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Les Mathématiciens.


A.

ABEL Niels Henrik (Finnöy 1802 - Christiana (Oslo) 1829), Norvège. 
[...] 

ACKERMANN Wilhelm (1896 - 1962), Allemagne.
[...] 

ALEMBERT Jean Le Rond D' (Paris 1717 - Paris 1783), France.
[...]  

AL-HASSAR Abu Bakr Autour du 12ème siècle, Maroc.
Al-Hassar ou Abou Bakr Muhammad ibn Abdallah ibn al-Hassar Ayyash était un mathématicien marocain, du 12ème siècle.
[...]

ALEXANDER James Waddell (1888-1971), Angleterre.
Né à Sea Bright (New Jersey). Il fut professeur, de 1928 à 1933, à l'Université de Princeton et, à partir de 1933, à l'Institute for advanced study à Princeton.

Il est l'un des fondateur de la théorie algébrique. Ses travaux portent principalement sur les propriétés topologiques des figures géométriques et à leur invariance par certaines transformations. Il propose alors des résultats importants sur les nombres de BETTI (du nom du mathématicien italien Enrico BETTI (Pistoie 1823 - Pise 1892) qui permettent de décrire la complexité d'une figure en dimension n.

AMPÈRE André-Marie (1775-1836)
Né à Lyon, y enseigna les mathématiques au début de sa carrière. En 1802, il devint professeur à l'école centrale de Bourg-en-Bresse, en 1803, répétiteur à l'École polytechnique, en 1824, professeur de physique expérimentale au Collège de France. Membre de l'Institut Impérial depuis 1814.

ANTOINE Louis-Auguste (1888-1971), France.
Né à Mirecourt (Vosges), Antoine entra, en 1909, à l'École normale supérieure. Agrégé, en 1912, il enseigna au lycée de Dijon jusqu'à ce qu'en 1914, il fût mobilisé. Blessé au visage, il devint aveugle. Après la guerre, il adapta l'écriture Braille aux notations mathématiques et soutint une thèse, en 1921, l'Université de Strasbourg, où il enseigna. Puis Antoine devint professeur à la Faculté des sciences de Rennes (1923-1957). [In]

APOLLONIUS (Perge 262 - Alexandrie 190 env.), Grèce.
On dit qu'Apollonius est né à Perga, petit ville grecque d'Asie mineure. On connaît peu de chose de sa vie. Il vécu à Alexandrie et a visité Pergame et Ephèse. Bien qu'astronome,Apollonius est célèbre pour son fameux traité en huit volumes sur les sections de coniques. les 4 premiers sont en grecs, les 3 suivant nous sont parvenus par des traductions arabes, et le dernier est perdu.
Il est surnommé : Le Grand Géomètre.
Ses travaux portent donc sur les coniques. Avant lui, on les définit par intersection d'un cône et d'un plan (d'où leur nom), plan qui est perpendiculaire à la directrice. Lui obtient toutes les coniques en considérant des cônes (simple et double) et en faisant varier la direction du plan d'intersection.
Ses travaux nous sont connus grâce aux références qu'en fait PAPPUS (4ème siècle après J.C.).

APPELL Paul Emile (1855-1930), France.
Alsacien, il s'inscrivit à l'Université de Nancy et se fit naturaliser français en 1872. Ancien élève de l'École normale supérieure, ami de Poincaré, il enseigna la mécanique à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des Sciences en 1892.

ARBOGAST Louis François Antoine (Mutzig, Alsace 1759 - Strasbourg 1803), France.
ARBOGAST est un mathématicien français qui fut professeur de mathématiques au collège de Colmar et pris part à une compétition mathématique lancée par l'Académie de Saint-Pétersbourg. 
Cela lui apporta la célébrité et une place importante dans l'histoire du développement du calcul. Il prolonge les travaux d'EULER concernant les fonctions arbitraires introduites par intégration, prétendant que non seulement les fonctions pouvaient être discontinues dans le sens limité d'Euler, mais discontinues dans un sens plus général qu'il définit comme permettant à des fonctions d'être des portions de différentes courbes.
Sa notion de fonction discontinue devint importante dans l'approche analytique plus rigoureuse de Cauchy. 
En plus de son poste de mathématiques, il était professeur de physique au Collège Royal de Strasbourg. En 1794 il devint Professeur de Calcul a l'École Centrale (qui allait bientôt devenir l'École polytechnique) mais il enseigna à l'École Préparatoire. 
On lui doit le concept général de factorielle en tant que produit d'un nombre fini de termes en progression arithmétique et une notation de calcul des dérivées, Dxy.

ARCHIMÈDE (Syracuse env. 287 av. JC - 212 av. J.-C.), Grèce.
[...] 

ARGAND Jean-Robert (Genève 1768 - Paris 1822), Suisse.
Il introduit en 1806 la représentation plane des nombres complexes - faite avant lui par Wessel (1745 - 1818).
On lui doit le terme module d'un nombre complexe.
[...] 

ARTIN Emil (1898-1962), Autriche.
Né à Vienne, Artin fit ses études aux universités de Vienne, Leipzig et Gôttingen et fut professeur à l'Université de Hambourg. De 1937 à 1958, il vécut aux États-Unis et enseigna à l'Université de Notre-Dame, à l'Université d'Indiana et à Princeton. Il retourna ensuite à Hambourg.

ARZELÀ Cesare (1847-1912), Italie.
Né à S. Stefano di Magna (Italie), Arzelà étudia les mathématiques et la physique à l'Université de Pise et les enseigna, de 1870 à 1878, aux lycées de Macerata, Sienne, Savone, Côme et Florence. Il fut ensuite professeur aux Universités de Palerme (1878-80) et de Bologne.

ASCOLI Giulio (1843-1896), Italie. 
Ascoli est né à Trieste, en Italie. A partir de 1874, il fut professeur de mathématiques à l'Institut technique de Milan, et, à partir de 1879, professeur à l'École polytechnique.

AURILLAC Gerbert D' ou SYLVESTRE II (Auvergne, vers 938 – Rome, 12 mai 1003), France.
Pape sous le nom de Sylvestre II (de 999 à 1003), philosophe et mathématicien, Gerbert d'AURILLAC est fils de serf.
[...]


B.


BABBAGE Charles (1792-1871), Angleterre.
Né à Teignmouth, en Angleterre, Babbage étudia à l'Université de Cambridge et y fut élu professeur, en 1827. Il garda sa chaire pendant douze ans sans jamais enseigner. Très actif, il fonda, en 1820, l'Astronomical Society, en 1831, la British Association et, en 1834, la Statistical Society of London. Babbage était membre de la Royal Society depuis 1816.

BACHET de Méziriac, Claude Gaspar (1581-1638), France.
Né à Bourg-en-Bresse dans une famille noble, Bachet fut éduqué par les Jésuites. Il fit probablement des études supérieures à Padoue et enseigna peut-être dans des écoles jésuites de Côme ou de Milan. Il passa quelques années à Rome et à Paris, où il fut élu, en 1635, membre de l'Académie française nouvellement fondée.

BAIRE René Louis (1874-1932), France.
Né à Paris, R. Baire fut élève de l'École normale supérieure et commença une carrière d'enseignant aux lycées de Troyes, Bar-le-Duc et Nancy. En 1902, il enseigne à l'Université de Montpellier et en 1905, à Dijon; mais malade depuis l'adolescence, il dut, en 1914, renoncer à toute recherche et à tout enseignement. Il se retira au bord du lac Léman et mourut à Chambéry.
Ses travaux concernent les nombres irrationnels et les fonctions de variables réels. Il introduit la théorie de CANTOR dans ces domaines et parvient en 1899 à énoncer et démontrer le théorème qui porte son nom (théorème de Baire). Notons toutefois que le mathématicien américain OSGOOD William Fogg (1864-1943) démontre parallèlement ce théorème en 1898.

BAKER Alan (Londres 1939), Angleterre.
Professeur à Cambridge, ce mathématicien se spécialise dans l'étude des nombres transcendants dont il donne de nombreux exemples.
Il prouve que si a0, a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls, alors le nombre ea0.a1b1...anbn est transcendant.

Il démontre en 1966 la conjecture de Gelfond : si a0, a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls tels que ln(a1),..ln(an) soit linéairement indépendants sur le corps des rationnels, alors la sommes b1.ln(a1)+..+bn.ln(an) est non nulle.

BAKER obtient la médaille Fields en 1970.

BANACH Stefan (1892-1945), Pologne.
Né à Cracovie, en Pologne, on ne sait rien de sa petite enfance. Abandonné à sa naissance, on ignore le nom de sa mère et d'après le mathématicien Steinhaus, son père s'appellerait Greczec. Le nom de Banach viendrait de celui d'une servante de la famille ou d'une blanchisseuse.
Banach fit des études à l'Institut polytechnique de Lvov (Ukraine), et y devint professeur, en 1927. Il fut élu membre correspondant de l'Académie polonaise des sciences et des arts (1924) et membre de l'Académie ukrainienne des sciences (1941). Lorsque la ville est occupée par les allemands en 1941, on le place à l'institut bactériologique, à la culture des poux ! la guerre terminée, il trouve un poste à l'université de Cracovie et y meurt d'un cancer du poumon avant d'entre en fonction.
Il est un des fondateurs de l'analyse fonctionnelle. Il introduit en 1920 la notion d'espace vectoriel normé ainsi que la notion d'opérateurs continus (c'est à dire une application entre deux espaces topologiques). [HaSu]

BARROW Isaac (1630-1677), Angleterre.
Né à Londres, Barrow fut éduqué au collège de la Trinité à Cambridge. Après avoir fait de longs voyages en' Europe, il se fit ordonner ministre anglican et détint plusieurs postes d'enseignant. En 1663, il devint professeur de mathématiques à l'Université de Cambridge et, cinq ans plus tard, il démissionna en faveur de Newton. Barrow devint chapelain royal à Londres, en 1669, mais quatre ans plus tard, il revint à Cambridge comme maître du collège de la Trinité. Il était membre de la Royal Society depuis 1662. 
Doué de talents multiples, il est considéré comme l'un des meilleurs mathématiciens de son époque, l'un des grands théologiens anglais et l'un des meilleurs hellénistes de son siècle. 
Son oeuvre mathématique préfigure celle de Newton. Dans sa Méthodes des tangentes, il introduit le triangle différentiel qui préfigure une approche géométrique de la notion de dérivée. [HaSu]

BAYES Thomas (Londres 1702 - Tunbridge Wells 1761), Angleterre.
Prêtre et théologien ne dépendant pas de l'Eglise anglicane (non conformiste), il exerce à Tunbridge Wells près de Londres. 
[...]

BELL Eric Temple (Aberdeen 1993 - Watsonville, Californie 1960), USA.
Écossais d'origine, il émigre aux États-Unis en 1902 et étudie aux universités de Stanford et de Washington. C'est dans cette dernière qu' il enseigne de 1908 à 1926.
Ses travaux concernent la théorie des nombres et lui valent le prix Bôcher en 1921.
Le Maxime Bôcher Memorial Prize à Atlanta en Georgie. Décerné tous les 3 ans par la Société américaine de mathématiques (AMS), ce prix, qui est l’un des plus prestigieux pour des travaux en mathématiques, est la plus ancienne distinction décernée par l’AMS.
Le prix Maxime Bôcher met à l’honneur les publications qui se distinguent dans le champ de l’analyse des mathématiques. 
Il se distingue aussi dans de brillants ouvrages traitant de l'histoire des mathématiques (Men of Mathematics en 1937 ou The development of Mathematics en 1940).
Il introduit le nombre de Bell dans ces ouvrages. [HaSu]

BELLAVITIS Giusto (1803-1880), Italie.
Né à Bassano, en Italie, Bellavitis travailla, de 1822 à 1843, pour la municipalité tout en s'intéressant, pendant ses loisirs, aux mathématiques. En 1840, il fut élu membre de l'Istituto Veneto et dans la suite, enseigna, d'abord au lycée de Vicenza, puis à l'Université de Padoue.
On lui doit des travaux en géométrie projective et il développa la notion d'équipollence. [HaSu] p27
En 1882, le mathématicien italien BELLAVITIS Giusto (1803-1880) introduit les vecteurs du plan. [Gueridon] p 106

BELTRAMI Eugenio (1835-1900), Italie.
Né à Cremona, en Italie, Beltrami fit ses études universitaires à Pavie et à Milan. Il fut professeur aux Universités de Bologne (1862-64, 1866-73), de Pise (1864-66), de Rome (1873-76, 1891-99) et dePavie (1876-91). Il devint président de l'Académie des Lincei, en 1898.

BENDIXSON Ivar Otto (1861-1936), Suède.
Né à Stockholm, Bendixson fit ses études aux Universités de Stockholm et d'Upsal (1879-90) et enseigna les mathématiques à l'École polytechnique de Stockholm. Après avoir passé son doctorat, en 1907, à Upsal, il devint professeur à l'Université de Stockholm.

BERNOULLI Daniel (1700-1782), France.
Né à Groningue, aux Pays-bas, où son père Jean Bernoulli était professeur, D. Bernoulli, à partir de 1705, vécut à Bâle, à l'exception d'un séjour à Venise (1723-25) et d'un séjour de huit ans à Saint­ Pétersbourg (1725-33), où il travailla à l'Académie des sciences. De 1733 à 1776, il fut professeur, d'abord de botanique et d'anatomie, puis de physique à l'Université de Bâle.
Il partage en 1734, avec son père Jean BERNOUILLI, un prix de l'Académie des sciences pour un travail sur l'études des orbites de planètes. Ceci engendre un conflit entre les deux hommes et daniel est chassé de la maison paternelle.
Il est plus reconnu en tant que physicien que mathématicien.

BERNOULLI Jakob, francisé Jacques (Bâle 1657 - Bâle 1705), Suisse.
Jacques BERNOULLI est le premier d'une ligné de mathématiciens de premier plan.
[...]

BERNOULLI Johann francisé Jean (1667-1748), Suisse.
Né à Bâle, frère de Jacques, Jean Bernoulli entama des études de médecine, mais étudia les mathématiques avec son frère.
[...]

BERNSTEIN Serge (1880-1968), Russie.
Né à Odessa (Russie), Bernstein fit ses études à Paris, où il fut étudiant d'E. Picard, et à Gôttingen. Il passa son doctorat, en 1913, à Kharkov. Il fut professeur à l'Institut d'instruction du peuple de Kharkov jusqu'en 1933, puis à l'École polytechnique et à l'Université de Léningrad (1933-41) et finalement à l'Université de Moscou.

BERTRAND Joseph Lois François (Paris 1882 - Paris 1900), France.
Très précoce, Joseph Bertrand suit dès l'âge de 11 ans les cours de préparation à l'école polytechnique. A 17 ans il obtient sa thèse de doctorat sur la théorie mathématique de l'électricité. Il entre en 1939 à l'École polytechnique puis étudie à l'école des mines.
Il se tourne alors rapidement vers sa véritable passion, les mathématiques. Il entre en 1856 à l'Académie des sciences dont il devient secrétaire perpétuel.
A partir de 1856 il enseigne à l'École polytechnique où il retrouve son beau-frère Charles Hermite. Il y rédige son fameux Traité d'analyse qui restera une référence pendant longtemps.
Il s'intéresse plus particulièrement au calcul différentiel et intégral. On lui doit des travaux sur les équations différentielles et la thermodynamique.
Son nom est attaché aux séries dites de Bertrand, à la conjecture de Bertrand (ou postulat de Bretrand) sur les nombres premiers.

BESSEL Friedrich Wilhelm (1784-1846), Westphalie.
Bessel est né à Minden, en Westphalie. La Westphalie (en allemand Westfalen) est une région historique d'Allemagne, comprise entre le Weser et le Rhin.
Bessel commença à travailler, dès 1799, comme commis chez un marchand à Brême. Attiré par la navigation maritime, il se mit à étudier la géographie et surtout l'astronomie. En 1806, il devint assistant dans un observatoire privé et en 1810, directeur du nouvel observatoire de Kônigsberg. Il y enseigna l'astronomie jusqu'à la fin de sa vie. Il était membre de l'Académie des Sciences de Berlin depuis 1812.

BETTI Enrico (1823-1892), Italie.
Né à Pistoia, en Italie, Betti fit ses études à l'Université de Pise et fut professeur à cette même université. Il se battit dans la première guerre d'indépendance de l'Italie et fut élu membre du Parlement en 1862.

BEZOUT Etienne (1730-1783), France.
E. Bezout est né à Nemours. Dès 1758, il fit partie de l'Académie des sciences. En 1763, il devint enseignant et examinateur en mathématiques des futurs officiers des Gardes du pavillon, de la marine et du corps d'artillerie.

BHASKARA ou BHASKARACHARYA (1114 - 1185), Inde.
En sanskrit, Bhaskara signifie faiseur de lumière et c'ets l'un des noms donnés au soleil dans la Mahabharata.
Fils d'astronome réputé, BHASKARA se spécialise dans les mathématiques et l'astronomie, s'intéressant plus particulièrement àr l'algèbre.
Il manipule les opérations sur les racines carrées et introduit les opérations avec l'infini, en particulier ∞ + n = ∞ et n/ 0 = ∞, qu'il justifie par des considérations théologiques.
En analyse combinatoire il connaît la formule générale pour ( np ). [Bourb] p 65

BlANCHI Luigi (1856-1928), Italie.
Né à Parme, Bianchi étudia sous Betti et Dini à l'Université de Pise, puis aux Universités de Münich et de Gôttingen. A son retour en Italie en 1881, Bianchi fut nommé professeur à l'École normale supérieure de Pise, plus tard directeur de cette école. A partir de 1886, il enseigna la géométrie à l'Université de Pise. Il était membre de nombreuses académies italiennes et étrangères.
Ses travaux portent sur la géométrie différentielle, c'est d'ailleurs lui qui donne ce nom à cette notion mathématique.
Il fut notamment un des professeurs du mathématicien italien Guido Fubini (1876-1943).

BINET Jacques Philippe Marie (1786-1856), France.
Né à Rennes, Binet fut admis, en 1804, à l'École polytechnique. Plus tard il y enseigna la mécanique. Destitué, en 1830, il put conserver la chaire d'astronomie au collège de France, qu'il avait obtenue en 1823. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1843, et fut son président en 1856.
Ses travaux portent sur la mécanique. Il apporte des résultats sur les équations différentielles linéaires à coefficient variables et il introduit en 1838 la fonction Bêta.
Il établit, sans le justifier correctement, l'expression du terme général du produit de deux matrices. [HaSu] p 39

BIRKHOFF George David (1884-1944), USA.
Né dans le Michigan (USA), Birkhoff, après des études à Chicago et à Harvard, enseigna à l'Université du Wisconsin (1907-1909), à celle de Princeton (1909-12) et enfin à Harvard (dès 1912). En 1925, il fut président de l'American Mathematical Society et en 1937, de l'American Association for the Advancement of Science.

BLUMENTHAL, Ludwig Otto (1876-1944), Allemagne.
Né à Francfort, Blumenthal fut étudiant de D. Hilbert à l'Université de G6ttingen. Après un court passage à Paris, il commença son enseignement à Gôttingen. A partir de 1905, il devint professeur de mathématiques à l'École polytechnique d'Aix-la-Chapelle. Il fut éditeur des Mathematische Annalen.

BÂCHER Maxime (1867-1918), USA.
Né à Boston (Massachusetts), Bôcher fit ses études à Harvard, puis à Gôttingen, où il fut l'élève de Felix Klein. En 1891, il retourna à Harvard et y devint professeur en 1904.

BOLYAI Jànos (1802-1860), Hongrie.
Né à Kolozsvar, en Hongrie, fils d'un professeur de mathématiques et ancien condisciple de GAUSS (1777-1855). Son père, Farkas BOLYAI, enseigne les mathématiques et la physique - chimie. Son passe- temps est d'essayer de démontrer le postulat des parallèles d'EUCLIDE.
Bolyai choisit la carrrière militaire. Il étudie à Vienne de 1818 à 1822 et entre dans l'armée, où il excelle dans les duels.
En 1833, mis à la retraite comme semi-invalide (suite à des accès de fièvre trop fréquents) , il retourna d'abord chez son père, puis s'installa dans une propriété à Domald.
Il hérite de son père sa passion pour le cinquième axiome d'EUCLIDE et il cherche à le démontrer entre 1820 et 1823. 
Bien sûr il échoue et en 1823, il étudie les conséquence du nouvel axiome : Par un point pris hors d'une droite, il passe au moins deux parallèles à cette droite. Il s'étonne de la cohérence du système obtenu et s'émerveille d'avoir découvert une nouvelle géométrie. 
Bien que découragé par la réaction négative de GAUSS (1777-1855), il publie ses résultats en appendice de la réédition de l'ouvrage de son père Testamen, puis il renonce aux mathématiques.
Son oeuvre passe inaperçue, jusqu'aux travaux du mathématicien italien BELTRAMI (1835-1900), 8 ans après sa mort.

BOLZANO Bernard Placidus Johann Nepomuk (1781-1848)
Né à Prague, Bolzano fit des études de théologie et de mathématiques à l'Université de Prague. Il fut ordonné prêtre, en 1804, et fut appelé, en 1805, à la chaire de philosophie de la religion, qui venait d'être créée par l'Empereur d'Autriche. Il fut destitué en 1819 à cause de ses idées non-conformistes, ses ouvrages étant mis à l'index. Il était membre de la Kônigliche Bôhmische Gesellschaft der Wissenschaften depuis 1815.
Dans son premier ouvrage Rein analytischer Beweis... il démontre le théorème des valeurs intermédiaires sans utiliser l'évidence géométrique comme on le faisait alors.Il démontre plus tard qu'une fonction continue sur un segment [a;b] est bornée et atteint ses bornes.
En 1834, il donne le premier exemple d'une fonction continue sur IR et dérivable en aucun point mais il restera méconnu si bien que WEIERSTRASS pense donner le premier exemple de ce type en 1861.
BOLZANO s'intéresse aussi avant CANTOR aux ensembles infinis. Il démontre que IR, le segment [0;1] et le segment [0;2] ont le même cardinal ce qui défie l'entendement à l'époque.

BOMBELLI Rafaël ou Raphaele (près de Bologne, 1526-1572), Italie.

BONNET Pierre Ossian (1819-1892), France.

Né à Montpellier, élève de l'École polytechnique et de l'École des Ponts et Chaussées, Bonnet refusa une carrière d'ingénieur et se consacra à l'enseignement, à l'École polytechnique d'abord, puis à l'École normale supérieure et à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1862, et à partir de 1883, membre du Bureau des Longitudes.

BOOLE George (1815-1864), Angleterre.
Né à Lincoln (Angleterre), Boole, autodidacte en mathématiques, commença à enseigner dès l'âge de 16 ans, créant, en 1835, sa propre école à Lincoln. A partir de 1849, il fut professeur au nouveau "Queen's College" à Cork (Irlande). Il fut élu membre de la Royal Society en 1857.

BOREL Emile Félix Edouard Justin (1871-1956), France.
Né à Saint-Affrique dans l'Aveyron, E. Borel, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna à l'Université de Lille, à l'École normale supérieure, puis à la Sorbonne (à partir de 1909). Député (1924-36), il détint, en 1925, le ministère de la Marine. Il fonda le Centre National de la Recherche Scientifique et contribua à la planification de l'Institut Henri Poincaré, dont il fut le directeur de 1928 à sa mort. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1921. En raison de son opposition au régime de Vichy, il est emprisonné à la prison de Frenes en 1941. Libéré, il retourne dans le Rouergue et s'engage dans la résistance. Il obtient en 1955, la première médaille d'or du C.N.R.S.
Ses travaux traitent de la théorie de la mesure, l'étude des fonctions réelles, la sommation des séries et la théorie des probabilités.
il étudie et défini un ensemble de mesure nulle et ce que l'on nomme maintenant, un ensemble borélien. La tribu borélienne sur un espace topologique T est la plus petite σ-algèbre sur T contenant tous les ensembles ouverts. Les éléments de la tribu borélienne sont appelés des boréliens. C'est grâce à cette théorie qu'Henri LEBESGUE pourra introduire l'intégrale qui porte son nom.

BOUGUER Pierre (Le Croisic 1698 - Paris 1758), France.
BOUGUER est un mathématicien, physicien et hydrographe français. Son père, Jean, l'un des meilleurs hydrographes de son époque, était professeur au Croisic et auteur d'un traité de navigation.
En 1713, Pierre Bouguer est engagé pour succéder à son père. 
En 1727, il obtient un prix de l'Académie des sciences pour sa présentation "Sur la meilleure manière de former et distribuer les mâts des bateaux" et deux autres prix pour "Sur la meilleure méthode pour observer l'altitude des étoiles en mer" et "Sur la meilleure méthode pour observer la variation de la boussole en mer".
Bouguer est devenu membre de la Royal Society le 25 janvier 1750.
En mathématiques, il est connu pour avoir le premier utilisé des symboles proches de ceux actuels, ≤ et ≥, pour désigner les relations inférieurs ou égal et supérieur ou égal ≤, ≥ (voir histoire des symboles)

BOUQUET Jean-Claude (1819-1885), France.
Né à Morteau (Doubs), Bouquet, ancien élève de l'École normale supérieure, devint professeur au lycée de Marseille, puis à la Faculté des sciences de Lyon. A Paris depuis 1852, il enseigna au lycée Bonaparte, au lycée Louis-le-Grand, à l'École normale supérieure, à l'École polytechnique et à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1875. 
Tous les travaux de BOUQUET sont faits en collaboration avec Charles BRIOT ( 1817 - 1882). Les deux hommes travaillent sur la théorie des fonctions de variables complexes et la recherche de solutions d'équations différentielles développables en séries entières; ils sont les premiers à étudier les singularités des solutions. 
On leur doit l'introduction des termes fonction holomorphe et fonction méromorphe. [HaSu] p 51

BOURBAKI Nicolas (Besse-en-Chandesse 1935), France.
Nicolas BOURBAKI est le nom d'un groupe de mathématiciens français créé à Besse-en-Chandesse (en Auvergne) en juillet 1935.
[...]

