck.
STONE Marshall Harvey (New York 1903), USA.
Après ses études à l'université Harvard, Marshall Harvey Stone enseigna dans les universités de Columbia (1925-1927), Yale (1931-1933), Harvard (1927-1931, puis 1933-1946) et Chicago (depuis 1944). Il fut élu membre de la National Academy of Sciences en 1938 et président de l'American Mathematical Society (1944-1945) et de l'Union mathématique internationale (1952-1954).
Ses travaux portent sur la topologie générale, les espaces de HILBERT, l'analyse fonctionnelle et la logique.
Il introduit parallélement à SCHMIDT Erhard (1876 - 1959)
Pour étudier les espaces compacts, STONE recherche les propriétés d'approximation des fonctions réelles et il est amené à trouver une généralisation du théorème de Weierstrass (de WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897) ) (The Generalized Weierstrass Approximation Theorem, 1948).
STRINGHAM Irving(1847-1909), USA.
Irving STRINGHAM est né à Yorkshire Centre (maintenant Delavan), à New York en December 1847 et mort en Californie le 5 octobre 1909. Il est membre du College de Harvard en 1877, puis à l'universitée Johns Hopkins en 1880 avant d'entrée à celle de Leipsig (1880-1882). Il devient alors professeur de mathématiques et Chairman of the Department à Berkeley (universitée de Californie) de 1882 à 1909.
La notation ln (notation contemporaine pour le logarithme) est utilisé en 1893 par Irving STRINGHAM dans Uniplanar Algebra. (Voir histoire des symboles mathématiques)
STUDY Eduard (1862-1930), Allemagne.
Né à Cobourg (Allemagne), Study étudia aux universités de Iéna, Strasbourg, Leipzig et Munich. Il enseigna ensuite aux Universités de Leipzig (1885-88), de Marburg (1888-93) et à l'Université Johns Hopkins (aux États-Unis), puis aux Universités de Bonn (1894-97). Greifswald (1897-1904) et Bonn.
STURM Charles François (1803-1855), Suisse.
Né à Genève, Sturm fit ses études à l'Université de cette ville, puis vint à Paris en qualité de précepteur de la famille Broglie. Dès 1825, il s'y établit définitivement et enseigna à l'École polytechnique, puis, à partir de 1840, à la faculté des sciences de Paris. Sturm était membre de l'Académie des Sciences depuis 1836.
Il démontre en 1829 le célèbre théorème qui porte son nom et qui précise le nombres de racines réelles d'un polynôme comprises entre deux réels distincts.
SYLOW Peter Ludvig Mejdell (1832-1918), Norvège.
Le mathématicien norvégien Sylow est le fils d'un professeur de l'école de guerre et de l'école militaire supérieure. Né à Christiana (Oslo), il y fit ses études. En 1861, il reçut une bourse et put visiter Gôttingen et Paris. A partir de 1862, il enseigna à l'Université de Christiania, où une chaire fut créée pour lui, en 1898.
Il étudie les travaux d'ABEL et de GALOIS en théorie des groupes. Son premier mémoire en 1860 démontre qu'une partie des résultats de Kronecker sur la théorie des équations algébriques se trouve déjà dans les travaux d'ABEL, ce qui ne facilite pas ses relations avec Kronecker. Camille Jordan, très intéressé par ses travaux, l'encourage à les publiés, ce qu'il fait avec son fameux article rédigé en français, Théorèmes sur les groupes de substitutions. c'est dans ce dernier qu'apparait le fameux théorème qui porte son nom.
SYLVESTER James Joseph (1814-1897), Angleterre.
Né à Londres, Sylvester fut professeur de philosophie naturelle au collège de l'Université (1838-41). Après un séjour de quatre ans aux États-Unis, il travailla pour une compagnie d'assurances à Londres. Après des études de droit (1846-48), il fut admis au barreau. Sylvester fut professeur de mathématiques à l'Académie militaire de Woolwich (1855-70), à l'Université Johns Hopkins, à Baltimore (1876-83) et à l'Université d'Oxford. Il était membre de la Royal Society dès 1839, et fonda l'American Journal of Mathematics.
Ses premiers travaux portent sur la physique mathématique (théorie optique de FRESNEL) et sur le théorème de STURM (théorème qui précise le nombres de racines réelles d'un polynôme comprises entre deux réels distincts).
Puis, ses rencontres avec CAYLEY l'encourage à s'intéressé aux déterminants, à la théorie des invariants et à la réduction des formes quadratiques.
On lui reproche souvent des travaux pas assez rigoureux, non finis, parfois faux mais sa capacité d'abstraction est reconnu par tous.