BRIANCHON Charles-Julien (l783-1864), France.
Né à Sèvres, Brianchon fut à l'École polytechnique (1804-1808) l'élève de Monge. Il fut lieutenant d'artillerie dans les armées napoléoniennes et fut nommé, en 1818, professeur à l'École d'artillerie de la Garde Royale.

BRIGGS Henry ( Warley-wood, Yorkshire 1561 - Oxford 1630), Angleterre.
BRIGGS entre au collège Saint John en 1572 et y poursuit toutes ses études. Il devient le premier professeur de géométrie de Graham House (Londres) de 1596 à 1619 puis enseigne l'astronomie à Oxford ensuite.
Il se passionne pour la découverte par NAPPIER des logarithmes et comprend immédiatement son importance dans le développement des grands calculs notamment en astronomie. Il se rend en Écosse à deux reprises et persuade NEPPER d'adopter la base 10. C'est alors lui qui publie en 1617, année de la mort de NAPPIER, la première table des logarithme avec 8 décimales. Une autre suit en 1624 avec 14 décimales pour les nombres de 1 à 20 000 et 90 000 à 100 000.
BRIGGS publie enfin une table à 15 décimales pour les fonction trigonométriques pour chaque centième de degré.

BRILL Alexander Wilhelm von (1842-1935), Allemagne.
Né à Darmstadt (Allemagne) Brill fit ses études à l'École polytechnique de Karlsruhe et à l'Univerrsité de Giessen. Il enseigna à l'Université de Giessen (1867-69), à l'École polytechnique de Darmsstadt (1869-75), à l'École polytechnique de Münich (1875-84) et à l'Université de Tübingen (188441919).

BRIOT Charles-Auguste (1817-1882), France.
Né à St.-Hippolyte, Briot, après ses études à l'École normale supérieure, se destina à l'enseignement. Il fut professeur au lycée d'Orléans et à l'Université de Lyon, puis à Paris, aux lycées Bonaparte et Saint-Louis et finalement à la Sorbonne et à l'École normale supérieure.

BRUN Vigo (1885 - 1978), Norvège. 
C'est le mathématicien norvégien Brun Vigo (1885 - 1978) qui introduit en 1919 la première étude théorique du crible d'Eratosthène, et en crée un raffinement appelé crible de Brun. 
Un théorème sur les nombres premiers jumeaux porte aussi son nom, le théorème de Brun.

BROUNCKER William (1620-1684), Angleterre.
Né à Westminster, en Angleterre, Lord Brouncker obtint un doctorat en physique à l'Université d'Oxford (1647). Il détint plusieurs charges officielles dont celle de président de la Royal Society. 
Les fractions continues (ou continuées) sont étudiées tout d'abord par BROUNCKER William (1620-1684) qui correspond avec WALLIS John (1616-1703, Angleterre) dès 1655, il lui expose une expression du nombre pi.

EULER Leonhard (1707 - 1783) développe une théorie générale de cette notion. [Dieudo] p 30

BROUWER Luitzen Egbertus Jan (1881-1966) 
Né à Overschie, il fit toute sa carrière à l'Université d'Amsterdam, où il passa son doctorat en 1907 et enseigna de 1909 à 1951.

BURALI-FORTI Cesare (1861-1931), Italie.
Né à Arezzo (Italie), Burali-Forti fit ses études à l'Université de Pise. Il enseigna à l'École polytechnique d'Augusta (Sicile), à l'Académie militaire de Turin (1887-1931) et à l'École polyytechnique Sommeiller à Turin.

BURNSIDE William Snow(1852-1927), Angleterre.
Né à Londres, Burnside passa son doctorat en sciences à Dublin et fut professeur de mathématiques au collège naval à Greenwich. Il fut vice-président de la Mathematical Society à Londres et, à partir de 1893, membre de la Royal Society.
Ses travaux portent sur la théorie des groupes, surtout sur les groupes finis dont on vient, à la fin du 19ème siècle de poser les fondement théoriques.
En 1911 il conjecture qu'il n'existe pas de groupes simples non commutatifs d'ordre impair. Cela sera démontré en 1963 par John Thompson (Ottawa,Kansas (USA) 1932) et Walter Feit.

BUTEO Johannes ou Jean Buteo, Jean Borrel, (1492, Dauphiné - vers 1564-1572), France.
Le mathématicien français Jean BOREL est entré à l'Abbaye Saint-Antoine autour de 1508. Il y étudia les langues et les mathématiques.
Il pouvait lire Euclide en grec. En 1522 il se rend à Paris et étudie sous l'influence d'Oronce Finé. Il a commencé à publier des ouvrages seulement après soixante ans.
Ses travaux traitent de la géométrie et de l'arithmétique. Il est célèbre pour avoir réfuter ceux qui prétendaient avoir trouvé la solution de la quadrature du cercle dans son ouvrage Logistica ( Lyon, Guillaume Rouillé, 1559). 
Dans ce traité, Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. . (⇒ symbolisme algébrique). [DaDaPe].
Dans De quadratura circuli libri duo, ubi multorum quadraturae confutantur, & abomnium impugnatione defenditur Archimedes. Ejusdem annotationum opuscula in errores Campani, Zamberti, Orontij, Peletarij, Jo. Penae interpretum Euclidis (Lyon, Guillaume Rouillé, 1559).
Il démontre que l'auteur des démonstrations des "Eléments d'Euclide" n'était pas Théon comme on le croyait alors, mais d'Euclide lui-même. 


C.


CAJORI Florian ( Suisse 1859 - Calofornie, USA 1930), Suisse.
L'Américano-suisse Florian Cajori est un historien des mathématiques, fondateur de cette discipline aux États-Unis, et auteur dans ce domaine d'ouvrages reconnus.
[...]

CANTOR Georg (1845-1918), Allemagne.
Né à Saint-Pétersbourg de parents allemands, Cantor fit ses études universitaires d'abord à Zürich, puis à Berlin, où Weierstrass fut son professeur. 
[...]

CARDAN Girolamo (1501-1576), Italie. 
Né à Pavie, Cardan étudia la médecine à Pavie et à Padoue. Dès 1534, il enseigna les mathématiques dans une école milanaise, tout en pratiquant la médecine. En 1543, il accepta la chaire de médecine à l'Université de Pavie, puis, en 1562, celle de l'Université de Bologne, mais, en 1570, Cardan fut brusquement inculpé d'hérésie, arrêté et perdit son poste.
[...]

CARNOT Lazare Nicolas Marguerite (1753-1823) 
Bourguignon, officier de carrière, L. Carnot fut élu député à l'Assemblée législative et à la Convention. En 1793, il fit partie du Comité de salut public et, de 1793 à 1795, il fut responsable de la guerre. Le coup d'état de 1797 le chassa, mais Napoléon le rappela en France pour lui confier le ministère de l'Intérieur pendant les Cents-Jours. Membre du gouvernement provisoire en juin 1815, il dut se réfugier à Magdebourg, en Allemagne.

CARTAN Elie Joseph (1869-1951), France.
Né à Dolomieu dans les Alpes françaises, E. Cartan reçut une bourse du gouvernement pour pouvoir étudier au lycée de Lyon, puis à l'École normale supérieure. Il enseigna aux Universités de Montpellier, Lyon, Nancy et Paris. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1931.
Ses travaux portent sur les groupes et algèbres de Lie. En 1894, il propose une classification des algèbres de Lie sur lke corps C. Puis il travaille sur la théorie des algèbres linéaires associatives, que le mathématicien américainWEDDERBURN Joseph Henry Maclagan (1882-1948) rebaptise algèbres.
En 1910, il introduit la notion de spineur, vecteur complexe qui permet d'exprimer les rotations de l'espace par une représentation bidimensionnelle. 
L'algèbre extérieure introduite par GRASSMANN Hermann (1809-1877) (qui définit le ⇒ produit vectoriel) reste confidentielle jusqu'aux travaux des mathématiciens français POINCARÉ Jules Henri (1854-1912) et de CARTAN Elie Joseph (1869-1951) en géométrie différentielle. [Dieudo]p107

CARTAN Henri Paul (Nancy 1904), France.
Le mathématicien Henri Cartan est le fils du mathématicien Élie Cartan et de Marie-Louise Bianconi. Henri CARTAN fait ses études au Lycée Buffon à Paris et prépare au Lycée Hoche de Versailles, l'Ecole normale supérieure où il entre en 1923.
[...]

CASTELNUOVO Guido (1865-1952) 
Né à Venise, Castelnuovo étudia les mathématiques à l'Université de Padoue. Assistant à l'Université de Turin, il fut appelé à l'Université de Rome, en 1891. Il était président de l'Académie des Lincei de 1946 à sa mort.

CAUCHY Augustin-Louis (1789-1857), France.
Né à Paris, Cauchy, après l'École polytechnique; passa par l'École des ponts et chaussées et participa comme ingénieur à divers travaux publics. En 1813, il revint à Paris pour enseigner à l'École polytechnique, à la Faculté des sciences et au Collège de France. En 1816, il fut nommé membre de l'Académie des sciences. Lors de la révolution de juillet 1830, Cauchy s'exila à Turin, puis à Prague, où il devint le précepteur du petit-fils de Charles X. En 1838, il retourna en France, reprit son travail à l'Académie et, en 1848, retrouva une chaire à la Sorbonne. 
Le cours d'analyse que Cauchy donne à l'École Polytechnique est publié en 1821 et 1823 (, qui devait devenir la référence de l'analyse au XIXès. en mettant en avant la rigueur, et plus seulement l'intuition. C'est la première fois que de vraies définitions de limites, de continuité, de convergence de suites, de séries, sont énoncées. Cette rigueur reste toutefois encore relative, puisque que Cauchy "prouve" que la limite d'une série de fonctions continues est continue, ce qui est faux. Il est vrai que Cauchy ne dispose pas encore d'une définition claire et précise des nombres réels. 
Ses oeuvres complètes sont disponibles sur la site Gallica de la BNF.

CAVALIERI Bonaventura Francesco (1598-1647), Italie.
Né probablement en 1598 à Milan, Cavalieri entra très jeune dans l'ordre des jésuites. A Pise il fut introduit, vers 1616, auprès de Galilée. Cavalieri enseigna la théologie dans plusieurs monastères, notamment à Bologne, dès 1629. Il Y détint également la chaire de mathématiques de l'Université. 
Poursuivant les travaux de TORRICELLI et de KEPLER, CAVALIERI élabore en 1629 la théorie des indivisibles pour le calcul des aires et des volumes. Cependant, son traité publié en 1635,Geometria indivisibilibus continuorum nova quadam ratione promota ets assez peu clair et la notion d'indivisible n'est pas définie. Sa méthode est tout de même proche de la théorie de l'intégration qui va se développer ensuite.
Il obtient la formule suivante : ∫[0 ; a] x k dx = a k + 1 / (k+1) , enfin pas avec ces notations !

Notons que le symbole log. était utilisé par l'italien CAVALIERI dans Directorium generale Vranometricum en 1632.(Voir histoire des symboles mathématiques)

CAYLEY Arthur (Richmond 1821- Cambridge 1895), Angleterre.
Né à Richmond (Angleterre) de marchands anglais établis à Saint-Petersbourg, Cayley a vécu en Russie jusqu'à l'âge de huit ans. Il passa les années 1838-1849 au collège de la Trinité à Cambridge, étudiant les mathématiques et le droit et fut appelé au barreau, en 1849. En 1863, il obtient une chaire de mathématiques pures de Cambridge et peut enfin se consacrer pleinement aux mathématiques.
Ses travaux mathématiques [...]

CECH Eduard (1893-1960) 
Né' à Straéov (Bohême), Cech fit ses études à l'Université de Prague et passa son doctorat en 1920. Après une année de collaboration avec Fubini à Turin, 'Cech fut nommé, en 1923, professeur de mathématiques à l'Université de Brno et, en 1945, à l'Université de Prague.

CHASLES Michel (1793-1880)
Né à Epernon, Chasles entra à l'École polytechnique en 1812, fut mobilisé, en 1814, pour la défense de Paris et accepté dans le corps du génie. Il y renonça pour se consacrer aux études. De 1841 à 1851, il enseigna à l'École polytechnique. Une chaire de géométrie supérieure fut créée pour lui, en 1846, à la Sorbonne. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1851. 
Il élabore d'important travaux en géométrie projective en redémontrant (sans les connaître), beaucoup de travaux de STEINER. Il réintroduit la notion de birapport (oubliée depuis DESARGUES), étudie la transformation de figures et de propriétés géométriques par les homographies. C'est d'ailleurs lui qui introduit ce terme.
[...]

CHEVALLEY Claude (1909-1984)
Né à Johannesburg (Transvaal) où son père était Consul général de France, Chevalley fut élève à l'École normale supérieure de 1926 à 1929. Il enseigna aux Universités de Strasbourg et de Rennes de 1936 à 1938, puis aux États-Unis à l'Université de Princeton (1940-1948) et à l'Université Colummbia (1948-1955). Revenu en France, il fut professeur à la Sorbonne de 1955 à sa retraite en 1978. Il était correspondant de l'Académie des Sciences. 
Ses travaux portent sur la théorie des nombres, l'algèbre, la géométrie algébrique et la théorie des groupes de Lie. Il propose en 1955 une méthode générale de construction de groupes finis simples.

CHOLESKY André-Louis (Montguyon, Charente 1875 - Bagneux (Aisne) 1918), France.
Fils de restaurateurs charentais, André-Louis CHOLESKY est admis en 1895 à l'Ecole polytechnique. Il entre dans l'armée et devient commandant d'artilllerie. On l'affecte à la section géodésique du service géographique; ses aptitudes théoriques et ses idées nouvelles sur le sujet sont très appréciées. Il y poursuit toute sa carrière et travaille successivement en Crète, en Afrique du Nord et, pendant la Première Guerre mondiale, en Roumanie. Revenu fil France, il tombe sur le front deux mois avant l'armistice. C'est dans le but d'applications à la géodésie que CHOLESKY étudie la résolution de systèmes d'équations linéaires. La factorisation qui porte son nom paraît de manière posthume en 1924 dans un article du Bulletin géodésique sous le titre Procédé du commandant Cholesky. Il se termine par l'algorithme de résolution d'un système d'équations linéaires élaboré par celui-ci. 
Son nom resta attaché à une factorisation matricielle, la factorisation de Cholesky.

CHRISTOFFEL Elwin Bruno (1829-1900).
Né à Monschau, en Allemagne, Christoffel étudia à l'Université de Berlin, où il obtint son doctorat en 1856. Il enseigna, de 1859 à 1862, à l'Université de Berlin, de 1862 à 1869, à l'École polytechnique de Zürich, de 1869 à 1872 à l'Académie de commerce à Berlin, de 1872 à 1892 à l'Université de Strasbourg, nouvellement fondée par les Allemands.

CHUQUET Nicolas (Paris vers 1445 - Lyon vers 1500), France.
Ce médecin de profession s'intéresse aussi aux mathématiques. On lui doit "triparty en la science des nombres" (1484), le plus ancien traité d’algèbre écrit en français. 
Il y introduit la notation par exposant, y compris les puissances de 0 et les puissances négatives.
Il y expose par ailleurs les nombres et la numération indienne de position, les opérations arithmétiques et les racines mais son oeuvre non imprimée à une diffusion très restreinte. [HaSu] p81

CLAIRAUT Alexis-Claude (1713-1765), France.
Né à Paris, fils d'un professeur de mathématiques, Clairaut s'est plongé très jeune dans l'étude des mathématiques. Il fut élu membre adjoint de l'Académie des sciences à l'âge de dix-huit ans. Il prit part avec Maupertuis à une expédition en Laponie (1736-37) pour calculer un degré de méridien. CLAIRAUT est, avec le suisse EULER (1707 - 1783), l'un des premiers à utiliser les dérivées partielles.
(Voir le dossier fonctions de plusieurs variables) [Encyclo. U.]
CLAIRAUT établit les équations de quelques surfaces quadriques (sphère, cylindre, paraboloïde, hyperboloïde à deux nappes, ellipsoïde).
CLAIRAUT montre que les courbes gauches (courbes de l'espace) peuvent se décrire comme intersection de deux surfaces. [DaDaPe] p 137

CLAVIUS Christoph (1537-1612), Allemagne.
Né à Bamberg (Allemagne), Clavius entra dans l'ordre des jésuites en 1555 à Rome. Il fit des études à l'Université de Coïmbra (Portugal), puis enseigna les mathématiques, d'abord au Collegio Roomano, puis à l'Université de Rome.

En 1579 on demanda à Clavius de préparer les bases d'un nouveau calendrier pour corriger le calendrier julien. Il utilisa pour cela les Tables d'Erasmus Reinhold. Le calendrier qu'il proposa fut promulgué par le pape Grégoire XIII en 1582 et progressivement adopté dans le monde sous le nom de calendrier grégorien.
Il était adversaire du système de Copernic et fut combatu et moqué par nombres de mathématicines dont François Viète (dans une série de pamphlets, comme l'Adversus Christophorum Clavium explicatio).

Il a rédigé en 1574 une traduction latine des Éléments d'Euclide qui demeure une version de base pour les mathématiciens de la Renaissance, dont Descartes et Leibniz.
Par ailleurs, il a écrit aussi un livre d'algèbre en 1608, et fut le premier à utiliser le point décimal.
Son Algebra (Rome 1608) marque la première apparition des symboles « + » et « - » en Italie bien que ces symboles furent introduit par l'allemand WIDMAN. (Pour en savoir plus => histoire des symboles)

CLEBSCH Rudolf Friedrich Alfred (1833-1872) 
Né à Kônigsberg, Clebsch y fit ses études, puis perfectionna sa formation à Berlin. Sa carrière académique débuta, en 1858, à l'Université de Berlin, se poursuivit, jusqu'en 1863, à l'École polyytechnique de Karlsruhe, de 1863 à 1868, à l'Université de Giessen et, à partir de 1868, à l'Université de Gôttingen. Il fonda, en 1868, avec Carl Neumann les "Mathematische Annalen" .

CLIFFORD William Kingdon (1845-1879) 
Né à Exeter (Angleterre), Clifford fit ses études au collège de la Trinité à Cambridge. A partir de 1871, il fut professeur de mathématiques appliquées à l'University College de Londres. Il fut élu membre de la Royal society en 1874. Il est mort de turberculose à Madère. .

CODAZZI Delfino (1824-1873) 
Né à Lodi, en Italie, Codazzi fut d'abord enseignant aux lycées de Lodi et de Pavie, puis de 1865 à sa mort, il fut professeur à l'Université de Pavie. Ses travaux traitent de la géométrie différentielle. Il poursuit les travaux du mathématicien allemand GAUSS Carl Friedrich (1777-1855) sur la recherche des scalaires qui caractérisent une surface.

CONDORCET Marie Jean Antoine Caritat de (1743-1794), France.
Né à Ribemont dans une famille de vieille noblesse, élevé par les jésuites, le marquis de Condorcet vécut à Paris dès 1758. Il fut élu membre de l'Académie des sciences, en 1769, et en devint le secrétaire perpétuel, en 1776. Sous Turgot il fut inspecteur de la monnaie et directeur de la navigaation. Condorcet participa activement aux événements de la Révolution française. Il faut arrêté le 27 mars 1794. Le lendemain il fut trouvé mort dans sa prison de Bourg-la-Reine.
Ses travaux traitent du calcul intégral et les probabilités. Il a pour objectif d'appliquer la théorie des probabilités dans les sciences sociales et est le premier à étudier mathématiquement le sytème électoral. Il est considéré comme un des premiers sociologues.
Le symbole ∂ est utilisé en 1770 par CONDORCET Marie Jean Antoine Caritat de (1743-1794) dans "Memoire sur les Equations aux différence partielles," publié dans Histoire de L'Academie Royale des Sciences (1773). (Voir histoire des symboles mathématiques).

COTES Roger (1682-1716) 
Né à Burbage (Angleterre), Cotes fut éduqué au collège de la Trinité à Cambridge. En 1706, il Y fut nommé professeur d'astronomie et de philosophie naturelle et fit construire un observatoire. En 1711, il devint membre de la Royal Society.
Il étudie les racines n-ième de l'unité et montre que cela revient à partager un cercle en n parties égales. Il travaille sur le logarithme d'un complexe et donne en 1714 la formule : ln ( cos x + i sin x ) = ix.
COTES est l'auteur d'une méthode proche de celle des moindres carrés et il est le premier à intégrer des fractions rationnelles dont le dénominateur est de degré 2. Ses travaux ne seront publié qu'après sa mort par Robert SMITH (1689 - 1768).

COURANT Richard (1888-1972) 
Né à Lubliniec (Pologne), Courant fit ses études à Breslau, Zürich et à Gôttingen sous D. Hilbert. Il enseigna les mathématiques à l'Université de Gôttingen (1912-1934), puis à l'Université de New York.

CRAMER Gabriel (1704-1752), Suisse.
Né à Genève, Cramer, dès l'âge de 18 ans, partagea avec G. L. Calandrini la chaire de mathématiques de l'Académie de Calvin. En 1734, Calandrini devint professeur de philosophie; Cramer prit alors la chaire de mathématiques et, en 1750, il succéda à Calandrini, mais pour un an seulement.
Le travail par lequel il est le mieux connu est son traité sur les courbes algébriques publié en 1750 ; il contient la plus ancienne démonstration qu'une courbe du n-ième degré est déterminée par n(n+3)/2 points. Son oeuvre la plus connue est son Introduction à l'analyse des lignes courbes algébriques (1750). Fondateur, avec LEIBNIZ, de la théorie des déterminants, CRAMER a aussi donné son nom à une règle et à un paradoxe, a calculé orbites et aphélies des planètes.

CRELLE August (Brandebourg 1780 - Berlin 1855), Allemagne.
August CRELLE est un ingénieur et mathématicien dont les travaux portent surtout sur la géométrie du triangle. Il reste surtout célèbre pour avoir créé en 1826 la revue : Journal für die reine und angewandte Mathematik connu sous le nom deJournal de Crelle.
Le succès de cette revue et rapide et nombres de découvertes mathématiques du 19ème siècle y paraîtront. Dès la 1ère année, le jeune norvégien Niels ABEL (1802 - 1829) y publie ses travaux ce qui participera à sa renommée.
CRELLE est aussi ingénieur, il établit en 1838 la première ligne ferroviaire d'Allemagne.

CREMONA Antonio Luigi Gaudenzio Giuseppe (1830-1903), Italie.
Né à Pavie, Cremona, après s'être battu, en 1848, contre les Autrichiens, fit des études de génie civil et d'architecture (1849-53). Il ne put cependant obtenir de poste officiel jusqu'en 1855, quand on lui permit d'enseigner dans divers lycées. Dans la suite il fut professeur à l'Université de Bologne, à l'Institut polytechnique de Milan, à l'École polytechnique et à l'Université de Rome. 


D.


DARBOUX Jean-Gaston (1842-1917) 
Né à Nîmes, Darboux, après des études à l'École normale supérieure, enseigna, de 1867 à 1872, dans des écoles secondaires, puis à l'École normale supérieure et à la Sorbonne. En 1884, il fut élu membre et, en 1900, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences.

DAVENPORT, Harold (1907-1969) 
Né à Huncoat, il fit ses études à l'Université de Manchester puis au collège de la Trinité à Cambridge. Il enseigna à Manchester (1937-41), à Bangor (1941-45) à l'University College de Londres (1945-58) et finalement à Cambridge. (Bull. London Math. Soc.)

DEDEKIND Julius Wilhelm Richard (1831-1916), Allemagne.
Né à Brunswick, Dedekind fit ses études à l'Université de Gôttingen. En 1854-55, il commença ses activités d'enseignant comme Privatdozent à Gôttingen, où il fut en relation étroite avec DIRICHLET Gustav Peter Lejeune (1805-1859) etRIEMANN Georg Friedrich Bernhard (1826-1866).
En 1858, Dedekind fut appelé à l'École polytechnique de Zürich et, en 1862, il devint professeur à l'École polytechnique de Brunswick. Comme ses frères et soeurs, il reste célibataire toute sa vie (il vivra avec l'une de ses soeurs).
Son oeuvre est immense. Il est avec KUMMER Ernst Eduard (1810-1893) et KRONECKER Leopold (1823-1891) le fondateur de la théorie des nombres algébriques, avec WEBER Heinrich (1842-1913), le premier à proposer des méthode purement algébriques pour l'étude des courbes et il propose une construction des nombres réels au même moment que CANTOR Georg (1845-1918) et MÉRAY Hugues Charles Robert (1835-1911).
De sa correspondance avec CANTOR Georg (1845-1918), nait la théorie des ensemble. Dans son ouvrage Was sind und was sollen die Zahlen ? (1888), il expose avec talent, les notions qu'il utilise pour créer la suite des nombres entiers naturels. Il les a créé car pour lui : " Les nombres sont de libres créations de l'esprit humain".
Il définit aussi le fini et l'infini et fonde le raisonnement par récurrence de façon rigoureuse.
Dans le 10ème supplément aux Leçons de Théorie des nombres de DIRICHLET, DEDEKIND Julius Wilhelm Richard (1831-1916) introduit les notion de corps et de module dans le sens actuel de sous-corps et de sous-module et il définit les idéaux.

DEHN Max (1878-1952) 
Né à Hambourg, Dehn obtint son doctorat, en 1900, à Gôttingen. Il était professeur à l'Université de Francfort, quand le régime nazi le força, en 1935, à émigrer aux États-Unis. Il y enseigna à l'Université d'Idaho, à l'Institute of Technology de l'Illinois, à St. Johns College à Annapolis et, à partir de 1945, à Black Mountain College en Caroline du Nord.

DE LA VALLÉE-POUSSIN Charles Jean (1866-1962) : voir La VALLEE-POUSSIN Charles DE

DENJOY Arnaud (1884-1974) 
Né à Auch (Gers), Denjoy, étudiant à l'École normale supérieure, passa son doctorat, en 1909, à Paris. Il enseigna aux Universités de Montpellier (1909-17), d'Utrecht (1917-19) et de Strasbourg. A partir de 1922, sa carrière se poursuivit à l'Université de Paris, où il était professeur titulaire, de 1931 à 1955. Il était membre de l'Académie des Sciences depuis 1942.

DESARGUES Gérard (1591-1661) 
Né à Lyon, on trouve Desargues dès 1626 à Paris. Il aurait participé comme ingénieur au siège de La Rochelle en 1628. De 1630 à 1645, il eut une intense activité scientifique, fut probablement conseiller technique et ingénieur dans l'entourage de Richelieu. En 1645, il commença une nouvelle carrière comme architecte à Paris et à Lyon.

DESCARTES René du Perron (1596-1650), France.
Né à la Haye, en Tourraine, Descartes, diplômé en droit de l'Université de Poitiers, étudia les mathématiques à Paris sous la direction de Mydorge et de Mersenne.
[...]

DICKSON Leonard Eugene (1874-1954), USA.
Né à Independence (Iowa), Dickson fit ses études aux Universités du Texas, de Chicago, de Leipzig et de Paris. Il enseigna aux Universités du Texas et de Chicago. Il fut éditeur (1911-16) des Transactions of the American Mathematical Society. Il était membre de la National Academy of Sciences depuis 1913. 
La démonstration du théorème WEDDERBURN (tout corps fini est commutatif) fut donné indépendamment par les mathématiciens américains WEDDERBURN Joseph Henry Maclagan (1882-1948) et DICKSON Leonard Eugene (1874-1954) en 1905.[HaSu] p364

DIEUDONNÉ Jean (Lille 1906 - Paris 1992), France.
Le mathématicien français Jean DIEUDONNÉ est le fils du directeur d'une entreprise textile et d'une institutrice. On raconte qu'il se découvre une passion pour les mathématiques lors d'un séjour sur l'île de Wight où on l'envoie pour parfaire son anglais. 
Il poursuit ses études secondaires au lycée Faidherbe à Lille, et entre en 1924 à l'Ecole normale supérieure. Il y rencontre Henri CARTAN et Jean DELSARTE avec lesquels il fondera en 1935 le groupe BOURBAKI.
Il commence alors une thèse avec Paul MONTEL, qu'il soutient en 1931, et en profite pour voyager. Il est enseignant à l'université de Rennes en 1931, puis à celle de Nancy en 1937 où il devient professeur. Il y reste jusqu'en 1946, exceptées les années 1940à 1942, où il enseigne à Clermont-Ferrand. 
Il décide alors de partir à l'étranger, d'abord au Brésil,à l'université de Sao Paulo de 1946 à 1948, puis aux Etats-Unis de 1952 à 1959 à l'université d'Ann Arbor, dans le Michigan, et à l'université de Chicago. Il rentre en France, et travaille d'abord à l'LH.E.S., puis à l'université de Nice de 1964 à 1970, avant de se retirer à Paris. Après sa retraite, il continue une activité mathématique en publiant des ouvrages sur l'histoire de cette science notamment "Abrégé d'histoire des mathématiques", Hermann Editeurs, Paris, nouvelle édition 1986.
Les travaux de Jean DIEUDONNÉ portent sur l'algèbre, les groupes de Lie, la topologie, et principalement les espaces vectoriels topologiques.

DINI Ulisse (1845-1918), Italie.
Né à Pise, Dini fit ses études universitaires à Pise et à Paris. Depuis 1866 il enseigna à l'Université de Pise, dont il fut recteur de 1888 à 1890. Il fut notamment le professeur du mathématicien italien Guido Fubini (1876-1943).
[....]

DIOPHANTE ( entre + 150 et + 350), Grèce.
On ne sait pratiquement rien sur la vie de Diophante. Il aurait vécu au milieu du troisième siècle après J.-C. à Alexandrie.
De l'œuvre mathématique attribuée à Diophante, la tradition manuscrite grecque nous a transmis six livres d'un ouvrage sur les Problèmes arithmétiques, et, d'autre part, un chapitre d'un livre sur les Nombres polygones. Les Arithmétiques, qui ont assuré à Diophante sa renommée, devaient comprendre treize livres. Mais, comme seuls six livres avaient été conservés en grec, les historiens en sont réduis à des conjectures sur le contenu de ces ouvrages (voir sur leur existence même) !
 Les Arithmétiques comprennent (ou comprendraient !) au moins dix livres, dans l'ordre suivant : les trois premiers livres grecs, suivis, et par les quatre livres retrouvés de la version arabe. Viennent ensuite les livres IV et V du texte grec, et enfin, le livre VI du texte grec, sur les triangles rectangles numériques.
Citons quelques résultats attribués à Diophante : (Il propose peu de résultats généraux, il raisonne souvent sur des exemples)
- Trouver deux nombres dont la somme est 20 et le produit 96 ;
- Résolution d'équations du type : x + y = A et y² = Ax² + Bx + C ;
- Tout nombre premier de la forme 4n + 3 ne peut pas être le somme de deux carrés (il démontre ce résultat) ; 
- Il utilise des puissances d'exposant supérieur à 3 ;
- Il utilise des symboles pour les inconnues et les opérations. 

DIRICHLET Gustav Peter Lejeune (1805-1859), Allemagne. 
Né à Düren (Allemagne), Dirichlet fit ses études à Paris (1822-26), où il gagna sa vie comme précepteur dans la famille du général Foy. De 1827 à 1828, il enseigna à l'Univserité de Breslau, puis, de 1829 à 1855, à l'Université de Berlin. En 1855, il succéda à GAUSS (1777-1855), à l'Université de GoUinngen. Il fut élu en 1831 membre de l'Acadie des sciences de Berlin.
Une fonction classique non intégrable au sens de Riemann est la fonction qui dans [a;b], vaut 1 si x est rationnel,et 0 sinon. cette fonction est appellée, fonction de DIRICHLET.
Notons que c'est DIRICHLET, dans le Xe supplément aux Leçons de Théorie des nombres (1871), qui introduit les notion de corps et de module, dans le sens que nous donnons actuellement à un sous-corps et à un sous-Z-module. [Dieudo]p 110

DU BOIS-REYMOND Paul David Gustave (1831-1889), Allemagne. 
Né à Berlin, Du Bois-Reymond commença, en 1853, des études de médecine à l'Université de Zürich, puis des études de physique mathématique à l'Université de Konigsberg; il soutint une thèse en 1859. Il enseigna dans une école secondaire, à l'Université de Heidelberg (1865-1870), à Friibourg, à Tübingen (1874-84) et finalement dans un collège technique à Berlin.

DUPIN Pierre-Charles-François (1784-1873), France.
Né à Var-zy, Dupin sortit, en 1803, de l'École polytechnique comme ingénieur naval. Il fonda, en 1813, un musée maritime à Toulon et fut professeur au Conservatoire des arts et métiers; Il participa à la vie politique (1828-1870) comme député, comme ministre de la marine et comme sénateur. Il fit partie des Académies des sciences (dès 1818) et des sciences morales et politiques.

DYCK Walther Franz Anton von (1856-1934), Allemagne.
Né à Münich, Dyck étudia les mathématiques à Münich, Berlin et Leipzig. En 1883, il devint professeur à l'École polytechnique de Münich, en 1900, son directeur. Il fut un des fondateurs de l'Enzyklopädie der mathematischen Wissenschaften et membre de l'Académie bavaroise des sciences. 


E.


EISENSTEIN Ferdinand Gotthold Max (1823-1852), Allemagne.
Né à Berlin, Eisenstein s'inscrivit, en 1843, à l'université de sa ville natale, vivant pauvrement jusqu'en 1845, où, sur une suggestion de Jacobi, l'École philosophique de l'Université de Breslau lui délivra un doctorat honoraire, qui lui permit de donner des cours à Berlin. Emprisonné en 1848, sa santé s'en ressentit et il est mort de tuberculose, en 1852. En mars 1852, il avait été élu membre de l'Académie des sciences de Berlin. 
Dés ses premiers travaux sur la théorie des nombres en 1844, le mathématicien allemand EISENSTEIN Ferdinand Gotthold Max (1823-1852) s'approprie et utilise le symbolisme en tableau de son compatriote GAUSS Carl Friedrich (1777-1855). Puis il définit le produit de deux matrice [..]. Pour plus d'informations, voir la page sur l'histoire des matrices.

ENRIQUES Federigo (1871-1946), Italie.
Né à Livourne (Italie), Enriques fit ses études à Pise, où il soutint sa thèse en 1891. Il se rendit à Rome et à Tùrin, puis enseigna à l'Université de Bologne, jusqu'en 1923, et à l'Université de Rome. Il y fonda un Institut national d'histoire des sciences.

ERATOSTHENE de Cyrène (3ème av. JC - 2ème av. J.-C.), Grèce.
[...]

ERDOS Pavel (Budapest 1913), Hongrie. 
Ce mathématiciens hongrois étudie à l'université de Budapest puis enseigne en Israel (au Technia de Haifa) et à l'université du Colorado.
Legendre (1752-1833) et GAUSS (1777-1855) conjecturent que π(x) ~ x/ ln(x) (théorème des Nombres premiers). 
Cependant leur démonstration reste empirique et il faut attendre J. Hadamard et C.J. de La Vallée-Poussin en 1896 pour en obtenir la première démonstration de ce théorème. 
Les premières démonstrations font intervenir des notions d'analyse complexe délicates. En 1948, P. Erdös et A. Selberg obtinrent des démonstrations du théorème des nombres premiers ne faisant intervenir que de l'analyse réelle.
Références : [Delah1]p199 et [KoMe] p 95

ETTINGSHAUSEN Andreas von (1796 - 1878), Allemagne.
Le mathématicien et physicien Ettingshausen a tout d'abord étudié la philosophie et le droit.
Destiné à une carrière militaire, il s'est toutefois tourné vers les sciences. Il devient en 1817 professeur de mathématiques et physique à l'université viennoise, puis en 1819 professeur physique à Innsbruck et en 1821 professeur les mathématiques à Vienne. 
Ettingshausen a conçu un appareil électromagnétique, a travaillé sur la théorie de l'optique a produit des ouvrages pédagogiques de qualité en physique.
La notation : Cnp = ( pn)

La notation modernes avec parenthèses des combinaisons apparait en 1826 dans Die Combinatorische Analyse d' Andreas von Ettingshaus et dans Vorlesungen über höhere Mathematik, Vol. I. (Voir histoire des symboles mathématiques)

EUCLIDE (env. 330 av. JC - 275 av. JC), Grèce.
On ne connait que peu de choses de la vie d'Euclide d'Alexandrie. Il a vécu après certains élèves de Platon (mort en 347 av. JC), avant Archimède (né env. 287 av. JC) et a enseigné à Alexandrie.
[...]

EUDOXE (vers 400 av. J.-C. - vers 347 av. J.-C.), Grèce.
Le Cnidien Eudoxe fut élève d'Archytas de Tarente et du médecin Philiston. Il visita Athènes, où il alla écouter Platon ; il passa une année en Egypte doù il rapporte des connaissances en astronomie grâce auxquelles il propose une réforme du calendrier grec qui rencontre une grande faveur.
Il fonda une école à Cyzique, en Asie Mineure. De retour à Cnide, Eudoxe enseigna la théologie, la cosmologie et la météorologie.
D'après Aristote, il aurait professé l'hédonisme en morale et l'immanence des idées en métaphysique. Il retourne à Cnide, où il est reçu avec honneur.
Il ne reste guère que des fragments de l'œuvre de ce savant mais il semble avéré que son role fut essentiel dans le développement des mathématiques de son époque.
On ne connait son oeuvre que par les écrits de PROCLUS. Ce dernier prétend qu'EUDOXE a augmenté le nombre de théorèmes en géométrie. Il semble que le 5ème livre des Eléments d'EUCLIDE soit un résumé de l'oeuvre d'EUDOXE.
D'après ARCHIMEDE (vers -287 à -212), EUDOXE est le fondateur de la méthode d'exhaustion exposée dans le livre 10 des Elément d'EUCLIDE (vers -330 à -275)

EULER Leonhard (Bâle 1707 - Saint-Pétersbourg 1783), Suisse.
Le mathématiciens suisse Leonhard Euler est fils et petit-fils de pasteurs protestants. A 13 ans il entre à l'université de Bâle où il suit des cours de droit et de philosophie et en sort diplômé à 16ans. En 1783, il remplace Daniel Bernouilli (1700-1782) parti en Russie au poste de professeur de mathématique à l'académie des sciences de Saint-Pétersbourg.
[...] 


F.


FAGNANO dal Toschi, Biulio Carlo (1682-1766), Italie
Né à Sinigaglia (Italie) dans une famille noble, Fagnano fut nommé gonfaloniere de Sinigalia, en 1723. En mathématiques il était autodidacte.

FELDBAU Jacques (1914-1945)
Elève de C. Ehresmann, il fut déporté par les nazis et mourut dans un camp de concentration.

FERMAT Pierre de (1601-1665), France.
FERMAT Pierre de (1601-1665) est né à Beaumont d'un père négociant en cuir, assez riche pour que Pierre fasse des études de droit à l'Université de Toulouse. Reçu bachelier, en 1631, à Orléans, FERMAT Pierre de (1601-1665) acheta une charge de conseiller au parlement de Toulouse. A partir de 1648, il fit partie de la chambre de l'édit à Castres. 
En même temps que René Descartes, il eut l'idée de la géométrie analytique, en ce sens qu'il privilégiait le transcription algébrique des problèmes de géométrie (pour étudier les tangentes à une courbe par exemple). Au cours de liens épistolaire avec Blaise Pascal, il s'intéresse aux problèmes des jeux de hasard, problèmes qui donneront naissances à la théorie des probabilités.
Avec Marin Mersenne ou Bernard Frenicle de Bessy, qui fit partie de la première Académie des sciences, il s'intéressa aux problèmes sur les nombres entiers. 
FERMAT Pierre de (1601-1665) mit au point plusieurs méthodes pour mettre l'algèbre au service de l'arithmétique théorique, en particulier la méthode de descente infinie.
Il donne bien sur son nom au théorème le plus célèbre de l'histoire des mathématiques, le théorème de FERMAT Pierre de (1601-1665).
Ce théorème : 

"Soit n un entier au moins égal à trois. Il n'existe pas de nombres entiers non tous nuls (ni même d'ailleurs de rationnels) vérifiant l'équation : x+ y= z",

a résisté pendant plus de 3 siècles à tous les grands mathématiciens. 
Pierre de FERMAT Pierre de (1601-1665) écrivit en marge d'une traduction de l'Arithmetica de Diophante, à côté de l'énoncé de ce problème :

« J’ai trouvé une merveilleuse démonstration de cette proposition, mais la marge est trop étroite pour la contenir. » 
En latin: « Cubum autem in duos cubos, aut quadratoquadratum in duos quadratoquadratos, et generaliter nullam in infinitum ultra quadratum potestatem in duos ejusdem nominis fas est dividere : cujus rei demonstrationem mirabilem sane detexi. Hanc marginis exiguitas non caperet. »

Le théorème a finalement été démontré en 1994 par le professeur de mathématiques Andrew Wiles. Ce dernier est, de ce fait, devenu le mathématicien contemporain le plus célèbre.
La plupart des mathématiciens pensent aujourd'hui que FERMAT Pierre de (1601-1665) s'était trompé en pensant avoir correctement démontré sa conjecture: la preuve connue (raffinée depuis) fait appel à des outils très puissants de théorie des nombres. Plus précisément, Wiles a prouvé un cas particulier de la conjecture de Shimura-Taniyama-Weil, ( on savait déjà qu'il impliquait le théorème). 
Seule une poignée (enfin peu !) de mathématiciens sont capables de comprendre la démonstration proposée, tant elle fait appel à des parties pointues des mathématiques actuelles ( formes modulaires, représentations galoisiennes, conjecture de Shimura-Taniyama...).

FERRARI Ludivico ou Luigi (Bologne 1522-1565), Italie.
[...]

FERRO Scipione DEL (Bologne 1465 - Bologne 1526), Italie.
Mathématicien italien Scipione DES FERRO enseigne tout sa carrière à l'université de Bologne. 
Il est le premier à trouver une méthode permettant de résoudre certaines équations du 3ème degré. Longtemps, il conserve secrète sa méthode (comme il est coutume de le faire à l'époque) puis finit par la communiquer à son gendre, Annibal de la Nave, lui aussi mathématicien. 
Ce dernier la communique à l'un de ses amis, Anton Maria Del Fiore en 1526, qui garde le secret jusqu'à la mort de Scipione Del Ferro. Par la suite, Anton Maria Del Fiore ne divulgue pas la méthode mais par contre décide de lancer des défis aux mathématiciens (quelques centaines tout au plus à cette époque) en son propre nom sur la résolution de ces équations. (Pour des compléments, voir le conflit Tartaglia-Cardan).

FIBONACCI Leonardo ou Leonard de Pise (Pise vers 1180 - vers 1250), Italie.
FIBONACCI - c'est-à-dire fils de Bonaccio -, de son vrai nom Leonardo da Pisa (Léonard de Pise), est le fils d'un commerçant toscan. Celui-ci émigre avec sa famille à Bougie (Bejaïa en Algérie) et son fils Leonardo l'aide dans sa comptabilité.
Par la suite FIBONACCI voyage en Egypte, Sicile, Grèce et Syrie. Il entre ainsi en contact avec les mathématiques arabe et grecque. Il revient en Italie vers 1200. Convaincu de la supériorité du système de notation des nombres par les chiffres arabes, il écrit à son retour en Europe son Liber abaci (1020). Dans cet ouvrage, il explique la notation de position, les méthodes de calcul des opérations élémentaires mais aussi de la recherche d'une racine carrée ou cubique. Il résout les équations de degré 1 mais aussi certaines de degré 2, en ne conservant bien sûr que les racines réelles positives. Cet ouvrage est complété par des illustrations et des problèmes, parmi lesquels on trouve la célèbre suite qui porte son nom, la suite de FIBONACCI. 
Dans Practica geometricœ, FIBONACCI expose des problèmes classiques de l'Antiquité, tels qu'une démonstration du théorème de Pythagore et une étude sur la duplication du cube. Certains d'entre eux sont résolus algébriquement suivant les méthodes arabes. Les autres ouvrages traitent entre autres d'équaations du second degré. Etant le seul mathématicien de talent de son époque, l'importance de FIBONACCI est parfois surestimée, cependant, son œuvre est fondamentale comme lien entre les mathématiques arabes et celles de la Renaissance. En particulier, son influence est certaine dans l'introduction des nombres arabes en Occident.

Racine de leonardo de Pise est la première utilisation d'un symbole pour représenter la racine carrée. On la trouve dans son ouvrage, geometriae de Practica en 1220. [Cajo]

FINCKE Thomas(Flensburg 1561 – Copenhage 1656), Danemark.
Mathématicien et physicien, il fut professeur à l'université de Copenhagen pendant plus de 60 ans.
Dans son ouvrage Geometria rotundi (1583) il introduit les fonctions trigonométriques et on le considère comme le premier à avoir utilisé les notations actuelles. ( cf histoire de la trigonométrie pour plus de détails).

FISCHER Ernst (1875-1956)
E. Fischer fit ses études à l'Université de Vienne, sa ville natale, et y commença sa carrrière acadéémique. Dans la suite, il fut professeur à l'École polytechnique de Brno (1910-11), à l'Université d'Erlangen (1911-20) et à l'Université de Cologne (1920-38).

DE FONCENEX Daviet François (1734-1799)
Né à Thonon (Savoie), de Foncenex fut commandant de la marin;: sarde, puis brigadier d'infanterie et gouverneur de Sassari. De Foncenex était membre de l'Académie des sciences de Turin.

FOURIER Jean-Baptiste Joseph (1768-1830), France.
Orphelin à neuf ans, Fourier, en 1789, enseigna à Auxerre, sa ville natale. Arrêté en 1794, puis relâché après l'exécution de Robespierre, Fourier rejoignit Paris pour entrer à l'École normale, fondée et fermée la même année. A sa réouverture, en 1795, Fourier y devint assistant et, en 1798, il suivit Monge dans la campagne d'Egypte de Napoléon. A son retour en France, Napoléon le nomma préfet de l'Isère. Après les Cent-Jours, Fourier fut nommé, grâce à un ami, directeur du bureau des statistiques de la Seine. En 1817, il devint membre de l'Académie des sciences et son secrétaire perpétuel, en 1822.

FRAENKEL Adolf Abraham (1891-1965) 
Né à Munich, Fraenkel étudia aux universités de Munich, Marburg, Berlin et Breslau. Il enseigna, de 1916 à 1928, à l'Université de Marburg, de 1928 à 1929, à l'Université de Kiel et, de 1929 à 1959, à l'Université hébraïque de Jérusalem. Fraenkel est mort à Jérusalem.

FRÉCHET Maurice (1878-1973), France.
Né à Maligny, Fréchet fut élève à l'École normale supérieure. Il enseigna successivement aux Universités de Poitiers (1910-19), de Strasbourg (1920-27) et de Paris (1928-49). Fréchet était membre de l'Académie des sciences. 
Ses travaux portent initialement sur l'analyse fonctionnelle et cela le pousse à trouver un cadre plus général que la métrique euclidienne. Il introduit les espaces métriques et propose les premières notions de topologie.
C'est lui qui introduit les notions de convergence uniforme, de convergence compacte et d'équicontinuité. [HaSu] p 131
C'est avec le mathématicien français FRÉCHET Maurice (1878-1973) que les notions d'extremum de fonctions reçoivent une formulation plus précise. Il publie à ce sujet, en 1906, son traité Sur quelques points du calcul fonctionnel.[Dieudo]p353 ⇒ voir la page sur extremums de fonctions de plusieurs variables.

FREDHOLM (Erik) Ivar (1866-1927) 
Né à Stockholm (Suède), Fredholm étudia à l'École polytechnique de Stockholm, à l'Université d'Upsal et fut l'élève de Mittag-Leffler à l'Université de Stockholm. A partir de 1898, il enseigna la mécanique rationnelle et la physique mathématique à l'Université de Stockholm.

FREGE Friedrich Ludwig Gottlob (1848-1925) 
Né à Wismar (Allemagne), Frege fit ses études aux Universités de Jéna et de Gôttingen, où il obtint son doctorat en philosophie, en 1873. De 1879 à 1918, il fut professeur à la Faculté de philosophie de Jéna.

FRENET Jean-Frédéric (1816-1900) 
Né à Périgueux, Frenet entra, en 1840, à l'École normale supérieure, étudia ensuite à l'Université de Toulouse et y obtint un doctorat, en 1847. Frenet enseigna aux Universités de Toulouse et de Lyon, où il fut également directeur de l'observatoire. 
Ses travaux portent sur la géométrie différentielle et il compose de nombreux problèmes mathématiques.

FROBENIUS Ferdinand Georg (1849-1917), Allemagne.
Né à Berlin, Frobenius commença ses études à l'Université de Gôttingen pour les clore à Berlin, en 1870. Il fit sa carrière académique à Berlin, à l'exception de la période 1875-92, où il fut professeur à l'École polytechnique fédérale de Zürich. Frobenius était membre de l'Académie prussienne des sciences depuis 1893. 
C'est FROBENIUS avec plusieurs mémoires publiés entre 1877 et 1878 qui joue le rôle de législateur dans la théorie des matrices. Il reprend plusieurs résultats de ses prédécesseurs, les développe et les complète. [Dieudo] p 99 (voir histoire des matrices)

FUBINI Guido (1879-1943), Italie.
Guido Fubini est le fils d'un professeur de mathématiques vénitie. Fubini, ancien élève de l'École normale supérieure de Pise où il eut comme professeur DINI Ulisse (1845-1918) et BlANCHI Luigi (1856-1928). Il obtient son doctorat avec une thèse intitulée : "Le parallélisme de Cilford dans les espaces elliptiques. 
Il enseigna aux Universités de Pise (en 1901), de Catane (de 1903 à 1906), de Gênes et de Turin, ainsi qu'à l'École polytechnique de Turin (il y rste plus de 25 ans).
Il prit sa retraite, en 1938, en raison des lois raciales et émigra, en 1939, aux États-Unis, où il enseigna à l'Université de New York jusqu'à sa mort.
Ses aptitudes en mathématiques sont précoces. Encore élève de troisième, il donne une série convergente vers pi plus rapidement que celles connues à l'époque.
Ses travaux portent surtout sur l'analyse fonctionnelle où il cherche à définir les fonctions classiques (logarithme, cosinus, sinus, ..) comme solutions d'équations fonctionnelles.
Il reste célèbre pour avoir démontré en 1907 un théorème qui porte son nom et qui permet de ramener le calcul d'une intégrale de surface à celui de eux intégrales simples, le théorème de Fubini.