Le terme de matrice est introduit par SYLVESTER en 1850 pour désigner un tableau rectangulaire de nombres (qu'il ne pouvait pas appeler déterminant) [Dieudo]p96.
voir matrice pour un dossier complet sur l'histoire de la notion de matrice.
Mathématiciens commençant par T
TAIT Peter Guthrie (Dalkeith, Ecosse 1831 - Edinburgh, 1901), Ecosse.
Peter TAIT est le fils de John Tait, secrétaire de Walter Francis Scott, le cinquième duc de Buccleuch. Son père meurt lorsqu'il a 6 ans et Peter, part vivre à Edimbourg avec ses deux soeurs chez son oncle John Ronaldson, un banquier d'Edimbourg.
Ce dernier fait partager à Peter son gout pour les sciences.
À l'âge de 16, en novembre 1847, Tait entre à l'université d'Edimbourg en même temps qu'un certain James Clerk Maxwell (1831 - 1879). Il y reste pendant seulement une année avant d'entrer à Peterhouse, Cambridge en 1848.
En septembre 1854 Tait devient professeur des mathématiques au Queen's College de Belfast.
Tait se lie d'amitié avec le mathématicien irlandais HAMILTON William Rowan (1805-1865). Tait avait lu les conférences de HAMILTON sur des quaternions en 1853, tandis qu'il était toujours à Cambridge. Cependant, bien que le sujet l'ait fasciné, il s'intéressait alors plus à des applications physiques des mathématiques.
Tait a commencé à correspondre à HAMILTON en août 1858 et il continuera à développer les théorie de ce dernier sur les quaternions après sa mort.
C'est lui qui développera l'utilisation de l'opérateur Nabla dans dans ses Elementary Treatise on Quaternions (1867), et Introduction to Quaternions (1873), opérateur introduit par HAMILTON. [CajoV2, p. 135]
TAKAGI Teiji (1875-1960), Japon.
Né à Gifu Prefecture (Japon), Takagi, diplômé de l'Université de Tokyo (1897), passa trois ans en Allemagne, suivant les cours de Frobenius à Berlin et ceux de Hilbert à Gôttingen. En 1900, il fut nommé à l'Université de Tokyo. Il prit sa retraite en 1936.
Il travaille sur la théorie des nombres et est un des fondateur de la théorie des corps de classe.
TARSKI, Alfred (1901-1983),USA d'origine polonaise.
Tarski est né à Varsovie, où il fit ses études et fut professeur à l'Université de 1926 à 1939; il émigra ensuite aux États-Unis, où il fut professeur à l'Université de Californie à Berkeley à partir de 1942.
TARTAGLIA Niccolo FONTANA dit (Brescia 1499 - Venise 1557), Italie.
TAUBER Alfred (Presbourg (Bratislava) (1866 - 1942), Autriche.
Mathématicien autrichien, il enseigne à l'université de Vienne à partir de 1919. Ses travaux portent sur la théorie des nombres, l'étude des fonctions et des série. Son nom reste lié à un théorème de convergence d'une série sur le cercle de convergence, le théorème de Tauber.
TAYLOR Brook (1685-1731), Angleterre.
Taylor est né à Edmonton (Angleterre) et étudia les mathématiques au collège Saint John à Cambridge. En 1712, B. Taylor fut élu membre de la Royal Society de Londres et, de 1714 à 1718, il était son secrétaire.
En 1755, il énonce la formule qui porte son nom, sans reste et sans se préoccuper des problèmes de convergence. Il l'utilise pour trouver des solutions approchée d'une équation f(x) = 0, en ne conservant que des termes inférieurs ou égaux à 2.
Il étudie aussi les problèmes de perspectives dans Linear Prospect (1715), et certains de ses travaux furent appliquées dans l'étude des photos aériennes.
TCHEBICHEV Pafnuty Lvovich (1821-1894), Russie.
Né à Okatovo (Russie), Tchebichev vint à l'âge de onze ans à Moscou et y fit ses études universitaires. En 1846, il passe sa thèse sur la théorie des probabilités. Il accepta, en 1847, une place d'assistant à l'Université de Saint-Pétersbourg et devint professeur en 1857 sans manifester ni goût, ni talent pour l'enseignement. Il voyage beaucoup, notamment à Paris et rencontres nombre de mathématiciens.
Il prit sa retraite en 1882. Tchebichev fit partie, dès 1853, de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg.
Ses travaux sur la théorie des nombres sont d'une qualité exceptionnelle. TCHEBICHEV est le premier proposer en 1849, des avancées significatives dans l'étude de la fonction \(\pi\), où \(\pi(x)\) désigne le nombre de nombres premiers inférieurs ou égaux à \(x\).