FUCHS Immanuel Lazarus (1833-1902) 
Né à Posen (Allemagne), Fuchs passa son doctorat à Berlin, en 1858. Il commença sa carrière académique, en 1865, à l'Université de Berlin, enseigna ensuite à l'École d'Artillerie et du génie et aux Universités de Greifswald, Gôttingen et Heidelberg. En 1882, il retourna à Berlin et devint membre de l'Académie des sciences. Il fut, de 1892 à 1902, l'éditeur du Journal für die reine und angewandte Mathematik.

FUETER Karl Rudolf (1880-1950) 
Né à Bâle, Fueter étudia les mathématiques à Gottingen, Paris, Vienne et Londres. Il enseigna à Marburg et Clausthal, fut professeur à ('Université de Bâle, à l'École polytechnique de Karlsruhe et à l'Université de Zürich. Il était cofondateur et président de la Société mathématique suisse.

FURTWÂNGLER Philipp (1869-1940) 
Né à Elze (Hanovre), Furtwiingler fit ses études à l'Université de Gôttingen (1889-94). Il était collaborateur scientifique de l'Institut de géodésie à Potsdam (1899-1904) et professeur à l'Académie agronomique de Bonn (1904-1907 et 1910-1912), à l'École polytechnique d'Aix-la-Chapelle et finalement à l'Université de Vienne.


G.


GALOIS Évariste (1811-1832), France.
Né à Bourg-la-Reine, Galois fut élève au collège Louis-le-Grand à Paris, se destina à l'École polyytechnique, échoua, en 1829, à l'examen d'admission et fut finalement accepté à l'École normale supérieure. En 1831 déjà, il fut exclu de l'école à cause de ses idées républicaines; il se lança alors dans l'agitation politique et fut même emprisonné. Galois est mort des suites d'un duel dont les circonstances exactes ne sont pas connues.
[...]

GAMBIER Bertrand (1879-1954) 
Né à Villers-Bocage (Somme), Gambier enseigna aux lycées de Bar-le-Duc (1907-1908) et de Montpellier (1908-1909) ainsi qu'à l'Université de Rennes (1909-1922). En 1913, il y avait été nommé professeur. De 1922 à 1948, il fut professeur de calcul infinitésimal à l'Université de Lille.

GAUSS Carl Friedrich (1777-1855), Allemagne.
Né à Brunswick (Allemagne) dans une famille pauvre, Gauss reçut, en 1792, une bourse du duc de Brunswick, qui lui rendit possibles des études au Collegium Carolinum de Brunswick et à l'Univerrsité de Gôttingen (1795-98). La, ses premiers résultats le font connaître dans le monde scientifique. En 1798, il revient à Brunswick et ill obtint, en 1799, un doctorat à l'Université de Helmsted.
En 1801, il publie son plus célèbre traité, Disquisitiones arithmecicae et découvre par le calcul l'astéroïde Cérès, sa réputation est faite.
GAUSS tombe éperduement amoureux en 1805. Il estime alors ne rien avoir à apprendre des autres mathématiciens mais pense que ses recherches en astronomie et en géodésie apportent beaucoup à ses recherches mathématiques. Aussi il accepta, en 1807, le poste de directeur de l'observatoire de Gôttingen, où il résida jusqu'à la fin de ses jours. 
Son épouse meurt en 1809 et malgré un second mariage, GAUYSS jamais ne s'en remettra. Il devient même brutal avec ses enfants.
Il délaisse les mathématiques pour se préoccuper de géodésie puis l'arrivée de Wilhem WEBER le remotive.
GAUSS accepte de travailler avec lui (ce sera unique dans sa vie) et ils fondent la théorie du magnétisme. De 1821 à 1825, il dirigea les travaux de triangulation du Hanovre. 
Vers la fin de sa carrière, lui qui détestait l'enseignement, accepte enfin de former quelques étudiants, et non des moindres, citons ; EISENSTEIN, RIEMANN et DEDEKIND.
Considéré comme le mathématicien le plus génial de son époque, ses travaux touchent à de nombreux domaines. Ses travaux les plus remarquables sont obtenus en théorie des nombres et en géométrie.
A 19 ans, il découvre la constructibilité du polygone régulier à 17 côtés. Il étudie alors dans ses Disquisitiones arithmecicae (1801) l'équation xp - 1 (où p est premier).

Il montre que ses racines s'expriment par une série d'équationsà coefficients rationnels dont les degré sont des diviseurs premiers de p - 1. 
En 1799, il passe sa thèse dont le sujet est la démonstration du théorème fondamentale de l'algèbre (appelé maintenant théorème de d'Alembert-Gauss). Il remarque que les démonstrations de d'ALEMBERT, EULER et LAGRANGE sont incomplètes. Pour sa 1ère démonstration de 1799, il introduit la représentation plane des nombres complexes et raisonne géométriquement. GAUSS publiera 2 nouvelles démonstrations en 1816 et 1850.
GAUSS introduit les congruences, il conjecture que le nombre de nombres premiers inférieurs à n est équivalent à n/ln n (quand n tend vers l'infini) (voir le théorème des nombres premiers).
Il étudie aussi les courbes planes ou gauche (les courbes gauches sont les courbes de l'espace qui ne sont pas planes) en poursuivant les étude de HUYGENS Christiaan (1629-1695).

GELFOND Alexandre Ossipovich (1906-1968), Russie.
Né à Saint-Pétersbourg, Gelfond fit ses études à l'Université de Moscou. En 1929-30, il enseigna les mathématiques au collège technologique de Moscou, puis, de 1931 à sa mort, à l'Université de Moscou. 
Gelfond étudie la théorie des nombres et surtout les nombres transcendants. Il développe des techniques nouvelles pour résoudre la 7ème problème de Hilbert et énonce une conjecture démontrée en 1966 par Alan BAKER.
Conjecture de Gelfond : si a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls tels que ln(a1),..ln(an) soit linéairement indépendants sur le sorps des rationnels, alors la sommes b1.ln(a1)+..+bn.ln(an) est non nule.

GENTZEN Gerhard (1909-1945) 
Né à Greifswald (Allemagne), Gentzen y passa son doctorat, en 1932. De 1934 à 1943, il travailla comme assistant de Hilbert, à l'exception de deux ans de service militaire obligatoire. Il accepta ensuite un poste à l'Université de Prague. Il y est mort de malnutrition, trois mois après son emprisonnement par les autorités qui ont libéré Prague à la fin de la seconde guerre mondiale.

GERGONNE Joseph Diaz (1771-1859)
Né à Nancy, Gergonne devint, en 1791, capitaine de la Garde Nationale et participa activement aux guerres napoléoniennes. En 1795, il accepta une chaire de mathématiques à l'École centrale de Nîmes et, en 1816, la chaire d'astronomie à l'Université de Montpellier. Il fonda, en 1810, les Annales de mathématiques pures et appliquées.

GERMAIN Sophie (1776-1831), France.
Née à Paris, S. Germain se forma en mathématiques en se procurant les notes de cours de l'École polytechnique, les femmes n'y étant pas admises. Lagrange fut son conseiller. Utilisant d'abord le pseudonyme de M. Leblanc, S. Germain correspondit avec GAUSS (1777-1855), qui l'estima beaucoup. En 1816, elle obtint le grand prix des sciences mathématiques de l'Académie des sciences.

GERSONIDE ou Rabbi Levi ben GERSHOM (1288, Bagnols-sur-Cèze (France) - 1344), France.
Rabbi Levi ben GERSHOM est aussi connu sous l'acronyme de son nom RALBAG. Celui qui est considéré comme l'un des plus importants commentateurs bibliques de son temps, était aussi mathématicien, astronome, philosophe et médecin.
Il propose dans un traité, le mode de construction et d'utilisation d'un instrument permettant de mesurer la distance angulaire entre deux étoiles ou deux planètes, le Baculus Jacob (Le bâton de Jacob).
La contribution à l'astronomie de Gersonide est importante mais méconnue, il est l'auteur de Tables astronomiques (Luhot) commandées par de grandes personnalités chrétiennes du temps. Ses observations ont été effectuées à Orange à partir de 1320.

En mathématique, il s'intéresse à l' analyse combinatoire.
C'est lui qui obtient la formule de récurrence permettant de calculer le nombre d'arrangements et le nombre de permutations de n éléments.
Il propose des règles équivalentes aux relations ( np ) = Anp/ p! et ( np ) = ( nn - p ) (voir histoire de l' analyse combinatoire )

GIBBS Josiah Willard ( New Haven 1839 - 1903), USA.
Le mathématicien américain GIBBS passe son doctorat en 1863 à l'université de Yale où il devient membre de la société secrète Skull and Bones. Il étudie ensuite à Paris, Berlin et Heidelberg. Il obtient le prix Rumford en 1880 pour ses travaux en thermodinamyque, et la médaille Copley en 1901 pour ceux en physique statistique. 
Il introduit, en même temps que HEAVISIDE, l'analyse vectorielle en séparant la partie réelle et la partie vectorielle du produit de deux quaternions purs (pour une utilisation en physique).
HAMILTON découvre en 1843, le premier corps non commutatif, le corps des quaternions et introduit alors le germe du produit scalaire qui sera définit par le mathématicien américain GIBBS (⇒ page produit scalaire) .
[Gour2] p 94 et [Audi]p159
Il utilise le premier le point pour le produit scalaire et × pour le produit de vecteurs en 1902 dans Vector Analysis. (⇒ histoire des symboles)

GIORGINI Gaetano (1795-1874), Italie.
Né à Montignoso (Italie), Giorgini passa son adolescence comme page à la cour de la princesse de Lucques et l'accompagna à Paris. Il s'y mit à étudier les sciences et, en 1812, il fut admis à l'École polytechnique. De retour en Italie, il se mit, en 1818, au service du duc de Lucques et devint professeur de lycée, puis professeur de mathématiques appliquées à l'académie des Beaux-arts de Florence (1825). Dans les années 40, il fut ambassadeur auprès des duchés de Parme et de Modène ainsi que ministre des affaires étrangères. (G. Loria, Giornale di mathematiche ad uso degli studenti delle università italiane, 1893).

GIRARD Albert (1595-1632), Hollande.
Né à Saint-Mihiel (duché de Lorraine), Girard, étant sans doute membre de j'église réformée, dut s'établir aux Pays-bas. Il étudia probablement à l'Université de Leyde, et fut ingénieur dans l'armée de Frédéric-Henri de Nassau, prince d'Orange.
Ses travaux portent sur la géométrie sphérique.
En 1626, dans Tables de sinus, tangentes et sécantes, il est l'un premier à utiliser les abréviations sin, tan et sec pour sinus, tangente et secante. (voir trigonométrie pour plus de détails)
Poursuivant les travaux de l'italien CARDAN Girolamo (1501-1576), il affirme : qu'un polynôme de degré n admet exactement n racines (comptés avec leur ordre de multiplicité). Le théorème fondamentale de l'algèbre !!
On lui doit aussi les relations entre les coefficients et les racines d'un polynôme.

GREGORY James (1638 – mort en octobre 1675), Écosse.
[...]

GODEL Kurt (1906-1982)
Gôdel est né à Brno (alors en Autriche-Hongrie) et fit toutes ses études à Vienne; il Y enseigna à l'Université de 1935 à 1938. Il fut membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton de 1933 à 1935 et de 1940 à sa retraite en 1976.

GOPEL Adolf (1812-1847)
Gapel est né à Rostock. De 1822 à 1827, il accompagna son oncle dans un voyage d'études en Italie, puis entreprit, en 1829, des études à l'Université de Berlin. Il enseigna au lycée de Werder et au lycée royal à Berlin, avant d'être employé à la bibliothèque royale de Berlin. (c. G. J. Jacobi, Journal für die reine und angewandte Mathematik, 1847)

GOLDBACH Christian (1690-1764), Russie.
C. Goldbach étudia la médecine et les mathématiques à l'Université de Kônigsberg, sa ville natale, puis partit pour de longs voyages à travers l'Europe. Il se fit nommer professeur de mathématiques et historien à l'Académie impériale des sciences à Saint-Pétersbourg. En 1732, il devint secrétaire-correspondant et, en 1737, administrateur de l'Académie. Nommé conseiller d'état au ministère des affaires étrangères, en 1742, il allégea ses liens avec l'académie. 
ses travaux portent sur la fonction gamma, la théorie des courbes, les séries et les équations différentielles.
Il est connu pour sa correspondance épistolaire avec EULER Leonhard (Bâle 1707 - Saint-Pétersbourg 1783). Dans l'une des lettres qu'ils s'échangent, on trouve la célèbre conjecture qui porte son nom (tout nombre entier pair est la somme de deux nombres premiers).
Cette conjecture est présente dans une lettre de 1742, sans démonstration. Le mathématicien anglais WARING Edward (1736-1798) reprend cette affirmation en 1770 dans Meditationes algebraicae, en y ajoutant que tout nombre impair est la somme de trois nombres premiers. Ces problèmes demeurent encore non démontrés à ce jour (2007).

GORDAN Paul Albert (1837-1912) 
Né à Breslau, P. Gordan fut commis dans plusieurs banques avant de se mettre, en 1855, à l'étude des mathématiques aux Universités de Breslau, Kônigsberg et Berlin. Il devint professeur à Erlangen, en 1874, après avoir travaillé avec Riemann à Gattingen et avec Clebsch à Giessen.

GOURSAT Edouard Jean-Baptiste (1858-1936) 
Né à Lanzac, Goursat, élève à l'École normale supérieure, obtint un doctorat en 1881. Nommé professeur à l'Université de Toulouse, il retourna, en 1885, à l'École normale. Goursat fut professeur d'analyse à l'Université de Paris, à partir de 1897, et enseigna également à l'École polytechnique (1896-1930) et à l'École normale supérieure de St.-Cloud (190Ü"-29). Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1919.

GRAM Jorgen Pedersen (1850-1916), Danemark.
Né à Nastrup (Danemark), fils d'un paysan, Gram étudia les mathématiques à l'Université de Copenhague, puis donna des leçons particulières de mathématiques. A partir de 1875, il fit carrière dans les compagnies d'assurances danoises. 
Ses travaux portent sur les statistiques et la théorie des nombres. Son nom est attaché au déterminant de GRAM, déterminant de la matrice carrée d'ordre p, ( φ( xi ; xj ) ) où φ est un produit scalaire, et les xi, sont p vecteurs.

GRASSMANN Hermann (1809-1877), Allemagne.
Né à Stettin, H. Grassmann fit d'abord des études de théologie à Berlin, avant d'enseigner les mathématiques à Berlin et, dès 1842, à Stettin comme professeur d'enseignement secondaire. Vers la fin de sa vie, H. Grassmann se consacra à la linguistique et étudia le sanscrit. On lui doit une traduction du Rig-Veda.
Son ouvrage mathématique principal, Die Ausdehnungslehre, propose l'introduction des notions fondamentales d'algèbre linéaire. GRASSMANN développe la notion de produit extérieur ( ⇒ produit vectoriel) et invente l'algèbre extérieure.
Dans son Ausdehnungslehre, Grassmann construit une structure algébrico-géométrique fondée sur une conception axiomatisée de l'espace vectoriel à n dimensions. On lui doit la définition de l'indépendance linéaire de vecteurs et celle de la dimension d'un espace vectoriel, la notion de sous-espace d'un espace.
A partir de 1845, le mathématicien anglais CAYLEY Arthur (Richmond 1821- Cambridge 1895), et les allemands GRASSMANN Hermann (1809-1877) et KRONECKER Leopold (1823-1891) utilisaient des vecteurs par leurs n coordonnées.[Gueridon] p 106
GRASSMANN étudia l'addition de ces vecteurs, leur indépendance linéaire, les sous-espaces et leurs dimension. Il donne en 1862 la formule : dim V + dim W = dim (V + W) + dim (V∩W)[Gueridon] p 106

GREEN George (1793-1841) 
Né à Nottingham (Angleterre), Green apprit le métier de boulanger et s'initia tout seul aux mathématiques. En 1833, il fut admis à l'Université de Cambridge et obtint son doctorat en 1837. Il fut membre du collège Caius à Cambridge à partir de 1839. [E.U].

GUDERMANN Christophe (1798-1852), Allemagne.
Né à Vienenburg (Allemagne), Gudermann, lors d'études de théologie à Gottingen, se forma en mathématiques. A partir de 1823, il fut professeur de mathématiques, d'abord à l'école secondaire de Clèves, puis, de 1832 à sa mort, à l'Académie théologique et philosophique de Münster. 
Gudermann est surtout connu pour avoir été le professeur du célèvre Karl WEIERSTRASS (1815-1897) alors que ce dernier préparait le professorat du second degré.
Ses travaux portent sur les fonctions hyperboliques et elliptiques qui seront les premiers sujets d'étude de son illustre élève.
Son nom reste attaché au nombre noté Gd(x), appelé gudermanien,
unique élément de l'intervalle ]-π/2;π/2[ tel que tan Gd(x) = sh x.

GUNTER Edmund (1581 -1626), Angleterre (origine Galloise)
Le mathématicien anglais d'origine Galloise GUNTER Edmund est né à Hertfordshire en 1581. Il étudie à L'école de Westminster, et en 1599 à Oxford. Il entre dans les ordres, est devient prédicateur en 1614.
Il poursuit parallèlement ses recherches mathématiques et en mars 1619, il est nommé professeur d'astronomie à l'université de Gresham, Londres. Ce poteau qu'il s'est tenu jusqu'à sa mort.
Son nom est associé à plusieurs inventions utiles (cadrans, instruments de navigation..).
En 1620 est édité son triangulorum de Canon. Gunter est le premier à découvrir (en 1622 ou 1625) que l'aiguille magnétique ne maintient pas la même déclinaison dans le même endroit à tout moment. C'est lui qui introduit les mots cosinus et cotangente.
Il aurait aussi introduit le Loga (logarithme de base a) (voir histoire des symboles mathématiques). 


H.


HADAMARD Jacques (1865-1963), France.
Né à Versailles, Hadamard, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna au lycée Buffon à Paris (1890-93), à l'Université de Bordeaux (1893-97), à la Sorbonne (1897-1909), au Collège de France (1909-37), à l'École polytechnique (1912-37) et à l'École centrale des arts et manufactures (1920-37). A partir de 1912 Hadamard fit partie de l'Académie des sciences. 
Il est célèbre pour avoir démontré, indépendamment de Charles De LA VALEE-POUSSIN (1866-1962), en 1896, le théorème des nombres premiers.

HAHN Hans (1879-1934) 
Hahn fit ses études universitaires à Vienne, sa ville natale. Après avoir enseigné aux Universités de Czernovice (1909-16) et de Bonn (1916-21), il retourna comme professeur à l'Université de Vienne.

HALPHEN Georges-Henri (1844-1889) 
Né à Rouen, Halphen fut élevé à Paris et étudiant à l'École polytechnique. Il se battit dans la guerre franco-prussienne, et retourna, en 1872, à l'École polytechnique, d'abord comme répétiteur, puis comme examinateur. En 1886, il fut élu à l'Académie des sciences.

HAMILTON William Rowan (1805-1865), Irlande.
Né à Dublin (Irlande), Hamilton entra, en 1823, au collège de la Trinité à Dublin et fut nommé, en 1827, alors qu'il n'avait obtenu aucun diplôme, astronome royal de l'observatoire de Dunsink. En 1832, il devint membre de l'Académie royale irlandaise et fut son président de 1837 à 1845. Atteint de la goutte et buveur invétéré, il décéde à 60 ans.
Dés 1830, HAMILTON rédige la première théorie rigoureuse sur les nombres complexes qu'il considère comme des couples de réels sur lesquels il définit l'addition et la multiplications. Il tente ainsi de donner une base axiomatique à l'algèbre.
HAMILTON découvre en 1843, le premier corps non commutatif, le corps des quaternions. Il étudie les propriétés de ces nouveaux nombres non commutatifs et qui forment un espace de dimension 4.
En étudiant ce corps, HAMILTON introduit alors le germe du produit scalaire qui sera définit par le mathématicien américain GIBBS Josiah Willard ( New Haven 1839 - 1903). [Gour2] p 94 et [Audi]p159
Il travaille aussi sur l'optique, la dynamique, les équations de degré 5, et les équations différentielles.
En 1835, il introduit les fonctions dites hamiltoniennes en physique mathématique.
On raconte que c'est le 16 octobre 1843 lors d'une promenade avec sa femme le long du canal de Dublin que lui vient l'idée des quaternions. En traversant le Brougham Bridge, il grave sur une pierre du pont la formule liant les quaternions de base : 
i² = j² = k² = ijk = - 1.

HANKEL Hermann (1839-1873) 
Né à Halle, Hankel fit ses études à l'Université de Leipzig. Après avoir passé une année à Gottingen auprès de Riemann et une autre à Berlin auprès de Weierstrass et de Kronecker, il obtint, en 1862, son doctorat à Leipzig. Il fut professeur à Erlangen et Tübingen.

HANSEN Peter Andreas (8 décembre 1795 - 20 mars 1874), Danemark.
HANSEN est un astronome danois, né à Tonder ( Tønder au Danemark). Fils d'un orfèvre, il devient horloger à Berlin et Tønder de 1818 à 1828. Passionné par les sciences, il part à Copenhague et travaille comme assistant de Schumacher principalement à l'observatoire d'Altona de 1821 à 1825. Il devient directeur de l'observatoire de Seeberg près de Gotha et le reste pendant plus de cinquante ans.
Le problème de l'astronomie dynamique occupe une grande partie de l'attention de Hansen. 
Il obtient le prix de l'académie de Berlin en 1830 suite à une étude des perturbations mutuelles de Jupiter et de Saturne, et celui de l'académie de Paris en 1850 pour un mémoire sur les perturbations des trajectoires de comètes.
En 1838 il publie une théorie de la Lune Fundamenta nova investigationis orbitae verae, quam luna perlustrat et améliore les Tables de la lune (Londres, 1857).
Il est deux fois récompensé par la médaille d'or de la Royal Astronomical Society (1842 et 1860). En 1850 il reçoit la médaille Copley. 
P. A. HANSEN est l'un des premiers à utiliser la lettre J pour désigner la fonction de BESSEL, en 1843, dans Ermittelung der absoluten Störungen. (voir histoire des symboles mathématiques)

HARDY Godfrey Harold (1877-1947), Angleterre.
Né à Cranleigh (Angleterre), Hardy fut admis au collège de la Trinité à Cambridge, en 1896. 
A partir de 1912, il travaille avec LITTLEWOOD et correspond avec le prodigieux mathématicien indien RAMANUJAN qu'il fait venir à Cambridge. HARDY y étudia et enseigna jusqu'en 1919, date de sa nomination comme professeur à Oxford. 
En 1927, sept ans après la mort de Srinivasa Ramanujan, Hardy publiera Collected Papers ressemblant tous les travaux de son ami.
Il passa l'année 1928-29 à Princeton et retourna, en 1931, comme professeur à Cambridge. Il garda cette chaire jusqu'à sa retraite en 1942. 
Auteur prolifique, Hardy a signé ou co-signé durant sa carrière plus de 300 ouvrages dont A Course of Pure Mathematics (1908), Orders of Infinity (1910), The General Theory of Dirichlet Series (1915), Inequalities (1934) et Introduction to the Theory of Numbers (1938). Il publie aussi ses réflexions sur les mathématiques dans A Mathematician's Apology (1940).
Son oeuvre est principalement consacrée à l'étude de la théorie de nombres. Son résultat le plus célèbre est la preuve en 1914 est la preuve que a fonction Zêta de RIEMANN admet une infinité de zéros de partie réelle ½.
Il était réputé pour sa sagacité intellectuelle et son habileté en calcul mental.
Son nom est attaché à ce que l'on nomme la notation de HARDY <<.

limiteLa notation avec une flêche pour désigner la limite est introduite par Godfrey Harold Hardy (1877-1947) dans "A Course of Pure Mathematics", publié en 1908. (Voir histoire des symboles mathématiques)

HARNACK Carl Gustav Axel (1851-1888), Allemagne.
Harnack est né à Dorpat (Estonie). Il était professeur de mathématiques à l'École polytechnique de Dresde à partir de 1877.
Ses travaux portent sur la géométrie, les série trigonométriques, l'intégration et les fonctions holomorphes.
Il est le premier à remarquer en 1894 qu'un ensemble dénombrable peut être recouvert par une famille d'intervalles dont la somme des longueurs est arbitrairement petite.
Il publie, Die Grundlagen der Theorie des logarithmischen Potentiales und der eindeutigen Potentialfunktion in der Ebene (Teubner, 1887) et An introduction to the study of the elements of the differential and integral calculus (Williams and Norgate, 1891) 

HARRIOT Thomas (Oxford 1560 - Londres 1621), Angleterre.
Thomas Harriot est un mathématicien et astronome anglais qui travailla d'abord comme cartographe. Il fit partie de la petite colonie qui s'établit cette année-là dans la baie de Pamlico, près du cap Hatteras. Il explora et cartographia la baie de Chesapeake (novembre 1585). Il put rentrer en Angleterre grâce à l'expédition de Francis Drake sur Saint-Domingue (1586).
En tant que géographe, il étudia surtout la trigonométrie sphérique.
Il étudia l'algèbre au début des années 1590, et s'enthousiasma pour cette technique à la lecture des ouvrages de François Viète. Ses notes, rassemblées après sa mort, sont éditées sous le titre de Artis Analyticæ Praxis (1632). 
Il fit de nombreuses expériences de pesée et de chimie, et correspondit avec Johannes KEPLER (1603-1610). Il obtint empiriquement (vers 1600) la loi des sinus en optique, mais ne la publia pas. Informé des recherches de Galilée, il fut le premier en Angleterre à utiliser une lunette astronomique, avec laquelle il observa et dessina les cratères lunaires et les évolutions des planètes médicéennes (1610-1611). Il dessina également les taches solaires, qu'il observait à l'œil nu. 
Il est le premier à utiliser les symboles < et > qui apparaissent dans Artis Analyticae Praxis ad Aequationes Algebraicas Resolvendas

HARTOGS Friedrich (1874-1943) 
Né à Bruxelles, Hartogs fit des études à l'École polytechnique de Hanovre, à l'École polytechnique et à l'Université de Berlin et à l'Université de Munich, où il passa son doctorat en 1903. A partir de 1905, Hartogs enseigna les mathématiques à J'Université de Munich.