Il montre que le rapport $$\dfrac{\pi(x)\ln x}{x}$$ admet une limite quand \(x\to +\infty\).
Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.
TCHEBOTAREV Nikolai Grigorievich (1894-1947)
Né à Kamenets-Podolsk, Tchebotarev étudia les mathématiques à l'Université de Kiev. Il enseigna ensuite à Odessa (1921-27) puis à l'Université de Kazan (1928-47).
THÉÉTÈTE d'Athènes (vers 415 av. J.-C. - vers 369 av. J.-C), Grèce.
Le mathématicien grec THÉÉTÈTE fut un élève de THEODORE de Cyrène. Sa sagacité intellectuelle est affirmée par le philosophe PLATON (Athènes, 427 av. J.-C. - 348 av. J.-C.) qui le dit particulièrement doué pour les sciences.
Il meurt de dysenterie, maladie infectieuse grave, aiguë ou chronique du côlon chez l'Homme, après avoir combatu pour Athène.
Ses écrits ne nous sont pas parvenus, mais les historiens s'accordent à voir en lui l'inspirateur du livre 10 des É léments d'EUCLIDE (3ème siècle av. J.-C.) qui traite des irrationnels, ainsi que du livre 13 sur les polyèdres.
THÉÉTÈTE cherche à développer une théorie des irrationnels, c'est à dire pour nous, des nombres qui ne peuvent s'écrire sous la forme d'une fraction. Pour les anciens, un irrationnel est un rapport de segments incommensurables , chaque nombre devant être asocié à une entité géométrique.
Il semble avoir découvert l'octaèdre et l'isocaèdre régulier, deux des solides dit platoniciens.
THALÈS de Milet (Milet env. 625 av. JC - 547 av. JC), Grèce.
[...]
THUE Axel (1863-1922), Norvège.
Né à Tonsberg (Norwège), Thue fit ses études de mathématiques à l'Université d'Oslo ainsi qu'à celle de Leipzig. Il fut professeur de mathématiques appliquées à Oslo, de 1903 à 1922. .
TIETZE Heinrich Franz Friedrich (1880-1964), Autriche.
Né à Schleinz (Autriche), Tietze fit ses études universitaires à Vienne, Munich et Gôttingen. En 1904, il soutint sa thèse à Vienne et y commença sa carrière académique. Il fut professeur de mathématiques à l'École polytechnique de Brno (1910-1919), à l'Université d'Erlangen (1919-25) et à l'Université de Munich.
TOEPLITZ Otto (1881-1940), Allemagne.
Toeplitz étudia à l'université de sa ville natale, Breslau; il alla ensuite à Gôttingen jusqu'à ce qu'en 1913 il fût nommé à l'Université de Kiel. En 1928, il accepta une chaire à Bonn, mais, en 1933, il fut exclu de l'université par le régime national-socialiste. En 1938, il s'établit à Jérusalem, où il fut l'administrateur de l'Université hébraïque.
Ses travaux portent sur les équations intégrales et l'algèbree linéaire et multilinéaire.
TOEPLITZ Otto (1881-1940) montra que les démonstrations des principaux théorèmes relatifs aux espaces vectoriels peuvent se faire sans avoir recourt aux déterminants. On pourra ainsi étendre l'algèbre linéaire à un corps commutatif quelconque. [Gueridon, p. 106]
TORRICELLI Evangelista (1608-1647), Italie.
Torricelli étudia les mathématiques et la philosophie à l'école jésuite de Faenza (Italie), sa ville natale, puis fut envoyé à Rome pour suivre les cours de B. Castelli, ancien élève de Galilée. Il fut le secrétaire et l'assistant de Galilée durant les trois dernier mois de la vie de l'astronome (1642), puis lui succéda au poste de professeur de mathématiques à l'Académie de Florence.
TSCHIRNHAUS Ehrenfried Walter (1651-1708), Allemagne.
Né à Kieslingswalde (Allemagne), Tschirnhaus fit ses études à l'Université de Leyde (1668-75). En 1675, il visita Londres et Paris. Il accompagna le comte Nimpsch de Silésie dans un voyage vers le Sud de la France et l'Italie (1676-79). Il s'établit ensuite dans la propriété qu'il avait héritée de son père et continua ses recherches mathématiques. En 1682, il devint membre de l'Académie des sciences de Paris.
TURING Alan Mathison (1912-1954), Angleterre.