HAUSDORFF Felix (1868-1942) 
Né à Breslau (Allemagne), Hausdorff étudia les mathématiques et l'astronomie à Leipzig. Freiburg et Berlin. Il enseigna aux Universités de Leipzig (1896-1910), Bonn (1910-13) et Greifswald. En 1921, il retourna à Bonn pour y travailler jusqu'en 1935. Juif, risquant l'internement dans les camps de concentration, il se suicida avec sa femme et sa belle-sœur.

HEATH Sir Thomas Little Heath (5 octobre 1861 - 16 mars 1940), Angleterre.
Sir Thomas Little Heath était un fonctionnaire britannique, un mathématicien, un historien de la Grèce antique.
Il a traduit des oeuvres d'Euclide , Apollonius de Perga, Aristarque de Samos, et Archimède de Syracuse en anglais.
C'est essentiellement par le biais des traductions de Heath que les oeuvres d'Archimède et d'Euclide sont connues du grand public. 
En 1897, il publie une édition des Oeuvres d'Archimède, du Palimpseste qui n'avait été que peu étudié.
Ces travaux furent au centre des recherches menées par les universitaires modernes.

HEAVISIDE Oliver (1850-1925), Angleterre.
Né à Camden Town, près de Londres, Heaviside, autodidacte, se livra en tant que particulier à ses expériences électriques, soutenu financièrement par son frère et, sa réputation faite, par une pension du gouvernement. Il fut élu membre de la Royal Society en 1891. 
Parallèlement à l'américain GIBBS Josiah Willard (New Haven 1839 - 1903), il introduit l'analyse vectorielle. Trouvant malcommode l'utilisation des quaternions en physique, il sépare du produit de 2 quaternions purs, la partie réelle et la partie vectorielle. Cela donnera au signe près le produit scalaire et le produit vectoriel.

HECKE Erich (1887-1947), Angleterre.
Né à Buk (Posnanie), Hecke étudia à Breslau, Berlin et Giittingen. Il y passa son doctorat, en 1910, et devint l'assistant de Hilbert et de Klein. Après avoir enseigné à Bâle (1915-18) et à Giittingen, Hecke s'établit finalement, en 1919, à Hambourg, à l'Université nouvellement fondée.

HEEGAARD Poul (1871-1948), Danemark.
Né à Copenhague, Heegaard fit ses études aux Universités de Copenhague, Paris et Giittingen. Il passa son doctorat, en 1898, à Copenhague, où il enseigna les mathématiques à l'École navale. De 1910 à 1918, il fut professeur à l'Université de Copenhague et, de 1918 à 1941, à l'Université d'Oslo.

HEILBRONN Hans Arnold (1908-1975), Allemagne.
Né à Berlin, il fit ses études supérieures aux Universités de Berlin, Freiburg et Giittingen ; docteur en 1933, il devint l'assistant de Landau depuis 1930, mais dut émigrer en Angleterre en 1933 en raison des lois raciales. Grâce aux mathématiciens anglais, il put bénéficier de bourses et de postes temporaires jusqu'en 1940, mais fut interné de 1940 à 1943 comme ressortissant allemand. Il s'enngagea ensuite dans l'armée anglaise de 1943 à 1945, puis après la guerre obtint un poste d'enseignant à Bristol, où il resta jusqu'en 1964 ; il fut ensuite professeur à Toronto. (Bull. London Math. Soc.)

HEINE Heinrich Eduard (1821-1881), Allemagne.
Né à Berlin, Heine fit ses études universitaires à Berlin, à Gôttingen et à Kônigsberg. Il enseigna à l'Université de Bonn avant d'être nommé, en 1856, professeur à l'Université de Halle, où il s'établit définitivement.
Ses travaux concernent la théorie des fonctions, les séries de Fourier, la topologie et la théorie du potentiel.
Il introduit la notion de continuité uniforme et démontre en 1872 le théorème qui porte son nom, le théorème de Heine.

HELLINGER Ernst (1883--1950), Allemagne.
Né à Striegau (Allemagne), Hellinger étudia aux Universités de Heidelberg, Breslau et Gôttingen. Après avoir enseigné à Gôttingen et à Marburg, Hellinger fut nommé professeur à la nouvelle Université de Francfort (1914). Obligé de prendre sa retraite, en 1936, il se réfugia, en 1939, après un bref passage dans les camps de concentration, aux États-Unis. Il enseigna jusqu'en 1949 à Northhwestern University à Evanston.

HELL y Eduard (1884-1943), Autriche.
Né à Vienne, Helly entreprit, en 1902, des études à Vienne, qui se terminèrent, en 1907, par l'obtention d'un doctorat. Il passa une année à Giittingen et enseigna les mathématiques à l'Université de Vienne jusqu'en 1938, date de son départ aux États-Unis. Il y fut professeur à l'Illinois Institute of Technology.

HENSEL Kurt (1861-1941), Allemagne.
Né à Kiinigsberg, Hensel fit ses études à Bonn et à Berlin, où il soutint sa thèse en 1884. Il enseigna d'abord à Berlin, puis, à partir de 1901, à l'Université de Marburg. En 1901, Hensel devint l'éditeur du Journal {ür die reine und angewandte Mathematik.

HERBRAND Jacques (1908-1931), France.
Né à Paris, Herbrand fut admis, en 1925, à l'École normale supérieure et obtint son doctorat en 1930. Après une année de service militaire, il reçut une bourse d'études en Allemagne. Pendant les vacances d'été 1931 il fit une chute mortelle dans les Alpes.

HERMITE Charles (1822-1901), France.
Né à Dieuze (Lorraine), Hermite fut admis, en 1842, à l'École polytechnique, mais refusé l'année d'après en raison d'un défaut congénital au pied droit. Hermite se destina alors à la carrière de professeur. De 1848 à 1876, il enseigna à l'École polytechnique et, de 1869 à 1897, il fut professeur à la Faculté des sciences de Paris. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1856. 
Hermite, sans produire de nombreux travaux, développe des théories importantes. Il s'occupe de la théorie des nombres, des fonctions de variables complexes et d'algèbre.
Dès la parution des écrits de GALOIS en 1846, il se passionne pour le sujet de la résolution par radicaux d'une équation. Il résout en 1858 (en même temps que KRONECKER), l'équation de degré 5 grâce à des fonctions elliptiques.
En 1854, il introduit les matrices orthogonales et montre que les valeurs propores d'une matrice hermitienne sont réelles.
Sa notoriété est toutefois affirmée après sa démonstration, en 1873, de la transcendance du nombre e.
Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.
Il reprend les notation de l'allemand EISENSTEIN Ferdinand Gotthold Max (1823-1852) concernant le produit de substitutions linéaires, (notées en tableau ou matrice) dans ses travaux de 1844. Pour plus d'informations, voir la page sur l'histoire des matrices.

HESSE Ludwig Otto (1811-1874), Allemagne.
Né à Kiinigsberg, Hesse y a vécu jusqu'en 1855, comme étudiant, et comme professeur dans une école de commerce et à l'Université (à partir de 1845). De 1856 à 1868, Hesse fut professeur à l'Université de Heidelberg, et finalement à l'École polytechnique nouvellement fondée de Munich. A partir de 1868, Hesse fut membre de l'Académie bavaroise des sciences.

HEURAET Hendrik van (1633-1660), Pays-Bas.
Né à Haarlem (Pays-bas), van Heuraet entra à l'Université de Leyde, en 1653, comme étudiant en médécine et étudia les mathématiques sous F. van Schooten. En 1658, van Heuraet se trouva avec J. Hudde à l'Académie protestante de Saumur. Après un voyage en Bourgogne et en Suisse, van Heuraet retourna à Leyde.

HILBERT David (1862-1943), Allemagne.
Né à Konigsberg, Hilbert étudia, de 1880 à 1884, à l'Université de sa ville natale (à l'exception de son second semestre qu'il passa à Heidelberg). II fit un voyage à Leipzig et Paris, et se qualifia, en 1886, comme Privatdozent à l'Université de Kônigsberg. En 1895, il obtint une chaire à Gôttingen, qu'il garda jusqu'à sa retraite, en 1930. 
Hilbert s'intéresse à tous les domaines des mathématiques, théoriques ou appliquées. Il contribue en particulier à la théorie des nombres, aux fondement des mathématiques, à la théorie des équations différentielles et à la géométrie.
En 1900, il présente au congrès de Paris, 23 problèmes (les problèmes de Hilbert) qui, selon lui, sont les plus importants pour le siècle à venir. Les travaux qui résulteront de l'étude de ses problème s'avèreront en effet extrêmement fécond pour la recherche mathématique.
On dit de lui que c'est le dernier mathématicien à dominer toutes les branches de la discipline.
Son nom reste attaché aux espaces qu'il étudia, les espaces de Hilbert.
Il introduit le terme d'anneau en 1897 dans un sens proche de celui qu'on lui donnera à partir du début du 20ème siècle. [Dieudo] p 108

HILL George William (1838-1914), USA.
Né à New York, Hill étudia à Rutgers et à Cambridge, puis se consacra entièrement à ses recherches de Mécanique céleste, n'acceptant un poste d'enseignement de l'Astronomie à Colommbia University que de 1898 à 1901.

HIPPASE de Métaponte (Métaponte, milieu du 5ème siècle av. J.-C.), Grèce.
Hippase est un mathématicien ayant appartenu à la fraternité pythagoricienne. Il reste célèbre pour avoir divulgué l'incommensurabilité de √2, c'est à dire que √2 n'est pas un nombre rationnel (une fraction).
Les pythagorieciens découvrent en fait que la diagonale d'un carré de côté 1,qui fait √2 d'après le théorème de Pythagore, ne peut pas s'exprimer sous la forme d'une fraction.
On raconte qu'Hippase, après avoir enfreint les règles de la fraternité en divulguant sa découverte, péri dans un naufrage. 
L'historien et philosophe PROCLUS (Constantinople 412 - Athène 485)met cependant en doute la véracité de cette légende.
Hippase a aussi proposé une construction du pentagone régulier.

HOPF Heinz (1894-1971), Allemagne.
Né à Breslau (Allemagne), Hopf étudia, à partir de 1920, successivement aux Universités de Berlin, Heidelberg et Gôttingen. Après un séjour d'un an à l'Université de Princeton, Hopf reprit, en 1931, la chaire de H. Weyl à l'École polytechnique fédérale de Zürich.

HORNER William George (1787 - Bath 1837), Angleterre.
Horner enseigne toute sa vie les mathématiques à Bath. Il reste célèbre pour sa méthode de calcul des valeurs approchées des racines d'une équation numérique (le schéma de Horner). Cet algorithme serait en fait déjà connu des chinois, notamment de QIN JIU ZHAO (env. 1200 - env. 1260).

HUREWICZ Witold (1904-1956), Pologne.
W. Hurewicz est né à Lodz (Pologne) et a fait ses études universitaires à Vienne, où il passa son doctorat, en 1926. Il enseigna à Amsterdam jusqu'en 1936, date de son départ aux États-Unis, où il travailla successivement à Princeton, à l'Université de Caroline du Nord, puis au M.l.T. E.U.

HURWITZ Adolf (1859-1919), Allemagne.
Né à Hildesheim (Allemagne), Hurwitz étudia aux Universités de Munich, Berlin et Leipzig. En 1882, il se fit habiliter à l'Université de Gôttingen. Il enseigna ensuite à l'Université de Kônigsberg et accepta, en 1892, une chaire à l'École polytechnique de Zürich, qu'il détint jusqu'à sa mort.

HUYGENS Christiaan (1629-1695) 
Néà la Haye, Huygens étudia le droit et les mathématiques sous F. van Schooten à l'Université de Leyde (1645-47) et le droit au nouveau Collegium Arausiacum de Bréda (1647-49). De 1650 à 1666, Huygens, grâce à une rente de son père, se dévoua entièrement à l'étude des sciences. A la fondation de l'Académie des sciences de Paris, il accepta d'en être un membre rémunéré. A la mort de Colbert, il rentra à la Haye. 
Il est surtout connu pour ses travaux en physique, en particulier sur le pendule et la chute des corps ainsi que son invention de l'horloge.
En mathématiques, ses travaux portent sur les propriétés des courbes et sur le calcul des probabilités.
Il introduit les notions d'enveloppe d'une famille de droites, puis en 1673 celle de développée et de développante d'une courbe, traitant en particulier le cas des paraboles et de la cycloïde. Il introduit aussi la notion d'espérance mathématique.

HYPATHIE (Alexandrie 370 - Alexandrie 415), Grèce.
Mathématicienne et philosophe grecque, Hypathie est la fille de Théon d'Alexandrie. Célèbre tant pour sa beauté que pour son intelligence, elle enseigne au Musée (école fondée par Ptolémée 1er). Vers 400, elle dirige l'école néoplatonicienne d'Alexandrie mais l'évêque Cyrille d'Alexandrie la fait assasiner considérant qu'elle représente un danger pour la pensée chrétienne.
Elle fait partie des commentateurs des mathématiques grecques en particulier des Eléments d'Euclide et donc n'apporte que peut de choses nouvelles mais elle reste la première mathématicienne de l'histoire.



I.

IVORY James (1765-1842), Ecosse.
Né à Dundee (Ecosse), Ivory fut éduqué aux Universités de St. Andrews et d'Edinbourg et enseigna ensuite les mathématiques et la philosophie naturelle à Dundee. De 1789 à 1804, il fut administrateur d'une filature de lin et, de 1804 à sa retraite, en 1819, professeur de mathématiques au Collège militaire royal de Great-Marlow. En 1815, Ivory fut élu membre de la Royal Society de Londres.


J.

JACOBI Carl Gustav Jacob (1804-1851), Allemagne.
Né à Potsdam (Allemagne), fils d'un banquier juif, Jacobi, après avoir soutenu une thèse à l'Université de Berlin, se convertit au christianisme pour pouvoir se faire habiliter. En 1826, il fut appelé à l'Université de Kônigsberg. L'état de sa santé l'obligea, en 1843, à faire un voyage en Italie. A son retour, en 1844, il reprit une chaire à Berlin. Jacobi était membre de l'Académie des sciences de Berlin. 
Jacobi était réputé pour ses talents de pédagogue et à ce titre exerce une influence marquée sur ses élèves.
Ses travaux portent sur la théorie des nombres, l'analyse et les équations aux dérivées partielles, la mécanique el l'algèbre.
En 1826-1827 il établit, indépendamment d'Abel, les principaux résultats sur les fonctions elliptiques.
C'est cependant surtout parcequ'il a développé la théorie des déterminant qu'il applique ensuite aux fonctions de plusieurs variables qu'il reste célèbre. 
On parle en mathématique de matrice jacobienne et de jacobien qui furent introduits en 1929 par Jacobi et dénommés ainsi par Sylvester. [HaSu] p184
Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.

JACOBSON Nathan (1910 - 1999), USA.
Jacobson était un mathématicien américain. Né à Varsovie (Pologne) d'une famille juive, il a émigré aux Etats-Unis avec sa famille en 1918.
Ses travaux portent sur l'algèbre et il est considéré comme l'un des principaux algébristes de sa génération. Il est diplomé de l'université de l'Alabama en 1930 et obtient un doctorat de mathématiques à l'université de Princeton en 1934. Tout en travaillant sur sa thèse, Non-commutative polynomials and cyclic algebras (polynômes non commutatifs et algèbres cyclique), est en relation avec WEDDERBURN Joseph Henry Maclagan (1882-1948). 
Jacobson a enseigné à l'université de Bryn Mawr (1935-1936), à l'université de Chicago (1936-1937), à l'université de la Caroline du Nord à la colline de chapelle (1937-1943), et à l'université de Johns Hopkins (1943-1947) avant de joindre l'université de Yale en 1947 jusqu'à sa retraite. Il était un membre de la National Academy of Sciences et de l'académie américaine des arts et des sciences. Il fut aussi président de la société mathématique américaine de 1971 à 1973, obtient le prix de Leroy P. Steele en 1998. Il était également vice-président de l'union mathématique internationale de 1972 à 1974. 
L'origine du symbole C pour désigner l'ensemble des nombres complexes est assez récente. On trouve selon l'historien des mathématiques William C. Waterhouse (en 2001) ce symbole dans les papiers de Nathan Jacobson, Structure and Automorphisms of Semi-Simple Lie Groups in the Large, (1939). [Cajo] (Voir histoire des symboles mathématiques)

JANISZEWSKI Zygmunt (1888-1920), Pologne.
Né à Varsovie (Pologne), Janiszewski fit ses études universitaires à Zürich, Munich, Gôttingen et Paris. Il enseigna les mathématiques à la Société des cours de sciences, qui avait remplacé l'Univerrsité polonaise de Varsovie et à l'Université de Lvov. Pendant la première guerre mondiale, il combattit pour l'indépendance de la Pologne. Il accepta ensuite une chaire à l'Université de Varsovie redevenue polonaise. Il était le cofondateur du journal Fundamenta mathematicae.

JEVONS William Stanley (1835-1882), Angleterre.
Né à Liverpool, Jevons commença ses études au collège de l'Université de Londres et les interrompit pour gagner sa vie comme essayeur de monnaie en Australie. Après y avoir été professeur de philosophie, il revint en Angleterre pour perfectionner sa formation. En 1866, il accepta une chaire de logique à Manchester puis, à partir de 1876, enseigna l'économie au collège de l'Université de Londres, Jevons était membre de la Royal Society.

JONES William (1675 - Londres 1749), Angleterre.
Jones sert tout d'abord en mer, enseignant les mathématiques à bord d'un bateau entre 1695 et 1702. Après ces voyages, il devient professeur de mathématiques à Londres. Jones publie Synopsis Palmariorum Pathesios 1706, aussi appeléA New Introduction to the Mathematics, un travail de synthèse qui inclut le théorème sur le calcul différentiel et les séries infinies.
C'est dans cet ouvrage, qu'il utilise le symbole π, symbole qui sera adopté par Euler en 1748 dans son Introduction à l'Analyse infinitésimale. Barrow et Oughtred l'avait cependant utilisé avant lui pour désigner le périmètre d'un cercle. 
Williams Jones publie en 1711 des travaux sur le calcul différentiel et intégral qui diffusent et complètent ceux de Newton. Il remplit ainsi avec DITTON, le rôle joué par le marquis de L'HOPITAL sur le continent.
Il édite aussi les papiers du mathématicien John Collins, 25 ans après sa mort, dans l'ouvrage Commercium epistolicum.
Il devient un ami proche d'Isaac Newton et d'Edmund Halley. En 1712, il est nommé Fellow de la Royal Society, il en sera plus tard le vice-président. Son fils, également appelé William Jones, est un linguiste célèbre qui a découvert le groupe des langues indo-européennes. 

JORDAN Camille Marie Ennemond (1838-1922), France.
Né à Lyon, Jordan fut élève à l'École polytechnique dans laquelle il entre major avec la note de 19,8 sur 20.
Il entre à l'École des mines et exerce sa profession d'ingénieur jusqu'en 1885. De 1873 à sa retraite, en 1912, il enseigna à l'École polytechnique et au collège de France (où il succède à LIOUVILLE). Il fut élu membre de l'Académie des sciences, en 1881.
Son oeuvre est considérable et traite de tous les domaines des mathématiques.
Ses travaux majeurs portent sur la théorie des groupes, l'algèbre linéaire, la théorie de l'intégration et l'étude des courbes.
Il sera le premier à prolonger la théorie de Galois et il défini la notion de groupe quotient. En 1872, il utilise pour la première fois la notation G/H pour désigner le quotient du groupe G par son sous-groupe H.
Il définit aussi le produit scalaire à l'aide d'une forme bilinéaire symétrique définie positive.



K.

KELVIN, Lord (William Thomson) (1824-1907), Irlande.
Né à Belfast (Irlande), Kelvin étudia à l'Université écossaise de Glasgow et à Cambridge, puis fit deux voyages d'études à Paris (1839, 1845). A son retour à Glasgow, il devint professeur de philosophie naturelle et garda ce poste jusqu'à sa mort. Il joua un rôle important dans la pose d'un cable télégraphique sous-marin entre l'Irlande et Terre-neuve (1857-1865).

KEPLER Johannes (Weil der Stadt 1571 - Ratisbonne 1630), Allemagne.
Issu d'une famille modeste, son père est mercenaire, Kepler est un astronome célèbre pour avoir étudié et confirmé l'hypothèse héliocentrique (la Terre tourne autour du Soleil) de Nicolas Copernic. Il découvre que les planètes ne décrivent pas un cercle parfait autour du Soleil mais suivent des ellipses. Il a propose des relations mathématiques, les trois Lois de Kepler, qui régissent les mouvements des planètes sur leurs orbites. Il étudie les coniques, introduit le terme foyerest est le premier à parler de point à l'infini.
Il s'intéresse aussi aux polyèdres étoilés réguliers. 
KEPLER trouve les deux premiers, deux dodécaèdres (12 faces) étoilés réguliers dont les faces sont isométriques et les angles d'arêtes de leurs angles polyèdres mesurent tous 36°.
Par la suite POINSOT Louis (1777-1859) découvre en 1809 les deux derniers polyèdres croisés réguliers, un icosaèdre (20 faces) et un dodécaèdre. CAUCHY prouva qu'il n'en existe pas d'autres.
Notons que KEPLER utilisait le symbole Log. (pour logarithme) en 1624 dans Chilias logarithmorum. (Voir histoire des symboles mathématiques)

KHINTCHINE Alexandre Jakovlevitch (1894-1959), Russie.
Né à Kondrovo (Russie), Khintchine étudia les mathématiques à l'Université de Moscou. A partir de 1918, il enseigna dans de nombreux collèges à Moscou et Ivanovo et, à partir de 1927, à l'Université de Moscou.

KHWARIZMI Mohammed Ibn musa AL ( khiva 788 - Bagdad 850), Perse.
Originaire de la région du Kharezm dans l'ouest de l'Ouzbékistan actuel, AL KHWARIZMI Mohammed Ibn musa est mathématicien et astronome (c'est courant à l'époque). Il vit à Bagdad à l'époque de sa splendeur.
Il s'inspire des traductions des écrits grecs, des mathématiques indiennes, et est le premier à véritablement donner un algorithme (mot qui vient d'une latinisation de son nom) de résolution des équations de degré 2. Ne considérant pas les négatifs comme des nombres, il propose plusieurs modèles de résolution selon la forme de l'équation.
Ses méthodes sont purement algébriques mais, influencé par les Grecs, il complète toujours ses démonstrations d'une preuve géométrique. 
Son premier ouvrage, kitab al jabr w'al muqabalah (livre de la remise en place et de la simplification) donne son nom à l'algèbre.
Il pose le premier le problème de résolution des équations algébriques par radicaux. [Gueridon] p 27

KILLING Wilhelm Karl Joseph (1847-1923), Allemagne.
Né à Burbach (Allemagne), Killing fit ses études universitaires à Münster et à Berlin. Il fut professeur au lycée de Brilon (1878-1882), au lycée de Braunsberg (1882-1892) et à l'Université de Münster (1892-1920).

KLEIN Felix (1849-1925), Allemagne.
Né à Dusseldorf, Klein fit ses études aux Universités de Bonn, Gôttingen, Berlin et Paris. Il enseigna à l'Université d'Erlangen (1872-75), à l'École polytechnique de Munich (1875-80), à l'Université de Leipzig (1880--86) et finalement à Gôttingen (1886-1913). Il était, depuis 1872, l'éditeur de Mathematische Annalen et fonda, en 1895, la grande Enzyclopiidie der mathematischen Wissensschaften.

KOCH Helge VON 1870 - 1924, Suède.
Le mathématicien suédois Helge VON KOCH reste connu car il donne en 1906 un exemple de courpe fermée non différentiable de périmètre infini - en fait, la distance entre deux points quelconques sur la courbe est infinie - et qui englobe un domaine borné donc d'aire finie. Son nom reste bien sur attaché à la courbe dite courbe de von Koch 
Cette courbe est construite comme limite uniforme d'une suite (Cn) de lignes brisées définies par récurrence de la manière suivante :

1°) C1 est un triangle équilatéral ;
2°) La courbe C2 est obtenue en remplaçant le tiers central l de chaque côté de C1 par les deux autres côtés du triangle équilatéral extérieur à C1 et dont l est le premier côté; 
3°) d'une manière générale, le passage de Cn à Cn+1 s'obtient en effectuant cette dernière opération sur chacun des segments qui composent Cn cette courbe à la forme d'un flocon

KODAIRA Kunihiko (Tokyo 1915 - 1997), Japon.
Après des études qu'il termine en 1941 et six ans d'enseignement à l'université de Tokyo, le mathématicien japonais Kunihiko KODAIRA (prononcer Kodaïra) part travailler en 1949 à Princeton aux Etats-Unis. En 1967, il reprend l'enseignement dans son université d'origine. Ses travaux, qui portent sur les géométries algébriques et différentielles et sur l'étude des variétés différentielles complexes, lui valent, en 1954, la médaille Fields.

KOEBE Paul (1882-1945), Allemagne.
Koebe fut élève de H. A. Schwarz à l'Université de Berlin et soutint sa thèse, en 1905. A partir de 1926, il fut professeur de mathématiques et directeur du séminaire de mathématiques de l'Université de Leipzig.

KOLMOGOROV Andreï Nikolaïevitch (Tambov 1903 - Moscou 1987), Russie.
Le mathématicien russe Andreï KOLMOGOROV entre à dix-sept ans à l'uniiversité de Moscou. Il y obtient, en 1925, un poste de chercheur associé, il y est nommé professeur en 1931 et devient deux ans plus tard directeur de l'institut de mathématiques. Outre son œuvre de chercheur, KOLMOGOROV s'intéresse à l'apprentissage des mathématiques et c'est à son instigation que de nouveaux programmes sont proposés aux écoliers soviétiques.
Les travaux de KOLMOGOROV touchent de nombreux domaines des mathématiques, mais c'est en théorie des probabilités que son apport est fondamental. Dans les années 1920, Andreï KOLMOGOROV développe une étude sur la théorie des ensembles, ce qui l'amène à proposer une axiomatisation de la notion de probabilité à l'aide de la théorie de la mesure. Dans les années 1930, il définit les processus stochastiques et travaille sur les processus de Markov et les processus stationnnaires dans ses traités Théorie générale de la mesure et théorie des probabilités (1929), Grunèlbegriffe der Wahrscheinlichkeitsrechnung (1933). 
En topologie, il définit, indépendamment du mathématicien anglais ALEXANDER James Waddell (1888-1971), l'opérateur nabla ∇. 
Par la suite, il se tourne vers la théorie de l'information et s'intéresse au treizième problème de Hilbert.

KONIGSBERGER Leo (1837-1921), Allemagne.
Né à Posen (Allemagne), Kônigsberger étudia la physique et les mathématiques à l'Université de Berlin, où Weierstrass fut son professeur. Diplômé en 1860, il enseigna à l'Université de Greifswald (1864-69), à l'Université de Heidelberg (1869-75), à l'École polytechnique de Dresde (1875-77) et à l'Université de Vienne. Il retourna à Heidelberg, en 1884.

KOVALEVSKI Sophie Vassilievna ou Sofia KOVALEVSKAYA (Moscou 1850 - Stockholm 1891), Russie.
Mathématicienne et romancière, Sophie KOVALEVSKI ( ou Sofia KOVALEVSKAYA en russe) naît dans une famille aristocratique, on dit même qu'elle descend de l'ancien roi de Hongrie Matthias Corvin. Ses aptitudes avérées en mathématiques lui permettent de suivre des cours à l'académie navale de Saint Pétersbourg. Elle épouse en 1868 le paléontolologue Vladimir KOVALEVSKI et le couple s'installe à Heidelberg, où Sophie suit les cours de HELMHOLTZ, DU BOIS REYMOND et KIRCHOFF. 
La famille KOVALEVSKI arrive à Berlin en 1871, mais Sophie n'est pas autorisée à suivre des cours à l'université. C'est alors le célèbre WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897) qui lui donne des leçons particulières, ce qui lui permet de passer son doctorat en 1874 à Gottingen. A la mort de son mari en 1883, Sophie s'installe à Stockholm. Elle donne quelques conférences à l'université et y obtient un poste de professeur en 1889, alors que sa renommée est faite. 
Les travaux de Sophie KOVALEVSKI portent sur les équations différentielles aux dérivées partielles et leurs applications en mécanique. Grace à son article sur la rotation des corps, elle est primée en 1888 par l'Académie des sciences de Paris, et le prix est même doublé.
Sophie KOVALEVSKI partage son temps entre les sciences et la littérature. Elle écrit plusieurs romans, en particulier Vera Vorontsov qui décrit la vie en Russie.
Son nom reste associé à un théorème, le théorème de CAUCHY-KOVALESKI qui traite de l'existence de solutions d'une équation aux dérivées partielles. Notons que le mathématicien français Augustin-Louis CAUCHY (1789-1857) propose un cas particulier de ce théorème, et que KOVALEVSKI Sophie le généralise.

KRAMP (Strasbourg 1760 - Strasbourg 1826), France.
Christian Kramp est un mathématicien alsacien dont le père était professeur au lycée de Strasbourg. Kramp étudia la médecine. 
En 1795 la France annexa la Rhénanie dans laquelle Kramp exerçait, il devint alors professeur à Cologne (cette ville étant française de 1794 à 1815), enseignant les mathématiques, la chimie et la physique. Kramp fut nommé professeur de mathématiques dans sa ville natale de Strasbourg, en 1809.Il est alors à la section de géométrie de l'Académie des sciences en 1817. 
Ses travaux portent sur la fonction factorielle généralisée qui s'applique aux nombres qui ne sont pas des entiers (travaux aussi réalisés par Louis François Antoine Arbogast). Il fut le premier à utiliser la notation n! (voir histoire des symboles mathématiques)

KRONECKER Leopold (1823-1891), Allemagne.
Né à Liegnitz (Allemagne), Kronecker est tout d'abord l'élève de Ernst KUMMER (1810-1893) avant de partir étudier à l'université de Berlin sous la direction de JACOBI, STEINER et DIRICHLET.
Il part ensuite pour l'université de Bonn où il retrouve Ernst KUMMER puis à Breslau. Il passe son doctorat, en 1845, à l'Université de Berlin. De 1845 à 1855, Kronecker dirigea une exploitation familiale, puis revint à Berlin, financièrement indépendant. En 1861, il fut nommé membre de l'Académie des sciences et put donner des cours à l'Université avec WEIERSTRASS et KUMMER. 
En 1883, il succéde à KUMMER dans la chaire de mathématiques. A partir de 1880, il édite le Journal für die reine und angewandte Mathematik.
Ses travaux portent sur la théorie des équations, les fonctions elliptiques et la théorie algébrique des nombres. KRONECKER est l'un des premiers à comprendre les travaux de GALOIS (1811-1832) et il propose en 1870, la première définition axiomatique d'un groupe commutatif fini (WEBER généralisera le concept en 1893). En 1882, il introduit une notion proche de celle d'idéal qu'il nomme système modulaire.
Si KRONECKER est considéré comme l'un des grands mathématiciens du 19ème, on lui reproche souvent sa farouche opposition aux idées révolutionnaires de CANTOR sur les ensembles infinis. 
Son nom reste associé au symbole dit de KRONECKER, δij qui vaut 1 si i = j, et 0 sinon.

KRULL Wolfgang (1899-1970), Allemagne.
Né à Baden-Baden, Krull passa son doctorat, en 1921, à l'Université de Freiburg. De 1922 à 1928, il enseigna à cette même université. En 1928, il fut nommé professeur à l'Université d'Erlangen et, en 1938, à Bonn.
Ses travaux portent sur l'algèbre qu'il fonde sur les notion de structure (groupe, anneaux, ideaux, modules..) aux côtés de ARTIN Emil (1898-1962) et NOETHER Emmy (1882-1935).
Il développe la théorie des groupe opérant sur un ensemble, parallèlement à Otto SCHMIDT (1891 - 1956), en se consacrant uniquement aux groupes abéliens (commutatifs).

KUMMER Ernst Eduard (1810-1893), Allemagne.
Né à Sorau (Allemagne), Kummer fit ses études à l'Université de Halle (1828-31), puis enseigna, de 1832 à 1842, au lycée de Liegnitz, où Kronecker fut son élève, et à l'Université de Breslau. Il succéda, en 1855, à Dirichlet à Berlin et fonda avec Weierstrass, en 1861, le premier séminaire allemand de mathématiques pures. Il était membre de l'Académie de Berlin, depuis 1855. 
Ses travaux portent sur la théorie des nombres et la géométrie.
Il tente vainement de démontrer le théorème de FERMAT Pierre de (1601-1665), mais ses travaux le poussent à introduire des notions nouvelles comme les nombres idéaux, qui inspireront DEDEKIND pour définir les idéaux.
C'est KUMMER qui introduit les nombres algébriques.

 


 

L.

LA VALLÉE-POUSSIN Charles Jean DE (Louvain 1866 - Boitsfort 1962), Belgique.
De la Vallée-Poussin fit ses études à l'Université de Louvain (Belgique), sa ville natale. Il y fut également professeur, à l'exception des années 1914-18, où il enseigna à la Sorbonne et au Collège de France. En 1945, il fut élu membre étranger de l'Académie des sciences de Paris.
Il est célèbre pour avoir démontré, indépendamment de HADAMARD Jacques (1865-1963), en 1896, le théorème des nombres premiers.
Il travaille aussi sur la fonction zéta de RIEMANN Georg Friedrich Bernhard (1826-1866), les fonctions trigonométriques, les approximations de fonctions et la physique mathématique.

LAGRANGE Joseph Louis (1736-1813), France.
Né à Turin, d'un père d'origine française, Giuseppe Lodovico LAGRANGIA est la cadet d'une fammille de 11 enfants.
Il découvre un mémoire de l'astronome anglais Edmond HALLEY et se passionne dès lors pour l'astronomie.
A 19 ans, il est nommé, en 1755, professeur à l'École d'Artillerie de Turin. Il fonda avec des amis une société scientifique. 
Il publie très jeune et entretient une correspondance avec l'autre géant du 18ème siècle, EULER Leonhard (Bâle 1707 - Saint-Pétersbourg 1783). En 1664, il remporte le prix de l'académie des sciences de Turin. En 1766, il accepta la direction de la section mathématique de l'Académie de Berlin que lui propose Frédéric le Grand (qui le considère comme le plus grand mathématicien de l'époque).
En 1787, Lagrange quitta Berlin pour Paris, où il devint pensionnaire de l'Académie des sciences. Il était membre de la Commission des poids et mesures et du Bureau des longitudes dès sa formation en 1795. Il enseigna les mathématiques à l'École normale de l'an III et à l'École polytechnique' (1794-99).
Lagrange est considéré avec EULER comme le fondateur de calcul des variations. Ses travaux portent aussi sur la mécanique, la théorie des nombres et les équations algébriques (où il est le précurseur d'ABEL et de GALOIS)
Les notations f '(x) pour la dérivée première, f ''(x) pour la dérivée seconde, etc., sont introduites par Joseph Louis Lagrange (1736-1813). En 1797 dans Théorie des fonctions analytiques il utilise f'x et f''x.
Mais dans Nouvelle méthode pour résoudre les équations littérales par le moyen des séries (1770) il utilise la notation Ψ'. [Cajo]
Pour plus d'informations, voir la page sur l'histoire des symboles mathématiques.

LAGUERRE Edmond Nicolas (1834-1886), France.
Né à Bar-le-Duc, Laguerre, ancien élève de l'École polytechnique, fut officier d'artillerie jusqu'en 1864. Il retourna alors à Paris et à l'École polytechnique pour y enseigner jusqu'à la fin de sa vie. En 1883, il accepta la chaire de physique mathématique au collège de France. 
On lui doit des études des fonctions définies par une intégrale et de leur décomposition en fractions continues. Son nom est attaché aux polynômes orthogonaux, les polynômes de LAGUERRE.

LAMBERT Johann Heinrich (1728-1777), Suisse.
Né à Mulhouse (alors que celle-ci en encore suisse), Lambert est issu d'une fammile modeste (son père est tailleur). Il dut quitter l'école à l'âge de douze ans et s'instruisit lui-même. Après avoir fait divers métiers, il fut, de 1748 à 1758, précepteur dans une famille noble de Coire (Suisse). Pendant ce séjour il devint membre de la Société scientifique (Suisse). Au début des années 1760, il devait organiser la nouvelle Académie bavaroise des sciences, mais, en 1762 déjà, il quitta Munich pour Berlin. En 1765, il fut nommé membre de l'Académie de Berlin.
Il est considéré comme l'un des précurseurs de la géométrie non euclidienne. 
Il travaille sur les fractions continues et, poursuivant les travaux de son ami EULER, il démontre que si x est un rationnel non nul, exp(x) et tan x sont irrationels. En particulier, avec l'égalité tan (π/4) = 1, il déduit l'irrationalité de π.
Il propose la première étude des fonctions hyperboliques.
Son nom reste attaché au quadrilatère de Lambert, quadrilatère ayant trois angles droits et le quatrième obtus.

LAMÉ Gabriel (1795-1870), France.
Né à Tours, Lamé fut étudiant à l'École polytechnique et à l'École des mines. Il passa ensuite douze ans à Saint-Pétersbourg, actif comme enseignant et comme ingénieur. Il détint la chaire de physique à l'École polytechnique (1832-44), fut examinateur (1844-51), puis professeur de l'Université de Paris. Devenu sourd, il prit sa retraite en 1862. Il était membre de l'Académie des sciences. .

LANDAU Edmund Georg Hermann (1877-1938), Allemagne.
Landau fit ses études à Berlin, sa ville natale, y soutint une thèse, en 1899, et se destina à l'enseignement. A partir de 1909 il fut professeur à Gôttingen jusqu'à ce qu'en 1933 le régime national-socialiste (Nazi) le forçât d'abandonner sa chaire. Landau était membre de nombreuses académies.
Ses travaux portent sur les séries de DIRICHLET, la théorie analytique des nombres et sur les fonction de variables complexes, en particulier la fonction Zêta (ou dzêta) de RIEMANN.
Son nom est attaché à ce que l'on nomme la notation de LANDAU o.

LANDEN John (1719-1790), Angleterre.
Né à Peakirk (Angleterre), Landen se fit arpenteur et, de 1762 à 1788, il fut gérant de la propriété d'un comte Fitzwilliam. Il s'occupa de mathématiques pendant ses loisirs. Il était membre de la Royal Society à partir de 1766.

LAPLACE Pierre Simon, marquis de (1749-1827), France.
Né à Beaumont-en-Auge, filsde cultivateur, Laplace s'initia aux mathématiques à l'École militaire de cette petite ville. Il y commença son enseignement. En 1784, il devint examinateur du corps de l'artillerie et fut élu, en 1773, à!' Académie des scie.nces. A la Révolution, il participa à l'organisation de l'École polytechnique et de l'École normale et fut membre de l'Institut dès sa création. Bonaparte lui confia le ministère de l'Intérieur, mais seulement pour six semaines.
Ses travaux sur la théorie de la gravitation ont un impact considérable. Il étudie la perturbation de l'orbite des planètes et reste célèbre pour son hypothèse de l'origine de l'univers, issu d'une nébuleuse primitive. 
Cet intérêt pour la physique le pousse à s'intéresser aux équations diférentielles et à celles aux dérivées partielles. Pour cela, il introduit des notions primitives du calcul matriciel. Il propose une méthode de calcul d'un déterminant qui porte son nom. Ce développement de LAPLACE est la méthode classique de développement d'un déterminant selon une ligne ou une colonne.
Dès 1774, il travaille sur la théorie des probabilité. Il utilise les densités continues et obtient la première formule ∫IR exp( - t²) dt = √π.

LAURENT Pierre Alphonse (1813-1854), France.
Né à Paris, Laurent fut élève à l'École polytechnique et à l'École d'application à Metz. En tant qu'ingénieur, il participa à une expédition en Algérie, dirigea les travaux hydrauliques lors de l'agrandissement du port du Havre et se joignit, à Paris, au comité des fortifications. 
Il étudie les fonctions de variable complexe et leur développement en séries entières indexées sur l'ensemble Z des entiers relatifs.

LEBESGUE Henri (Beauvais 1875 - Paris 1941), France.
Henri Lebesgue est fils d'un ouvrier typographique qui meurt alors qu'Henri n'est encore qu'un enfant. Il fait de brillantes études et entre à l'École normale supérieure où il suit les cours d'Emile BOREL. Jusqu'à 1906, il est professeur à l'université de Rennes puis à Poitiers avant de rejoindre le Collège de France en 1912. En 1922 il entre à l'académie des sciences.
Ses travaux portent sur une nouvelle théorie de l'intégration qui généralise celle de RIEMANN, sur les fonctions de plusieurs variables et sur les séries de fonctions.
Dans sa thèse de 1901, Intégrale, longueur, aire, il améliore la théorie de la mesure de BOREL.
Sa nouvelle théorie de l'intégration permet grace au théorème de la convergence dominée, de se passer de la convergence uniforme au profit de la convergence simple.
Il montre en 1904, qu'une fonction bornée est intégrable au sens de Riemann si et seulement si l'ensemble de ses points de discontinuité est de mesure nulle. 
Il applique sa nouvelle théorie aux séries de Fourier et un lemme important liés aux séries de Fourier porte son nom (le Lemme de Riemann-Lebesgue).

LEFSCHETZ Solomon (1884-1972), américain d'origine russe.
Né à Moscou, Lefschetz a fait ses études à l'École centrale de Paris, puis, après un accident où il perdit les deux mains, il émigra aux États-Unis, où il perfectionna sa formation à Clark University. Il enseigna à l'Université du Kansas jusqu'en 1925, à Princeton jusqu'en 1953. Ses premières recherches traient de la topologie en 1920. Il démontre en 1926 un théorème du point fixe.
C'est à lui que l'on doit l'utisation du mot topologie

LEGENDRE Adrien-Marie (1752-1833), France.
Né à Paris, Legendre, après des études au collège Mazarin, se consacra à la recherche scientifique. Il enseigna les mathématiques à l'École militaire de Paris (1775-1780). En 1783, il fut élu à l'Académie des sciences. Pendant l'année 1794, il fut à la tête de la Commission d'instruction publique. De 1799 à 1815, il fut examinateur à l'École polytechnique et, en 1813, il remplaça Lagrange au Bureau des longitudes.
Ses premiers travaux traitent de mécanique et dans l'un d'eux,il introduit la fonction qui porte son nom, la fonction de Legendre, définie comme solution d'une équation différentielle
Il travaille aussi sur les fonctions elliptiques. Il propose les trois formes réduites de sintégrales elliptiques.
Ses travaux les plus importants concernent la théorie des nombres. Il démontre en 1830 la loi de réciprocité quadratique.
Dans ses Eléménts de géométrie, il poursuit l'oeuvre d'EUCLIDE et démontre l'irrationalité de π² et en déduit celle de π. Le suisse LAMBERT Johann Heinrich (1728-1777) avait déjà démontré celle de π mais la démonstration de LEGENDRE est plus simple.
Il conjecture aussi la transcendance de pi.

Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.
le symbole ∂ fut pour la première fois utilisé par Adrien-Marie LEGENDRE (1752-1833) en 1786 dans "Memoire sur la manière de distinguer les maxima des minima dans le Calcul des Variations. LEGENDRE abandonne cette notation par la suite (Voir histoire des symboles mathématiques).

LEIBNIZ Gottfried Wilhelm (1646-1716), Allemagne.
[...]

LE ROUX Jean-Marie (1863-1949), France.
Né à Prat. Le Roux étudia aux Universités de Rennes et de Bordeaux. Il fut instituteur à Guincamp (1882-89), professeur de lycée à Brest (1889-1896) et à Montpellier (1896-98) avant de devenir professeur de mathématiques appliquées à l'Université de Rennes.

LEVI Eugenio Elia (1883-1917), Italie.
Né à Turin, E. E. Levi étudia à l'Université de Pise et y passa son doctorat, en 1904. A partir de 1909, il fut professeur de mathématiques à l'Université de Gênes. Il est tombé pendant la première guerre mondiale à Subido.

LEVI-CIVITA Tullio (1873-1941), Italie.
Né à Padoue, Levi-Civita fit ses études dans cette ville et y devint professeur, en 1897. A partir de 1919, il enseigna à l'Université de Rome, mais fut obligé de prendre sa retraite en 1938, à cause des , lois raciales fascistes contre les juifs.

LEVY Paul (1886-1971), France.
Elève de l'École polytechnique et de l'École nationale supérieure des mines, P. Lévy obtint son doctorat ès sciences, en 1912. Il enseigna à l'École polytechnique (1920-59) et à l'École des mines (1914-51). Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1964.

LEXELL Anders Johan (1740-1784), Suède.
Né à Âbo (alors en Suède), Lexell obtint un diplôme de l'Université d'Âbo, puis enseigna à l'École nautique d'Upsal. En 1768, il accepta une invitation de l'Académie des sciences de Saintbourg. En 1771, il y fut nommé professeur d'astronomie et, en 1783, il succéda à Euler dans la chaire de mathématiques.

LHUILIER ou L'HUILIER Simon Antoine Jean (Genève 1750 - 1840), Suisse.
Le mathématicien suisse Simon LHUILIER devient professeur à l'université de Genève en 1795 après avoir été précepteur à Varsovie.
ses travaux portent sur la géométrie, les polygones et polyèdres. Il énonce les concept de limite lors d'un travail pour l'université de Berlin.
On lui doit en 1786 l'abréviation lim pour désigner la limite ainsi que le terme série de Taylor. 
(Voir histoire des symboles mathématiques).

LIAPOUNOFF Alexandre Mikhailovitch (1857-1918), Russie.
Né à Yaroslavl (Russie), Liapounofi fit ses études sous Tchébichev à l'Université de Saintbourg. De 1885 à 1901 il enseigna à l'Université de Kharkov. Elu membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, il s'y consacra entièrement à la recherche. Après un séjour d'un an à Odessa, Liapounofi se suicida après la mort de sa femme.

LIE Marius Sophus (1842-1899), Norvège.
Né à Nordfjordeid (Norvège), Lie étudia à l'Université de Christiania. Il donna des leçons particuulières pour gagner sa vie, et passa avec Klein l'hiver 1869-70 à Berlin, l'été 1870 à Paris. En 1872, une chaire de mathématiques fut créée pour lui à Christiania et, en 1886, il succéda à Klein à Leipzig. En 1898, il retourna à l'Université de Christiania.

LINDEMANN Carl Louis Ferdinand (1852-1939), Allemagne.
Né à Hanovre (Allemagne), Lindemann fit ses études à Giittingen, Erlangen et Münich et obtint, en 1873, un doctorat de l'Université d'Erlangen. Il enseigna aux Universités de Würzburg (1877), Freiburg (1877-83), Kiinigsberg (1883-93) et Munich. Il était membre de l'Académie bavaroise des sciences. 
Ses travaux portent sur la théorie des nombres, la géométrie algébrique et la théorie des fonctions abéliennes.
Il reste célèbre pour avoir, en 1882, démontré la transcendance du nombre pi (Π). C'est à dire que pi n'est racine d'aucune équations polynômiale à coefficients entiers.
Il montra d'abord que le nombre e à n'importe quelle puissance algébrique non nulle est transcendant, et puisque eiΠ = -1 est algébrique , i Π et par conséquent Π doit être transcendant.
Ce résultant permet de mettre un terme au problème de la quadrature du cercle qui préoccupa les mathématiciens pendant plus de 2 500 ans.

LIOUVILLE Joseph (1809-1882), France.
Liouville est né à St.-Omer dans une famille lorraine. Ancien élève de l'École polytechnique et de l'École des ponts et chaussées, Liouville enseigna à l'École polytechnique (1831-51), au collège de France (1851-79) et à la Faculté des sciences de Paris (1857-74). Il était membre de l'Académie des sciences, dès 1839, et membre du Bureau des longitudes, dès 1840. Il fonda, en 1836, le Journal de mathématiques pures et appliquées plus connu sous le nom de journal de Liouville.
Il y publie de nombreux articles, soit sous son nom, soit sous celui de BESGUE.
Ses travaux abordent de nombreux domaines, géométrie, analyse et théorie des nombres et plusieurs théorèmes portent son nom.