Né à Londres, Turing fit ses études au King's College à Cambridge, puis poursuivit ses recherches à Princeton (1936-38) et à Cambridge (1938-40). De 1945 à 1948, il travailla au Laboratoire national de physique et, à partir de 1948, il enseigna les mathématiques à l'Université de Manchesster. Turing était membre de la Royal Society.
Mathématiciens commençant par U
URYSOHN Pavel Samuilovich (1898-1924), Russie.
Né à Odessa (Russie), Urysohn étudia les mathématiques à l'Université de Moscou et y enseigna à partir de 1921. Il se noya à 26 ans, à Batz (France) alors qu'il y passait des vacances. On lui doit une définition d'un espace topologique.
Mathématiciens commençant par V
VANDERMONDE Alexandre Théophile (1735-1796), France.
Né à Paris, Vandermonde fut, dès 1771, membre de l'Académie des sciences. Révolutionnaire ardent, ami de Monge, il fit partie de la Commune de Paris et du club des Jacobins. En 1782, il était directeur du Conservatoire des arts et métiers et, en 1792, chef du bureau de l'habillement des armées.
Ses premiers travaux, Mémoire sur la résolution des équations (1771), portent sur les fonctions symétriques et la solution des polynômes cyclotomiques. Avec ses Remarques sur des problèmes de situation (1771), il étudie le problème du cavalier. Son Mémoire sur des irrationnelles de différens ordres avec une application au cercle (1772) porte sur la combinatoire, et son Mémoire sur l'élimination (1772) sur les fondations de la théorie des déterminants.En 1771, il devient membre de l'Académie des sciences. En janvier 1792, il devient membre de la Société patriotique du Luxembourg, créée par Jean-Nicolas Pache, avec Gaspard Monge, Jean Henri Hassenfratz et Jean-Baptiste Marie Meusnier de la Place.
Son nom reste attaché au fameux déterminant de Vandermonde, mais celui-ci n'apparaît pas explicitement dans les différentes publications du mathématicien.
Il est le premier à étudier les déterminants pour eux-même, et non pas pour l'unique usage qu'on leur destine à l'époque, la résolution de systèmes. Il donne la règle de calcul par le développement des mineurs d'ordre 2 et leurs complémentaires (qui sera généralisée par LAPLACE).
Il démontre en 1771 que toute fonction symétrique des racines d'un polynôme scindé peut s'écrire à l'aide des coefficients.
La même année il affirme que l'équation xp = 1 (où p est premier) est résoluble par radicaux et le démontre jusquà p = 11, mais c'est GAUSS (1777-1855) qui démontrera complètement ce théorème.
VAN DER POL Balthasar (1889-1959)
Né à Utrecht, van der Pol fut étudiant à Utrecht, puis continua ses études à Londres et à Cambridge où il travailla avec J. J. Thompson. De 1919 à 1922, il travailla dans un laboratoire de physique à Haarlem, puis, de 1922 à 1925, au laboratoire de la firme Philips à Eindhoven et devint directeur de la radio.
VEBLEN Oswald (1880-1960), USA.
Né à Decorah (U.S.A.), fils d'un professeur de physique à l'Université de Iowa, Veblen étudia à Iowa, Harvard et Chicago, puis enseigna à l'Université de Princeton (1905-1932) et à l'Institute for Advanced Study (1932-50).
Il se spécialise en topologie et en géométrie projective et différentielle.
VERONESE Giuseppe (1854-1917), Italie.
Né à Chioggia (Italie), Veronese fit ses études à l'École polytechnique de Zürich, à l'Université de Rome, où à partir de 1876 il fut assistant, et à Leipzig (1880-81). Il fut alors nommé professeur à l'Université de Padoue. Il était membre de l'Accademia Nazionale dei Lincei et d'autres académies italiennes.
VIÈTE François (1540-1603), France.
VILLAT Henri René Pierre (1879-1972), France.
Né à Paris, H. Villat fut étudiant à l'École normale supérieure. Après avoir enseigné aux Uniiversités de Caen (1906-11) et de Montpellier (1911-19), il devint professeur de mécanique rationnelle à Strasbourg (1919-27) et finalement professeur de mécanique des fluides!t la Sorbonne.
VOLTERRA Vito (1860-1940), Italie.
Né à Ancône (Italie), Volterra passa une grande partie de sa jeunesse à Florence. Sans moyens, il fut nommé assistant à l'Université de Florence avant d'y être inscrit. En 1880, il étudia mathématiques et physique à Pise. Il les enseigna ensuite aux Universités de Pise (1883-92), de Turin (1892-1900) et de Rome (1900-31). Volterra combattit la montée du fascisme en Italie dès 1922 et, en 1931, il fut exclu de l'Université. Il était président de l'Accademia dei Lince.
Ses travaux portent sur l'analyse fonctionnelle (il en est l'un des fondateurs) et sur les équations différentielles.
Il est considéré comme le fondateur de la théorie des équations intégrales qu'il développe de 1884 à 1897.
VON KOCH Helge (1870-1924), Suède.
Né à Stockholm (Suède), von Koch passa son doctorat en mathématiques, en 1892, à l'Université d'Upsal. A partir de 1911, il fut professeur à l'Université de Stockholm.
VON NEUMANN Johann (1903-1957), Hongrie.
Né à Budapest (Hongrie), von Neumann fut formé en mathématiques par des professeurs privés. Il enseigna à Berlin (1927-29), à Hambourg (1929-30) et à Princeton (193a-33). Il se joignit alors au nouvel "Institute for Advanced Study". Il participa à de nombreux projets scientifiques relatifs à l'effort de guerre, comme la construction de la bombe atomique. En 1954, il devint membre de la Commission à l'énergie atomique.
VON STAUDT Karl Georg Christian (1798-1867), Allemagne.
V
Né à Rothenburg-ob-der-Tauber (Allemagne), von Staudt fut l'élève de GAUSS (1777-1855) à Gottingen, puis étudia à Erlangen et à Munich. Après avoir enseigné à Würzburg et à Nuremberg, von Staudt fut nommé, en 1835, professeur de mathématiques à l'Université d'Erlangen.
Mathématiciens commençant par W
WALLIS John (1616-1703), Angleterre.
Né à Ashford (Angleterre), J. Wallis entra, en 1632, au collège Emmanuel de Cambridge. Ordonné prêtre, en 1640, il gagna sa vie comme aumônier privé à Londres, puis, en 1644, devint membre du Queen's College à Cambridge. Il fut professeur de géométrie à Oxford, de 1649 à sa mort. En 1657-58, il fut élu Custos archivarum à la même université.
Les fractions continues (ou continuées) sont étudiées tout d'abord par BROUNCKER William (1620-1684) qui correspond avec WALLIS John (1616-1703, Angleterre) dès 1655, il lui expose une expression de pi. EULER Leonhard (1707 - 1783) développe une théorie générale de cette notion. [Dieudo, p. 30]
Ce symbole \(\infty\) est proposé par John Wallis (1616-1703) en 1655 dans De sectionibus conicis. (Voir histoire des symboles mathématiques)
WANTZEL Pierre Laurent (1814 - 1848), France.
Le mathématicien français Pierre WANTZEL est fils d'un ancien militaire, professeur de mathématiques appliquées à l'École de Commerce.
Pierre Wantzel fait ses études au collège d'Écouen puis passe un an à l'École des arts et métiers de Châlons et entre en 1828 au collège Charlemagne.
En 1829, il publie dans la seconde édition du Traité d'arithmétique la preuve d'une méthode de recherche de racine carrée. Reçu à l'École polytechnique, il intègre ensuite l'École des ponts et chaussées en 1834. Ses travaux portent alors principalemment sur l'algèbre et sur les problèmes de constructibilité et de résolubilité par radicaux.
En 1837, encore élève ingénieur, il publie dans le Journal des mathématiques pures et appliquées un article intitulé Recherches sur les moyens de reconnaître si un problème peut se résoudre avec la règle et le compas.
Il y expose un critère de non-constructibilité à la règle et au compas appelé théorème de Wantzel, et termine la démonstration initiée par GAUSS (1777-1855) sur les polygones constructibles (théorème de Gauss-Wantzel).
WARING Edward (1736-1798), Angleterre.
Né à Shrewsbury (Angleterre), Waring fit ses études mathématiques au Magdalen College à Cambridge. A partir de 1760, il fut professeur de mathématiques à Cambridge. Il était membre de la Royal Society, depuis 1763.
Ses travaux portent sur l'algèbre, les courbes algébriques, la théorie des nombres et les convergences de séries.
En 1776, il introduit ce qu'on appelle maintenant le critère de Cauchy.
Il démontre la convergence de la série \(\sum_{n=1}^{+\infty} \frac{1}{n^a}\) pour \(a > 1\) et sa divergence pour \(a < 1\).
$$
\sum_{n=1}^{+\infty} \frac{1}{n^a}
\quad \text{converge pour } a>1
\quad \text{et diverge pour } a<1.
$$
Waring conjecture que pour tout entier n ≥ 2, il existe un entier naturel r (indépendant de n), tel que tout entier naturel est la somme d'au plus r puissance n-ième d'entiers naturels. Ce résultat est démontré en 1909 par David HILBERT.