LIPSCHITZ Rudolf Otto Sigismund (1832-1903), Allemagne.
Né près de Kiinigsberg, Lipschitz fit ses études à cette université, puis à Berlin, comme élève de Dirichlet. Il passa son doctorat, en 1853, à Berlin et enseigna ensuite aux Universités de Berlin (1857-62), de Breslau (1862-64) et de Bonn.

LISTING Johann Benedikt (1808-1882), Allemagne.
Listing fut étudiant de GAUSS (1777-1855) à Gottingen. A partir de 1847, il fut professeur de physique à l'Uniiversité de Gottingen. Il était membre de nombreuses sociétés scientifiques. 
Il est, avec MOBIUS (1790-1868), l'un des précurseurs de la topologie. C'est d'ailleurs lui qui introduit ce mot en 1847 mais il regrette de ne pouvoir utiliser le terme de géométrie de position, déjà utilisé par VON STAUDT pour désigner la géométrie projective.

LOBATSCHEVSKI Nikolaï Ivanovitch (1792-1856), Russie.
Né à Nijni-Novgorod (Russie), Lobatschevski fit ses études à l'Université de Kazan (1807-11), où il enseigna et travailla toute sa vie durant. Recteur, de 1827 à 1846, il y fonda un observatoire.

LOWENHEIM Leopold (1878--1957), Allemagne.
Né à Krefeld (Allemagne), Lôwenheim étudia à l'Université de Berlin (1896-1900), puis enseigna au lycée de Berlin-Lichtenberg (1903-22).

LUCAS Edouard (Amien 1842 - Paris 1891), France.
Il sort de l'École normale supérieure en 1864 pour être attaché à l'observatoire de Paris. Il enseigne ensuite au lycée Charlemagne et au lycée Saint-Louis.
Il est connu pour avoir résolu de nombreux problèmes ou jeux mathématiques (tour de Hanoï et puzzle de Lucas).
Il s'intéresse aux suite récurrentes linéaires et en particulier à la suite de Fibonacci.
En théorie des nombres, il donne en 1876 un critère qui permet de tester si certains nombres de Mersenne (de la forme 2p - 1, p premier) sont premiers ou non. Il démontre ainsi que 1127 - 1 est un nombre premier. Ce test sera par la suite utilisé par nombres de chercheurs car il est facilement programmable sur ordinateur.

LÜROTH Jakob (1844-1910), Allemagne.
Né à Mannheim, Lüroth fit ses études universitaires à Heidelberg, Berlin et Giessen. Il enseigna à l'Université de Heidelberg (1867-69), l'École polytechnique de Karlsruhe (1869-70), l'École polyytechnique de Munich (1880-83) et l'Université de Freiburg (1883-1910).

LUSIN Nikolai Nikolaievich (1883-1950), Russie.
Né à Tomsk (Russie), Lusin entra à l'Université de Moscou, en 1901, passa l'hiver et le printemps 1906 à Paris, puis retourna à Moscou pour obtenir, en 1910, son diplôme. Il fut immédiatement nommé professeur-assistant, mais fut envoyé à Gôttingen et à Paris pour compléter ses études. En 1914, Lusin commença son enseignenient à Moscou et beaucoup de ses étudiants devinrent des mathématiciens célèbres. Il était membre de l'Académie soviétique des sciences.



M.

MACAULAY Francis Sowerby (1862-1937), Angleterre.
Né à Witney (Angleterre), Macaulay, diplômé du collège Saint-John à Cambridge, enseigna avec beaucoup de succès à Kingswood et à l'École Saint-Paul à Londres (1885-1911). En 1928, il fut élu membre de la Royal Society.

MACLAURIN Colin (1698-1746), Ecosse.
Né à Kilmodan (Ecosse), Maclaurin étudia à l'Université de Glasgow dès l'âge de onze ans. En 1717, il commença sa carrière comme professeur de mathématiques au collège de Marischal à Aberdeen et fut, en 1725, nommé à l'Université d'Edinbourg sur la recommandation de Newton. Maclaurin était membre de la Royal Society de Londres depuis 1719.

MAINARDI Gaspare (1800-1879), Italie.
Né à Abbiategrasso (Italie), Mainardi étudia aux Universités de Milan et de Pavie, fut, en 1822, assistant à Pavie, puis professeur de mathématiques. Parallèlement il enseigna au Collegium Ghislieri et au séminaire.

MARKOV Andreï Andreïevitch (1856-1922), Russie.
Né à Riazan (Russie), Markov étudia (1874-78) et enseigna (1880-1905) à l'Université de Saint Pétersbourg (Pétrograd à l'époque). Il fut élu membre de l'Académie des sciences, en 1896. Il participa au mouvement libéral russe du début du 20· siècle. 
Ses premiers travaux portent sur la théorie des nombres, les formes quadratiques, les fractions continues, les limites d'intégrales et les convergences de séries.
C'est cependant ses recherches en probabilité qu'il commence en 1906 qui le porteront à la postérité.
Il introduit de façon précise les processus aléatoires et déontre rigoureusement le théorème de la limite centrale. Il est considéré aussi comme le fondateur de la théorie des processus stochastiques.

MATHIEU Emile Léonard (1835-1890), France.
Né à Metz, Mathieu suivit tous les cours à l'École polytechnique en dix-huit mois. Il passa son doctorat en 1859, mais n'obtint de poste officiel qu'en 1869, quand il fut nommé professeur à Besançon. A partir de 1874, il enseigna à Nancy. 
ses travaux portent sur la théorie des groupes finis, il prolonge les travaux d'ABEL et de SYLOW.
Il découvre en 1861 et 1873, cinq groupes simples finis dint le cardinal se situe entre 7 920 et 244 823 040. Ces groupes portent sont nom.

MAUROLICO Francesco (Messine 1474 - 1575), Italie.
Maurolico est né de parents grecs ayant émigré en Sicile après la Chute de Constantinople (1453). Son père Antonio était médecin, et il devint Conservateur du Trésor. En 1521, Maurolico entre dans les ordres. En 1552, il devient abbé de laCathédrale San Nicolò de Messine. Comme son père, Maurolico était Conservateur du Trésor et fut pour un temps en charge de la réparation et de l'entretien des fortifications de Charles Quint. 
Maurolico correspondait avec des savants tels que Christophorus Clavius et Federico Commandino. Entre 1548 et 1550, Maurolico séjourna au château de Pollina en Sicile, et fit des observations astronomiques du haut de la tour du donjon. Parmi les découvertes astronomiques de Maurolico, on compte la supernova apparue dans Cassiopée en 1572 (le 11 novembre). Tycho Brahe publia les détails de ses observations en 1574 ; la supernova est aujourd'hui connue sous le nom de « supernova de 1572 ». Elle fut observée alors qu'elle était plus brillante que Vénus, avec une magnitude apparente de -4. À partir de mars 1574, sa luminosité était tombée en dessous du seuil de visibilité à l'œil nu. 
En 1569, devient professeur de l'Université de Messine.
Son apport mathématique est sommaire mais on note qu'il est l'un des premiers à utiliser des lettres pour représenter des nombres. Il en fait usage mais sans calculer avec elles et, s'il fait des additions et des multiplications, il introduit une nouvelle lettre à chaque fois. (⇒ symbolisme algébrique). [DaDaPe]

MÉRAY Hugues Charles Robert (1835-1911), France.
Né à Chalon-sur-Saône, Méray, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna, de 1857 à 1859, au lycée de Saint-Quentin, puis se retira pour sept ans dans un petit village près de Chalon-sur-Saône. En 1866, il enseigna à l'Université de Lyon et, à partir de 1867, il fut professeur à Dijon. En 1899 il est élu membre correspondant de l'Académie des Sciences. 
Il donne, le premier, une construction des nombres réels en 1869. Pour cela il considére des classes d'équivalences de suites de Cauchy de nombres rationnels.
Georg Cantor, Karl Weierstrass , Richard Dedekind (avec la notion de coupure de l'ensemble des rationnels) proposeront aussi des constructions de IR. Toutes ces recherches prennent place dans le mouvement d'« arithmétisation de l'analyse ». 

MERCATOR Nicolaus (1620 à Eutin - mort en 1687 à Versailles), Allemagne.
Le mathématicien allemand Niklaus Kauffman change son nom de famille, ce qui était une chose commune à l'époque, en MERCATOR, forme latinisé de «marchand».
[...]

MEUSNIER de la Place, Jean-Baptiste Marie Charles (1754-1793), France.
Né à Tours, Meusnier sortit, en 1775, de l'Académie militaire de Mézières, second lieutenant du corps du génie. Il travailla, de 1779 à 1788, comme ingénieur militaire au port de Cherbourg. Le reste de sa carrière fut militaire. Participant, en 1793, dans l'armée de Custine, à la défense de Kassel, il fut blessé mortellement.
On lui doit le théorème de Meusnier (sur la courbure en un point d'une section plane d'une surface) et le résultat selon lequel les surfaces dont les deux courbures principales sont partout égales, sont les plans ou les sphères.qui .

MINDING Ernst Ferdinand Adolf (1806-1885), Pologne.
Né à Kalisz (Pologne) de parents allemands, Minding étudia la philologie, la philosophie et la physique aux Universités de Halle et d.e Berlin. En mathématiques, il fut un amateur autodidacte. Minding enseigna les mathématiques à l'Université de Berlin (1831-1843) et à l'Université de Dorpat (1843-1883). 
Il poursuit les travaux de GAUSS (1777-1855) sur la géométrie différentielle (1828) et ses travaux lui valent le prix de l'académie de St Petersbourg en 1861.

MINKOWSKI Hermann (1864-1909), Russie.
Né à Alexoten, en Russie, Minkowski a vécu à Kônigsberg dès l'âge de huit ans. Il y fit ses études universitaires, à l'exception de trois semestres à Berlin. Il enseigna aux Universités de Bonn (1885-94) et de Kônigsberg (1894-:'96) et à l'École polytechnique de Zürich (1896-1902). On créa alors à Gôttingen une chaire pour lui. 
Ses travaux portent sur la théorie des nombres et à 18ans, il partage avec J.-B. SMITH le grand prix de l'Académie des sciences de France pour ses recherches sur la décomposition d'un entier en somme de cinq carrés.
Il donne, dans un espace de dimension 4, appelé espace de Minkowski, une interprétation géométrique de la relativité restreinte (établie par Albert Einstein en 1905). Son nom reste lié à l'inégalité dite "inégalité de Minkowski", généralisation de l'inégalité triangulaire ainsi qu'à la notion "d'espace-temps"

MOBIUS August Ferdinand (1790-1868), Allemagne.
Né à Schulpforta (Allemagne), Môbius fit des études de mathématiques et d'astronomie aux Universités de Leipzig, Gottingen et Halle. En 1815, il devint professeur d'astronomie à Leipzig, y dirigea la construction d'un observatoire et en devint le directeur.
Il s'intéresse parallèlement aussi aux mathématiques et notamment à la géométrie projective.
Il introduit (conjointement à PLUCKER et FEUERBACH) les coordonnées barycentriques et les transformations projectives 
En 1818, le mathématicien allemand MOBIUS August Ferdinand (1790-1868) introduit les calculs barycentriques qui préfigurent la notion de vecteurs. [Gueridon] p 106

MOIVRE Abraham DE (1667-1754), France.
Né à Vitry-le-François, A. de Moivre émigra avec sa famille en Angleterre après la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. Il avait cependant reçu sa formation mathématique en France, à Saumur et à Paris. A Londres, il donna des leçons particulières de mathématiques pour subvenir à ses besoins. Il était membre de la Royal Society dès 1697. 
C'est en probabilité que son apport est le plus remarqué. il étudie la loi binômiale et introduit la densité de probabilité de la forme
f(x) = k. e - ax² qu'il considère comme sa limite. Il établit alors le résultat : ∫[o;+ ∞[ - x² dx = √(π) / 2 .

En analyse, on lui doit la formule qui porte son nom ( formule de Moivre) ainsi que celle improprement attribuée à Stirling (formule de Stirling).
Il est en outre considéré comme un pionier des mathématiques financières.
En combinatoire, le principe d’inclusion-exclusion permet d’exprimer le nombre d’éléments (ou cardinal) d'une réunion finie d'ensembles finis en fonction du nombre d'éléments de ces ensembles et de leurs intersections. Il se traduit directement en termes de probabilités.
Il est attribué au mathématicien Abraham de Moivre, et connu également (lui ou sa version probabiliste) sous le nom de formule du crible de Poincaré, formule de Poincaré, ou formule du crible.

MOLIEN Theodor (1861-1941)
Né à Riga (Lettonie), Molien fit ses études à Dorpat et à Leipzig. Il enseigna à l'Université de Dorpat (1885-1901) et y passa son doctorat en 1892. A partir de 1901, il fut professeur de mathéématiques à l'Université de Tomsk (Sibérie). 
Il se spécialise dans la théorie des groupes et propose des résultats sur les groupes finis.
Il participe aussi aux dévelopement des nombres hypercomplexes (nommés algèbres aujourd'hui).

MONGE Gaspard (1746-1818), France.
Né à Beaune, fils d'un marchand, Monge put entrer, en 1765, comme technicien à l'École royale du génie à Mézières. De 1766 à 1784, il y enseigna les mathématiques. En 1780, il fut élu membre de l'Académie des sciences et, en 1783, fut nommé examinateur des cadets de la marine. Favorable à la Révolution, Monge devint ministre de la marine (1792-93), fit partie du Comité de salut public, fonda l'École polytechnique, organisa pour Bonaparte l'expédition d'Egypte. La Restauration le priva de tous ses titres et charges.
Il publie peu mais exerce une influence notable sur ses élèves PONCELET, DUPIN, MEUSNIER et RODRIGUES.
Ses cendres furent transférées au Panthéon à l'occasion du bicentenaire de la révolution en 1989.
Son oeuvre porte surtout sur la géométrie. On le considère comme le fondateur de la géométrie projective de de la géométrie différentielle.
Il étudie les surface et dans son Application de l'analyse à la géométrie (avec Jean-Nicolas Hachette, 1807) il introduit la notion de ligne de courbure et les termes ellipsoïde, hyperboloïde et paraboloïde.
Dès 1801, il est le premier à utiliser systématiquement les équations aux dérivées partielles pour étudier les surfaces. [HaSu] p 245
Son nom est attaché aux notations de Monge concernant l'étude des extremums de fonctions de plusieurs variables.
⇒ voir la page sur extremums de fonctions de plusieurs variables.

MONTEL Paul Antoine Aristide (1876-1975), France.
Né à Nice, P. Montel fut étudiant à l'École normale supérieure à Paris et passa son doctorat en 1907. Il enseigna à l'École polytechnique et à la Faculté des sciences de Paris (1911-46). Parallèlement, il était professeur à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts, directeur de l'École pratique des hautes études, président du Palais de la Découverte, et membre de l'Académie des sciences depuis 1937. 
Il étudie la théorie des fonctions analytiques et la topologie.

MOORE Eliakim Hastings (1862-1932) 
Né à Marietta (Ohio), Moore parvint au doctorat à l'Université de Yale, en 1885. Après une année passée à G6ttingen et à Berlin, il commença sa carrière aux États-Unis, enseignant à Northwestern University et à Yale. A partir de 1892, Moore organisa le département de mathématiques de la nouvelle Université de Chicago. 
Ses recherches portent sur la théorie des nombres, l'algèbre, les équations intégrale et l'analyse.
Il démontre que deux corps finis de même cardinal sont isomorphe.

MOORE Sir Jonas (Whitbee (Lancashire) 1617, Godalming (comté de Surrey) 1679), Angleterre.
Mathématicien d'abord précepteur du jeune duc d'York, puis professeur de mathématiques à Londres, il devint sous Charles II inspecteur général de l'artillerie et est fait chevalier. A partir de 1674, il devient membre de la Société royale de Londres.
C'est lui qui fit élever l'observatoire de Greenwich (1675) et y fit placer Flamsteed comme astronome. 
Il fut aussi le fondateur d'une école de mathématiques au Christ's Hospital de Londres, dont il était gouverneur.
Jonas Moore est l'auteur de plusieurs ouvrages posthumes : New system of mathematics (Londres, 1681), où il applique toute une méthode nouvelle d'enseignement des mathématiques; A Mathematical compendium (publié à Londres après sa mort en 1705).
On lui prète une des première utilisation du symbole cos (pour cosinus). (voir trigonométrie pour plus de détails) .

MORDELL Louis Joel (1888-1972), USA.
Né à Philadelphie (U.S.A.), Mordell fut éduqué à Cambridge, en Angleterre, au collège Saint-John. Il enseigna au collège Birkbeck à Londres et fut professeur à l'Université de Manchester (1923-45). De 1943 à 1945 il était président de la London Mathematical Society. Ses recherches portent sur la théorie des nombres et les équations diophantienne. Il donne dailleurs son nom à une équation et au théorème qui lui est associé, le théorème de Mordell.

DE MORGAN Augustus (1806-1871), Angleterre.
Né à Madurai (Inde), De Morgan vécut en Angleterre dès sa plus tendre enfance. Après des études au collège de la Trinité à Cambridge, il accepta la chaire de mathématiques au nouveau collège de J'Université de Londres et y resta jusqu'en 1866. De Morgan fut le fondateur et premier président de la London Mathematical Society.
Il travaille sur la logique en mathématique et ses travaux préfigurent ceux de BOOLE.
Il effectue aussi des recherches sur les séries (convergence ou divergence), la théorie des probabilité et l'histoire des mathématiques.


 


 

N.

NAPPIER ou NEPER John (1550-1617), Ecosse.
Né baron de Merchiston près d'Edinbourg, J. Neper, homme politique, y résida presque toute sa vie et étudia les sciences pendant ses loisirs. 
Par une approche cinématique, il découvre les logarithmes (népérien) et publie sa découverte en 1614 avec une table des logarithmes des sinus des angles croissants de minute en minute.
Le mathématiciens anglais Henri BRIGGS (1561 - 1630) se passionne pour cette découverte et comprend immédiatement son importance dans le développement des grands calculs notamment en astronomie. Il se rend en Ecosse à deux reprises et persuade NEPPER d'adopter la base 10. C'est alors lui qui publie en 1617, année de la mort de NAPPIER, la première table des logarithme avec 8 décimales. Une autre suit en 1624 avec 14 décimales pour les nombres de 1 à 20 000 et 90 000 à 100 000.
BRIGGS publie enfinune table à 15 décimales pour les fonction trigonométriques pour chaque centième de degré.

NETTO Eugen (1846-1919), Allemagne.
Né à Halle, Netto s'immatricula à l'Université de Berlin et obtint son diplôme en 1870. Il enseigna dans un lycée de Berlin et aux Universités de Strasbourg et de Berlin, avant d'être nommé, en 1888, professeur à l'Université de Giessen.
Il travaille sur la théorie des groupes et sur l'analyse.
Il démontre en 1879 qu'il n'existe aucune bijection t → F(t) = ( f(t) ; g(t) ) de IR dans IR², où f et g sont des fonctions continues.

NEUMANN Carl Gottfried (1832-1925), Allemagne.
Né à Kônigsberg (Prusse), Neumann y reçut son éducation primaire, secondaire et universitaire. Il enseigna les mathématiques aux universités de Halle (1858-63), Bâle (1863-65), Tübingen (1865-68) et Leipzig (1868-1911). Il était membre de l'Académie des sciences de Berlin et l'éditeur des Mathematische Annalen. 
Ses travaux portent sur les équations différentielles, la théorie du potentiel. Il recherche des solutions au problème de DIRICHLET.

NEUMANN John VON (Budapest 1903 - Washington 1957), USA (d'origine hongroise).
Né margittai Neumann János Lajos, VON NEUMAN est le fils d'un banquier juif qui est anobli en 1913 et fait germaniser sa particule en VON. La famille s'enfuit à venise et y séjourne. Il parle le grex classique à 6 ans, lit les oeuvres d'Emile BOREL à 12 ans. Calculateur prodige, il publie ses premiers travaux à 18 ans. A 24 ans, il est preofessseur à l'université de Berlin puis il fuit le régime nazi et trouve un poste à Princeton. En 1943, il fait parti du groupe de chercheurs du projet Manhattan pour construire la première bombe atomique.
Il meurt à 53 ans d'un cancer des os.
Ses travaux portent sur la théorie des ensembles, la topologie. Il donne en 1927 l'axiomatique des espaces de Hilbert dans les termes actuellement utilisés. Dès 1920, il étudie la théorie des jeux et démontre en 1928 le théorème minimax.

NEWTON Isaac (1642-1727), Angleterre.
Newton est né à Woolsthorpe (Angleterre) après la mort de son père. Après avoir été formé au collège de la Trinité à Cambridge, il y fut nommé professeur, en 1669, succédant à I. Barrow. En 1696, il quitta Cambridge pour devenir directeur de la Monnaie à Londres. Il devint, en 1699, membre du Conseil de la Royal Society et son président, en 1703. Il garda ce poste jusqu'à la fin de sa vie. 
il est anobli en 1705 par la Reine Anne.
Il est considéré avec LEIBNIZ comme le fondateur du calcul différentiel et intégral. 
Ses travaux sur les courbes et les fonctions sont aussi remarquables et son oeuvre en physique fondamentale.
Dès 1664, il montre que le développement (a + b)est aussi valable pour n rationnel. Cela lui permet d'obtenir des développemnts en série entière de nombreuses fonctions même si il ne s'intéresse pas vraiment aux problèmes de convergence.
Avec les notations actuelles par exemples il obtient : ∫[o ; x ] 1/(1 + t) dt = x - x²/2 + x3/3 - ...

NOETHER Amalie Emmy (1882-1935) 
Née à Erlangen, fille du mathématicien Max Noether, E. Noether étudia les mathématiques aux Universités d'Erlangen et de Gôttingen comme auditrice libre, les femmes n'étant pas admises comme étudiants réguliers. En 1904, on lui permit cependant de s'immatriculer à Erlangen et elle put passer son doctorat, en 1907. Ce n'est qu'après beaucoup d'interventions en sa faveur qu'elle put, en 1919, se faire habiliter.Elle est coopteée par David HILBERT qui la convainc de venir enseigner à Gôttingen. Cependant il ne parvient pas à lui faire occuper de poste officiel. Elle y reste jjusqu'en 1933, date de sa mise à la retraite par le gouvernement national-socialiste. Elle se réfugia aux États-Unis et travailla à Princeton. Elle meurt deux ans plus tard des suites d'une opération bénigne.
Ses travaux portent d'abord sur la théorie des invariants algébriques puis elle se tourne vers l'étude des anneaux, des ideaux, des anneaux quotients. C'est elle qui développe rigoureusement la théorie des anneaux et des ideaux.
Elle n'a pas la possibilité de beaucoup publier et ses souvent grace à ses remarques pertinentes que certains de ses collègues et étudiants développent des résultats intéressants.

NOETHER Max (1844-1921)
Max Noether est le père de Emmy Noether. Il est né à Mannheim et fit ses études principalement à l'Université de Heidelberg.
Atteint de la poliomélité à 14 ans, il interrompt sa scolarité et suit des cours particuliers.
Il passe un doctorat à l'Université de Heidelberg, en 1868, et y enseigna jusqu'en 1875. Par la suite, il fut professeur à Erlangen.
Moins connu que sa fille, il demeure cependant un mathématicien de haut niveau. Il est considéré comme un des meilleurs spécialistes de la géométrie algébrique de la fin du 19ème siècle. Il partage avec G.-H. HALPEN le prix Steiner de l'Académie de Berlin en 1881 pour un travail sur les courbes algébriques gauches.



O.

OHM Martin (1792-1872) 
Né à Erlangen, Ohm commença sa carrière académique, en 1811, à l'Université d'Erlangen. Après avoir enseigné au lycée de Thorn (1817-1821), il devint lecteur, puis professeur de mathématiques à l'Université de Berlin. Parallèlement il enseigna à l'école d'architecture (1824-31), à l'école d'artillerie et du génie (1833-52) et à l'école de guerre (à partir de 1826). 
Martin Ohm est le frère méconnu du célèbre physicien Georg Simon OHM (1789-1857) qui énonça la loi qui porte son nom (U = R.I).
Martin OHM cherche en 1822 à proposer une construction des réels à partir des entiers dans un traité Versuch eines vollkommen konsequenten Systems der Mathematik (Essai d'un système complet et conséquent des mathématiques). 
Il cherche en analyse à étudier rigoureusement les séries et leur convergence.

ORESME Nicole ou Nicolas (1325 - Lisieux 1382), France.
Ce normand est considéré à juste titre comme le plus grand mathématicien du 14ème siècle.
[...]

OSGOOD William Fogg (1864-1943), USA.
Né à Boston (U.S.A.), Osgood fut formé au collège de Harvard (1882-87), passa les années 1887-89 à Gôttingen, avec Klein, et l'année 1889--90 à Erlangen. Il y obtint un doctorat et retourna aux États-Unis, où il fut professeur à Harvard. Après sa retraite, en 1933, il enseigna pendant deux ans à l'Université nationale de Pékin. 
Il démontre en 1898, indépendamment de Baire le théorème de BAIRE (que ce dernier démontre en 1899).