WARING reprend la conjecture de GOLDBACH (Tout nombre entier pair est la somme de deux nombres premiers ) en 1770 dans Meditationes algebraicae, en y ajoutant que tout nombre impair est la somme de trois nombres premiers. Ces problèmes demeurent encore non démontrés.
WEBER Heinrich (1842-1913), Allemagne.
H. Weber étudia à l'Université de Heidelberg, sa ville natale, à l'exception d'une année à Leipzig. Après un passage à Konigsberg, il enseigna à l'Université de Heidelberg, à l'École polytechnique de Zürich, l'Université de Konigsberg, l'École polytechnique de Charlottenburg et aux Universités de Marburg, Gôttingen et Strasbourg. Il était cofondateur de la Deutsche Mathematiker Vereinigung et éditeur des Mathematische Annalen.
En 1898, WEBERT donne ("enfin") au terme corps (commutatif) le même sens général qu'aujourd'hui et il considère alors que les "imaginaires de GALOIS" forment un corps fini. Notons que c'est l'allemand DIRICHLET Gustav Peter Lejeune (1805-1859), dans le Xe supplément aux Leçons de Théorie des nombres (1871), qui introduit les notion de corps et de module, dans le sens que nous donnons actuellement à un sous-corps et à un sous-Z-module. [Dieudo, p. 110]
WEDDERBURN Joseph Henry Maclagan (1882-1948), USA.
Né à Forfar (Ecosse), Wedderbum, diplômé de l'Université d'Edimbourg, part en 1903 pour Leipzig et Berlin avant de s'installer à Chicago aux Etats-Unis. De 1905 à 1909, il enseigne à l'Université d'Edimbourg, puis enseigne jusqu'à sa retraite, en 1945, à l'Université de Princeton. Il est éditeur des Annals of Mathematics de 1912 à 1928.
Spécialisé dans la théorie des corps et des algèbres, il prpose (avec DICKSON) les premiers exemles de corps non commutatifs.
Son nom est attaché au théorème qui précise que tout corps fini est commutatif, le théorème de WEDDERBURN.
WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897), Allemagne.
Né à Ostenfelde (Allemagne), Weierstrass s'inscrivit, en 1834, à l'Université de Bonn, mais la quitta après huit semestres sans avoir passé les examens. Il les passa, en 1841, à Münster et enseigna ensuite dans plusieurs lycées. En 1854, il obtint un doctorat honoraire de l'Université de Kônigsberg et, en 1856, il fut nommé professeur à l'Institut industriel à Berlin. Professeur associé à l'Université de Berlin depuis 1856, il y occupa une chaire en 1864 et y met en pratique ses talents de pédagogue reconnus par tous. Weierstrass était membre de l'Académie des sciences de Berlin depuis 1856.
Notons que Weierstrass publie peu et que ses résultats pourtant fondamentaux ne sont souvent connus que gr^ce au cours de ses élèves (LINDEMANN (1852-1939) et HEINE Heinrich Eduard (1821-1881) par exemple).
Les premiers travaux de Weierstrass portent sur les intégrales elliptiques et les fonctions abéliennes. Il étudie les nombres réels et en élabore en 1863 une construction qu'il publie dans un article de 1872.
A l'aide de séries entières et de produits infinis, il construit de nouvelles fonctions réelles.
C'est lui qui introduit le premier la notion de convergence uniforme, mais son écrit de 1842 ne sera publié qu'en 1894. C'est pour cela qu'on attribue souvent cette découverte au mathématicien allemand SEIDEL Philipp Ludwig von (1821-1896) ou à l'irlandais STOKES Sir George Gabriel (1819-1903) ( voir voir l'approche historique de la convergence uniforme).
En 1885, il publie le fameux théorème dit "théorème de Weierstrass". Ce théorème d'approximation polynômiale uniforme pour une fonction numérique continue sur un segment; théorème sera généralisé en 1937 par l'américain STONE Marshall Harvey (New York 1903).
En algèbre linéaire, il est le premier à définir le déterminant d'une matrice comme un polynôme homogène linéaire par rapport à chaque ligne et chaque colonne, qui change de signe lorsqu'on permute 2 colonnes et qui vaut 1 pour l'identité.
On le surnomme le père de l'analyse moderne car il propose des démonstrations d'une rigueur alors inégalée notamment à l'aide des epsilon.
Vers 1860, Weierstrass donne la définition de la notion de point d'accumulation.
Il démontre que: tout ensemble de nombres réels infini borné admet au moins un point d'accumulation.
Ce résultat était auparavant admis. [Gour1, p. 8]
WEIL André (Paris 1906 - Princeton 1998), France.
Le mathématicien français André WEIL entre à 16 ans à l'école normale supérieur d'où il sort en 1928. Il enseigne dans les universités de Strasbourg, Chicago et Sao Paulo.
A partir de 1958, il travaille à l'Institut des études avancées de Princeton.
Il est l'un des membres fondateur du groupe BOURBAKI. Sesv travaux portent sur la géométrie algébrique, la topologie et la théorie algébrique des nombres.
Il introduit la notion d'espace uniforme et propose des travaux importants sur les groupes topologiques.
On le considère (avec PONTRIAGINE et GELFAND) comme le fondateur de l'analyse harmonique.
Il se dit responsable de l'introduction du symbole \(\varnothing\) pour désigner l'ensemble vide. Symbole qui apparaît pour la première fois dans un ouvrage du groupe BOURBAKI : Éléments de mathématique Fasc.1: Les structures fondamentales de l'analyse; Liv.1: Theorie des ensembles. (Fascicule de resultants) (1939). (voir histoire des symboles mathématiques)
WEINGARTEN Julius (1836-1910)
Weingarten étudia les mathématiques et la physique à l'Université de Berlin, sa ville natale. Après avoir enseigné dans diverses écoles berlinoises (1858-1864), il enseigna à la Bauakademie, puis à la nouvelle Ecole polytechnique de Berlin. Pour raisons de santé il s'établit, en 1902, à Freiiburg et y enseigna jusqu'en 1908 comme professeur honoraire.
WESSEL Caspar (1745-1818)
Né à Vestby (Norvège), Wessel passa une année à l'Université de Copenhague (1763) et commença ensuite son travail d'arpenteur et de cartographe au Danemark. En 1798, il devint directeur du service du levé des plans.
WEYL Hermann (1885-1955)
Né à Elmshorn (Allemagne), Weyl étudia à l'Université de Gôttingen, à l'exception d'une année à Munich. Il enseigna à Gôttingen jusqu'en 1913, date de sa nomination à l'Université de Zürich. En 1930, il accepta une chaire à Gôttingen, mais refusa, en 1933, de rester en Allemagne nazie et accepta un poste à l'Institute for Advanced Study à Princeton. .
WHITEHEAD Alfred North (1861-1947)
Né à Ramsgate (Angleterre), Whitehead passa les années 1880-1910 au collège de la Trinité à Cambridge, étudiant, puis enseignant. En 1910, il s'établit à Londres, détenant divers postes au Collège de l'Université et étant professeur à 1"'Imperial College of Science and Technology." En 1924, Whitehead devint professeur de philosophie à l'Université de Harvard et prit sa retraite en 1937. Il était membre de la Royal Society et de la British Academy.
WHITEHEAD John Henry Constantine (1904-1960)
J. H. C. Whitehead est né aux Indes, fils de l'évêque de Madras et neveu de A. N. Whitehead. Envoyé en Angleterre à l'âge de deux ans, il fut éduqué à Eton et au collège Balliol à Oxford. Après avoir travaillé, de 1929 à 1932, à l'Université de Princeton, il enseigna, de 1933 à 1960, à l'Université d'Oxford, à l'exception des années de guerre 1941-45, où il travailla à l'Amirauté et au Foreign office. Whitehead fut membre de la Royal Sociêty (à partir de 1944) et président de la London Mathematical Society (1953-55).
WIENER Norbert (1894-1964)
Né à Columbia (Missouri), Wiener étudia d'abord la zoologie à Harvard, puis la philosophie à Cornell. En voyage en Europe, il étudia avec Russell à Çambridge. De retour aux États-Unis, Wiener essaya, de 1915 à 1919, d'enseigner la philosophie et les mathématiques, jusqu'à ce qu'il obtînt un poste au département de mathématiques au M.LT. Il y resta jusqu'à sa retraite.
WREN Christopher (1632-1723)
Né à East Knoyle (Angleterre), Wren fit des études au collège Wadham à Oxford (1649-54). Il fut professeur d'astronomie au collège Gresham (1657-61), puis à l'Université d'Oxford (1661-73). Architecte, il reconstruisit, après le grand incendie de Londres, une cinquantaine d'églises, dont Saint-Paul (1675-1710). De 1669 à 1718, il fut chef des travaux de Charles II. Il a joué un rôle prépondérant dans la formation de la Royal Society en 1662.
WRONSKI Hoëné, Jozef Maria ( 1776 - Neuilly,France 1853), Pologne puis France.
Né à Poznan, en Pologne, Wronski participa, de 1791 à 1794, comme officier d'artillerie, à la lutte pour l'indépendance de la Pologne, et fut fait prisonnier dans la bataille de Maciejowice. Libéré en 1798, il alla d'abord en Allemagne, y étudia le droit, la philosophie et les mathématiques, puis s'établit définitivement en France pour se consacrer à la recherche scientifique. Il se fait naturaliser sous de Directoire.
Bien que brillante, son oeuvre mathématique reste trop empreinte de métaphysique. WRONSKI se prend pour un prophète en quête d'absolu.
Il semble même que BALZAC (1799 - 1850) s'inspire de sa personnalité controversée pour quelques uns de ses personnages (Comte Balthazar van CLAES-MOLINA , Wierzchownia, dans La comédie humaine).
Dans un cours publié en 1812, apparait le determinant fonctionnel qui porte son nom, le Wronskien.
Mathématiciens commençant par X
XIAN Jia, Chine.
La biographie complète est disponible dans les articles Math93 consacrés aux mathématiciens.
Mathématiciens commençant par Y
YOUNG William Henry (Londres 1863 - Lausane (Suisse) 1943), Angleterre.
Le mathématicien britannique, William Henry Young était le fils aîné d'un épicier baptiste. L'Église baptiste est une Église protestante issue de la Réforme fondée au XVIIe siècle par le pasteur anglais John Smyth et dont les membres se caractérisent par leur attachement à la lettre de la Bible.
Il entre à l'université de Cambridge en 1881, et y montre rapidement des aptitudes certaines en mathématiques. Il se convertit à l'Église anglicane et se consacre à la théologie tout en gagnant sa vie en donnant des cours particuliers de mathématiques aux étudiants de Cambridge. En 1896, il épouse une de ses anciennes élèves Grace Emily Chisholm.
Young s'intéresse peu à la recherche mathématique avant 1892.
Les Young voyagent, à Göttingen tout d'abord, puis ils restent une année en Italie, avant de s'installer à Göttingen de 1899 à 1908.
Ils partagent ensuite leur vie entre Genève et Cambridge et élèvent leurs six enfants. Ils écrivent conjointement deux livres sur la géométrie élémentaire et les ensembles de points. En 1913, Young obtient des ceux chaires de mathématiques, l'une à l'université de Calcutta et l'autre à Liverpool, mais son domicile principal reste à Genève.
En 1915, il s'installe définitivement à Lausanne et est nommé professeur de mathématiques à l'University College of Wales, à Aberystwyth au pays de Galles où il enseigne de 1919 à 1923.
Ses travaux portent sur les fonctions à plusieurs variables complexes dont il expose la théorie dans son traité Les Propriétés fondamentales du calcul différentiel, publié en 1910. Il étudie aussi les séries de Fourier et plus généralement des séries orthogonales.
Il propose une théorie de la mesure et de l'intégration équivalente à celle du mathématicien français LEBESGUE Henri (Beauvais 1875 - Paris 1941).
Young est lauréat en 1917 de la médaille De Morgan de la Société mathématique de Londres et en 1928 de la médaille Sylvester de la Royal Society.
Son nom reste attaché à la formule de TAYLOR (de TAYLOR Brook (1685-1731)) avec reste de YOUNG qui est en fait démontrée avant lui par le mathématicien italien PEANO Giuseppe (1858-1932).
Mathématiciens commençant par Z
ZHU Shijie (朱世杰) (1270 - 1330), Chine.
Il est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens chinois.
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Sources et références utilisées
Les références ci-dessous reprennent le format bibliographique utilisé sur Math93 : auteur, titre, éditeur ou organisme, lieu, année, et date de consultation pour les ressources en ligne.
- [Dieudo] : DIEUDONNÉ Jean, Abrégé d'histoire des mathématiques, Hermann Éditeurs, Paris, nouvelle édition 1986.
- [Gour1] : GOURDON Xavier, Les maths en tête - Analyse, Ellipses, Paris, 1994.
- [Gueridon] : GUÉRIDON Jean, Guide d'histoire des mathématiques, Ellipses, Paris, 2002.
- [DaDaPe] : DADOUN Robert, DARMON Jean-Charles, PÉRILLIÉ Patrick, Histoire des mathématiques, repères et textes, Math93.
- [HaSu] : HAUCHECORNE Bertrand, SURATTEAU Daniel, Des mathématiciens de A à Z, Ellipses, Paris, 1996.
- [Cajo] : CAJORI Florian, A History of Mathematical Notations, Open Court, Chicago, 1928-1929.
- [CajoV2] : CAJORI Florian, A History of Mathematical Notations, Volume 2, Open Court, Chicago, 1929.