OUGHTRED William (Eton 1574 - Albury 1660), Angleterre.
William Oughtred entre au King's College de Cambridge en 1592 et y reste jusqu'à 1600. Il devient ministre épiscopal mais se passionne pour les mathématiques. Il donne des cours particulier au célèbre John WALLIS.
En 1631, il publie un ouvrage, Clavis mathematicae, destiné à son élève le duc d'Arundel. Ce traité va permettre de diffuser en angleterre les nouvelles connaissances d'algèbre et d'arithmétique.
On lui doit la notation × pour désigner la multiplication. => Histoire des symboles mathématiques.
Il serait aussi l'auteur de Appendix to the Logarithms (1618) qui parait avec la traduction des oeuvres de Neper. [HaSu] p267.
Il utilise aussi le symbole π pour désigner le périmètre d'un cercle (tout comme BARROW) mais c'est l'anglais William JONES qui utilise ce symbole pour la première fois en 1706 pour désigner le rapport du périmètre sur son diamètre.[HaSu] p185.
On lui prète aussi l' utilisation des symboles trigonométriques mais les avis sont partagés (voir trigonométrie pour plus de détails).



P.

PACIOLI Lucas (San Sepolcro vers 1445 - Rome 1517), Italie. 
Lucas PACIOLI est un moine et mathématicien italien. Son goût pour les voyages le pousse à enseigner dans de nombreuses villes italiennes. Reprenant les travaux de FIBONNACCI, il se spécialise dans l'étude de la résolution des équations et vers l'arithmétique.
Le commerce étant en pleine expansion, les applications mathématiques de l'époque sont surtout destinées aux marchands.
Dans sa Summa arithmética, il expose les composantes du calcul digital du haut moyen âge (voir histoire des nombres), mais son apport majeur concerne la simplification de certaines notations.
Pour noter par exemple √( 35 - √15 ) il écrit : RU 35 m˜ R 15, où R désigne la racine carrée, le U de RU signifiant qu'il s'agit d'une racine carrée englobant tout ce qui suit.
Le problème initial le plus fameux de l'histoire des probabilités est celui de la répartition équitable des enjeux d'une partie inachevée, à un moment où l'un des joueurs a un pris un avantage, non décisif évidemment. 
Le mathématicien italien Luca Pacioli l'évoque dans son Summa de Arithmetica, Geometrica, Proportio et Proportionalita (publié en 1494).

PADOA Alessandro (1868-1937) 
Vénitien, diplômé de l'Université de Turin, Padoa enseigna dans les écoles secondaires de Pinerolo, Rome et Cagliari (en Sardaigne), et, à partir de 1909, à l'Institut technique de Gênes. Padoa fit partie de l'école de PEANO.

PAINLEVÉ Paul (1863-1933) 
Né à Paris, P. Painlevé fit ses études à l'École normale supérieure et, après avoir travaillé à Gôttingen, devint, en 1887, professeur à l'Université de Lille. A Paris, il enseigna surtout à la Faculté des sciences, à l'École polytechnique et à l'École supérieure d'aéronautique. En 1900, il fut élu membre de l'Académie des sciences. Dans la suite, participant à la vie politique, il détint plusieurs ministères dans divers cabinets.

PALEY Raymond Edward Alan Christopher (1907-1933) 
Né à Weymouth (Angleterre), Paley fut membre du collège de la Trinité à Cambridge (1930). En 1932, il reçut une bourse d'études pour l'Institut de techn'ologie du Massachusetts et l'Université de Harvard. Il fut tué dans une avalanche près de Banff, au Canada. Pog.

PAPPUS (Ive siècle ap. J.-C.)
Né probablement à Alexandrie vers 320, Pappus fut le dernier grand mathématicien de l'école d'Alexandrie. 
Pappus est l'auteur de commentaires sur les Éléments d'EUCLIDE (de -330 à -275), sur l'Analemme de Diodorus, sur l'Almageste et le Planisphère de PTOLÉMÉE Claude (2ème siècle) ; mais tout ce qui nous est parvenu de ces ouvrages sont des résumés et des commentaires écrits par des mathématiciens postérieurs.
L'ouvrage principal de Pappus, Collections mathématiques, est écrit vers 340. C'est un exposé complet des connaissances de l'époque, qu'il approfondie.
L'ouvrage se compose de huit livres. Le premier (encore perdu) traitait sans doute d'arithmétique ; le livre II, dont il ne reste que des fragments, propose un système de notation et de numération des grands nombres dû à Apollonius (de -262 à - 190) ; le livre III traite de la théorie des proportions et des moyennes (arithmétique, géométrique et harmonique) ; dans le livre IV, Pappus généralise le théorème de Pythagore ( de -569 à -500) et étudie différentes courbes (dont la spirale d'Archimède (de -287 à -212)) ; le livre V est l'étude de problèmes isopérimétriques. Il y démontre qu'à périmètre égal, un polygone a une aire d'autant plus grande qu'il a de côtés.
Dans le livre VI, il étudie l'astronomie en proposant une introduction à l'Almageste de Ptolémée.
Dans le livre VII traite des coniques. Il y étudie les propriétésdes foyers et des directrices. On y trouve aussi le théorème dit théorème de GULDIN (improprement donc), qui permet de calculer le volume des solides de révolution. le livre VIII traite de mécanique et des propriétés du centre de gravité.

PASCAL Blaise (1623-1662), France.
Né à Clermont-Ferrand, Pascal vint à Paris en 1631 avec son père et fréquenta dès 1635 l'Académie parisienne de Mersenne. 
[...]

PASCH Moritz (1843-1930) 
Né à Breslau (Allemagne), Pasch étudia à l'Université de sa ville natale, puis à Berlin sous l'influence de Weierstrass et Kronecker. Il fit toute sa carrière académique à l'Université de Giessen (1870-1911). 
Il se lance dans une axiomatisation de la géométrie projective et est le premier à proposer une axiomatisation permettant de définir l'ordre des points sur une droite.

PEACOCK George (1791-1858) 
Né à Denton (Angleterre), G. Peacock passa trente ans de sa vie au collège de la Trinité à Cambridge, d'abord comme étudiant, puis comme précepteur et professeur (1809--39). Il joua un rôle dans la réforme de l'oenseignement des mathématiques à Cambridge. Il fut ordonné prêtre, en 1822, et nommé doyen d'Ely, en 1839. Il était membre de la Royal Society depuis 1818. 
Il propose des résultats sur les séries divergentes et tente vainement de fournir un traitement logique de l'algèbre.
On le nomme à ce titre l'Euclide de l'algèbre.

PEANO Giuseppe (1858-1932), Italie
Né à Spinetta (Italie), Peano vécut à Turin dès l'âge de douze ou treize ans. Il y a fait ses études et sa carrière académique. A partir de 1890, il fut professeur de calcul infinitésimal et, de 1886 à 1901, il enseigna parallèlement à l'académie militaire. Il était membre de l'Académie des sciences de Turin.
Il propose la création d'un langage universel et, à ce titre, il créé plusieurs symboles dont certains sont désormais usuels.
ε transformé en ∈pour l'appartenance, U pour l'union, ∩pour l'intersection et ⊂ pour l'inclusion.
C'est lui aussi qui le premier note IN l'ensemble des entiers naturels (non nuls). [HaSu] p276
En 1895 dans Formulaire de mathématiques, PEANO utilise N pour les entiers positifs non nuls, n pour les entiers (relatifs) , N0 pour les entiers positifs (avec 0), R pour les nombres rationnels positifs, r pour les nombres rationnels, Q pour les nombres réels positifs non nuls, q pour les nombres réels, et Q0 pour les nombres réels positifs (avec 0). [Cajo] vol. 2, page 299]. (voir aussi histoire des symbole mathématiques).
PEANO est aussi réputé pour être l'un des premiers mathématiciens modernes à tenter de trouver des contre-exemples invalidant certains théorèmes ou permettant d'en préciser les données (ou hypothèses).
Il donne l'exemple de la fonction définie par f(x,y) = xy(x²-y²)/(x²+y²), prolongée par continuité en posant f(0,0)= 0, pour laquelle les permutations des dérivées partielles n'est pas licite, (voir théorème de SCHWARZ).
Il tente ainsi de redémontrer certains théorèmes sous des hypothèses plus faibles. Il améliore ainsi le théorème des accroissements finis et démontre la formule de TAYLOR Brook (1685-1731) pour des fonctions d'une ou de plusieurs variables. 
On lui doit la formule classique sur le reste de YOUNG William Henry ( 1863 - 1943) qu'il trouve avant le mathématicien britanique .[Encyclopédia Universalis]
La représentation axiomatique des espaces vectoriels réels et des applications linéaires de ces espaces est proposée en 1880 PEANO Giuseppe (1858-1932). [Gueridon] p 106

PEIRCE Benjamin (1809 - 1880)
Né à Salem, Massachusetts, B. Peirce fut formé au collège de Harvard. En 1831, il Y fut nommé répétiteur, puis professeur de mathématiques, de philosophie naturelle et d'astronomie. Il fut directeur de l'Inspection des côtes (1867-74) et faisait partie de nombreuses commissions scientifiques. Il était membre de la National Academy of Sciences. 
Il se distingue par ses recherches en logique et est à ce titre un précurseur de RUSSEL et de WHITEHEAD.

PEIRCE Charles Sanders (1839 - 1914)
Né à Cambridge (Massachusetts), fils de Benjamin Peirce et diplômé du collège de Harvard, C. S. Peirce travailla, de 1859 à 1891, à l'Inspection des côtes. Il enseigna la logique à l'Université Johns Hopkins à Baltimore (1879-1884). Il était membre de la National Academy of Sciences, depuis 1877.

PELETIER Jacques du Mans (Le Mans, 1517 – Paris, 1582), France.
Péletier du Mans était un mathématicien et poète humaniste français. Il débute ses étude au Collège de Navarre où son frère Jean était professeur de mathématiques et de philosophie. Il a ensuite étudié le droit et la médecine. Il a fréquenté le cercle littéraire de Marguerite de Navarre et a été secrétaire de René du Bellay de 1541 à 1543. Il est l’auteur de nombreux traités scientifiques et mathématiques.
Il est célèbre pour avoir créer les mots en illiards dans le système de numération (milliards, ..)
Tout en conservant le système original de Nicolas CHUQUET, il proposa des noms pour les nombres intermédiaires, lorsque le groupement par six chiffres migra vers le groupement moderne par trois chiffres. Cette convention est utilisée à travers le monde, excepté dans les pays anglophones, le Brésil, la Grèce, la Turquie, la Russie et Puerto Rico.
Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. [DaDaPe]
symbolisme algébrique

PELL John (1610 - Londres 1685)
Pell est un mathématicien et astronome anglais. Il entre à 13ans au Trinity College de Cambridge puis étudie à Oxford.
A 20 ans, il connaissait 10 langues : anglais, allemand, italien, espagnol, français, latin, grec, hébreux, arabe et néerlandais. 
Il est Professeur de mathématiques à Amsterdam de 1643 à 1646, puis à Breda jusqu'en 1652.
De 1654 à 1658, il fut envoyé en Suisse par Cromwell pour négocier l'adhésion de la Suisse à une ligue des Etats Protestants en Europe, sans succès. Il revient en Angleterre avec le rétablissement de la royauté, et devient prètre en 1661. Il fut alors pillé par son entourage, fit de la prison pour dettes et mourut dans la pauvreté. 
Ses travaux portent sur l'algèbre, l'étude de la quadrature du cercle et l'astronomie. Il publie une table avec les 10 000 premiers carrés.
Il édite l'algèbre de RHONIUS ( ou Johann Rahn (1622-1676), Teutsche Algebra, 1659) qui contient pour la première fois le symbole ÷ utilisé pas les anglo-Saxons pour la division. [HaSu] p279

PETROWSKI Ivan Georgievich (1901-1973)
Né à Sevsk (Russie), Petrowski, diplômé, en 1917, de l'École polytechnique de sa ville natale, travailla dans diverses institutions soviétiques jusqu'en 1922, date de son entrée à l'Université de Moscou. Il y fit toute sa carrière académique. Il était membre de l'Académie soviétique des sciences depuis 1946. 
Ses travaux portent sur les équations aux dérivées partielles, la géométrie algébrique, les probabilité et sur la physique mathématique.

PFAFF Johann Friedrich (1765-1825)
Pfaff étudia à la "Hohe Karlsschule",école quasi militaire de Stuttgart, sa ville natale, puis partit en voyage pour compléter ses études à Gôttingen, Berlin, Vienne entre autres. Il fut nommé professeur de mathématiques à l'Université de Helmstedt et y resta jusqu'à la fermeture de cette dernière, en 1810. Dès lors, il fut professeur à Halle et reprit, en 1812, la direction de l'observatoire. 
Ses premiers travaux traitent du calcul intégral, mais Disquisitiones analyticae (1797), est un ouvrage inachevé. Puis il s'intéresse aux équations différentielles. Il publie en 1814 la première méthode d'intégration des équations aux dérivées partielles.

PHRAGMÉN Lars Edvard (1863-1937)
Né à Orebro (Suède), Phragmén étudia à l'Université d'Upsal. Il enseigna l'analyse mathématique à l'Université (1890-92) et à l'École polytechnique (1892-1904) de Stockholm. De 1903 à 1909, il travailla dans les assurances. Il obtint, en 1907, un doctorat honoraire de l'Université d'Upsal et, en 1929, d'Oslo. Il s'illustre dans les statistiques et développe l'actuariat.

PICARD Charles Emile (1856-1941)
Né à Paris, Picard fut admis à l'École normale supérieure et, en 1877 déjà, était agrégé et docteur ès sciences. Picard enseigna à l'Université de Toulouse, à la Sorbonne et à l'École normale. Il était membre de l'Académie des sciences, depuis 1889, et son secrétaire perpétuel, à partir de 1917. Il était président du Bureau des Longitudes et, en 1924, il fut élu à l'Académie française. 
Il travaille sur les équations différentielles, les fonctions à variable complexe, les intégrales abélienne, les groupes, les équations fonctionnelles. On appelle parfois méthode de Picard la méthode des approximations successives appliquée à la résolution d'équations aux dérivées partielles et équations intégrales.
Il démontre aussi le théorème suivant : toute fonction entière non constante, holomorphe dans le plan complexe, prend chaque valeur une infinité de fois, avec au plus une exception. Son travail sur les fonctions holomorphes, lui vaut une première nomination pour devenir membre de l'Académie des sciences. Mais jugé trop jeune, cette élection est reportée en 1889.

PIERI Mario (1860-1913), Italie.
Né à Lucques (Italie), Pieri commença ses études universitaires à Bologne et les termina à l'École normale supérieure de Pise. Il enseigna à l'Académie militaire et à l'Université de Turin jusqu'en 1900, date de sa nomination à l'Université de Catane (Sicile). A partir de 1908, il fut professeur à Parme. 
En 1899, il élabore un système axiomatique de la géométrie euclidienne.

PINCHERLE Salvatore (1853-1936), Italie.
Né à Trieste (alors en Autriche), Pincherle fit ses études sous Betti et Dini à l'Université de Pise et sous Weierstrass à Berlin, avant de devenir professeur à Palerme. La même année il fut nommé à une chaire de l'Université de Bologne. Il fonda, en 1922, l'Union italienne de mathématiques, dont il fut le premier président. Il appartenait à l'Accadernia Nazionale dei Lincei.
Ses travaux portent sur l'analyse fonctionnelle. Il fut un des premiers à étudier rigoureusement la transformée de Laplace.

PLANCHEREL Michel (1885-1967), Suisse.
Né à Bussy (Suisse), Plancherel fit ses études universitaires à Fribourg (Suisse), Gôttingen et Paris. Il enSeigna ensuite les mathématiques à l'Université de Genève (1910-11), à l'Université de Fribourg (1911-20) et à l'École polytechnique de Zürich. Pog. 
Ses travaux traitent de la théorie des fonctions. Il se spécialise dans l'étude de celles de carrés intégrables et dans les transformées de Fourier. Il énonce et démontre le théorème qui porte son nom : 
Théorème de Plancheret : Soit f une foonction intégrable et de carré intégrable sur IR, alors sa transformée de Fourier est de carré intégrable sur IR et ∫| f |² = ∫| tf(f ) |²

PLUCKER Julius (1801-1868), Allemagne.
Né à Elberfeld (Allemagne), Plücker étudia aux Universités de Bonn, Heidelberg, Berlin et Paris. Il enseigna à l'Université de Bonn (1826-33), au Friedrich-Wilhelms-Gymnasium à Berlin (1833-34) et fut professeur aux universités de Halle (1834-36) et de Bonn (1836-68). 
Ses travaux portent sur la géométrie algébrique. Il introduit l'expression f = 0 pour désigner l'ensemble des points M(x;y) du plan tels que f(x;y) = 0 et il est le propose et à utilise les coordonnées homogènes. Son nom reste attaché aux coordonnées plückeriennes.

POINCARÉ Jules Henri (1854-1912), France.
Né à Nancy, Poincaré fut admis, en 1873, à l'École polytechnique et fit des études d'ingénieur à l'École des Mines. Il exerça brièvement cette activité en préparant sa thèse de doctorat. Il enseigna à l'Université de Caen (1879-81)et à l'Université de Paris (1881-1912). Il faisait partie de l'Académie des sciences, dès 1887, et de l'Académie française, à partir de 1908. 
Il publie beaucoup et on lui repproche souvent trop de précipitation. Ces articles sont parfois jugés un peu brouillon mais par la richesse de ses théories, il reste un des grands mathématiciens du 19ème siècle. Il publie aussi des ouvrages sur la philosophie des sciences qui font référence.
Il définit les fonctions automorphes, c'est à dire les fonctions analytiques sauf en certains points et invariantes par les éléments d'un sous-groupe infini dénombrable de transformation z →(az + b) / (cz + d).
Il est en outre considéré comme un des pioniers de la topologie et son nom est attaché à un théorème lié aux formes différentielles exactes (théorème de Poincarré).
L'algèbre extérieure introduite par GRASSMANN Hermann (1809-1877) (qui définit le ⇒ produit vectoriel) reste confidentielle jusqu'aux travaux des mathématiciens français POINCARÉ Jules Henri (1854-1912) et de CARTAN Elie Joseph (1869-1951) en géométrie différentielle. [Dieudo]p107

POINSOT Louis (1777-1859), France.
Né à Paris, Poinsot fut élève à l'École polytechnique et à l'École des ponts et chaussées. Il enseigna au lycée Bonaparte à Paris (1804-1809), puis fut nommé inspecteur général de l'Université impériale et professeur-assistant à l'École polytechnique. Il y fut examinateur d'admission, de 1816 à 1826. Il fut nommé, en 1840, au Conseil royal de l'instruction publique, en 1843, au Bureau des longitudes. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1813. 
Ses travaux portent sur la géométrie et la mécanique.
Il découvre en 1809 les deux derniers polyèdres croisés réguliers, un icosaèdre (20 faces) et un dodécaèdre.
KEPLER avait trouvé les deux premiers, deux dodécaèdres (12 faces) étoilés réguliers dont les faces sont isométriques et les angles d'arêtes de leurs angles polyèdres mesurent tous 36°. CAUCHY prouva qu'il n'en existe pas d'autres.

POISSON Denis Siméon (1781-1840), France.
Né à Pithiviers, Poisson entreprit des études de médecine qu'il abandonna, en 1798, pour étudier les mathématiques à l'École polytechnique, où quatre ans plus tard il devint enseignant. En 1808, il fut nommé astronome au Bureau des longitudes et, en 1809, professeur à la Faculté des sciences de Paris, qui venait d'être créée.
Ses premiers travaux portent sur la géométrie et la mécanique. Il démontre l'invariabilité des grands axes des orbites planétaires.
Il se passionne surtout pour la physique mathématique. En 1812, il donne les lois de l'électrostatique et définit l'électricité comme un fluide où les éléments semblables se repoussent, les contraires s'attirent.
Il publie aussi sur l'intégration et les série de Fourier qui fascinnent alors.
En 1837, il publie un traité sur les probabilité dans lequel on trouve pour la première fois la loi qui porte son nom (loi de Poisson), qu'il obtient comme limite de la loi binômiale B(n;p) avec np constant.
Il est considéré comme l'un des plus grands scientifiques de son époque.

PONCELET Jean Victor (1788-1867), France.
Poncelet fut élève de l'École polytechnique et de l'École d'application de l'artillerie et du génie à Metz, sa ville natale. Militaire de carrière, il participa à la campagne de Russie, où il fut fait prisonnier (1812-14). A son retour, il fut nommé capitaine au corps du génie de Metz et fit des cours de "mécanique appliquée aux machines". En 1834, il fut élu membre de l'Académie des sciences et devint professeur à l'Université de Paris ainsi que commandant de l'École polyytechnique. Elu à l'Assemblée constituante, en 1848, il refusa ses services au second Empire et fut mis à la retraite.
Il est considéré comme un des fondateur de la géométrie projective moderne (DESARGUE en est une des fondateur). Il apporte de nouveaux concepts (dualité et continuité) et introduit la notion de droite à l'infini : deux droites du plan sont toujours concourantes, en un point de la droite ou en l'infini si elles sont parallèles. [HaSu] p285

PROCLUS ou PROCLOS ou PROCLUS de Lycie (Constentinople env. 412 - Athène 485), Grèce.
PROCLUS est un philosophe qui étudia à Alexandrie et à Athène où il dirige l'académie fondée par PLATON (Athènes, 427 av. J.-C. - 348 av. J.-C.). 
La source principale de la connaissance de Proclus est sa biographie rédigée par son disciple Marinos. [E.U.]
Proclus de Lycie, dit « le Diadoque » (littéralement, "celui par qui le sceptre est transmi"). Néoplatonicien, il accède à la tête de l’institution (et devient « le diadoque »).
En mathématiques, il reste célèbre par son étude et ses commentaires du Livre premier des Éléments d'Euclide.
Il reste en outre une référence par son étude sur l'histoire des mathématiques grecques.

PRYM Friedrich Emil (1841-1915), Allemagne.
Né à Düren (Allemagne), Prym étudia aux Universités de Berlin, Heidelberg et Gottingen et passa un doctorat, en 1863, à Berlin. Il fut professeur de mathématiques à l'École polytechnique de Zürich (1865-69) et à l'Université de Würzburg (l869-1909).

PTOLÉMÉE Claude (2ème siècle), Grèce.
Claudius Ptolemaeus, appelé Ptolémée (Ptolémaïs de Thébaïde (Haute-Égypte) vers 90 - Canope vers 168) était un astronome et astrologue grec qui vécut à Alexandrie.
[...]

PUISEUX Victor (1820-1883), France.
Né à Argenteuil, Puiseux fit ses études à l'École normale supérieure. Il enseigna ensuite au collège royal de Rennes (1841-44), à l'Université de Besançon (1844-49) et à l'École normale. Il succéda à Cauchy dans la chaire d'astronomie mathématique au collège de France (1857-1882). Il fit partie du Bureau des calculs de l'observatoire de Paris (1855-59) et du Bureau des longitudes (1868-72). En 1871, il fut élu membre de l'Académie des sciences.
Ses travaux portent sur les fonctions analytiques d'une ou de plusieurs variables complexes et sur l'étude de courbes algébriques.

PYTHAGORE de Samos (Samos env. 569 av. JC - 500 av. JC ), Grèce. 
[...]


Q.


QIN JIU ZHAO (env. 1200 - env. 1260), Chine.
Né sous la dynastie des Yuan, QIN JIU ZHAO est un gouverneur autoritaire. Il se passionne pour les mathématiques en tant qu'amateur.
Il propose des méthodes d'extraction de racines carrées. Il utilise la méthode dite de HORNER pour calculer des valeurs approchées des racines d'un polynôme de degré 3. Il semble être le premier en Chine à utiliser un cercle pour désigner le zéro.



R.

RADON Johann (1887-1956), Autriche.
Né à Tetschen (Silésie), ancien étudiant à l'Université de Vienne, Radon enseigna les mathématiiques à l'Université de Brno, à l'École polytechnique et à l'Université de Vienne. Il fut nommé professeur à l'Université de Hambourg (1919), à Greifswald (1922), à Erlangen (1925), à Breslau (1928). En 1945, il retourna définitivement à Vienne et, en 1947, il fut élu membre de l'Académie autrichienne des sciences. 
Ses travaux portent sur la théorie de l'intégration. Il généralise la notion d'intégrale multiple et développe une théorie qui porte le nom d'intégrale de Lebesgue-Stieljse.

RAMANUJAN Srinivasa (1887-1920), Inde.
Né en Inde, Ramanujan ne put poursuivre ses études au-delà du secondaire et travailla seul, à l'écart du monde universitaire, jusqu'à ce que G. H. Hardy le fît venir, en 1914, en Angleterre. Ramanujan collabora avec Hardy au collège de la Trinité à Cambridge. Sérieusement malade, il dut retourner, en 1919, à Madras (Inde) et meurt à l'age de 37 ans..
Ses travaux portent sur la théorie des nombres et les équation diophantiennes. Brillant et intuitif, on lui repproche souvent son manque de rigueur et beaucoup s'interroge sur la façon dont il a obtenu ses célèbres formules (notamment liées au nombre pi).

RECORDE Robert (vers 1510 - vers 1558), Pays de Gales.
Robert Recorde était un médecin et mathématicien galois. Issu d'une famille respectable de Tenby, au Pays de Gales, il entre à l'université d'Oxford vers 1525 puis à celle de Cambridge (1545), université dans lesquelles il enseigna les mathématiques.
Il part ensuite à Londres pratiquer la médecine, en tant que médecin du Roi Edouard VI et de la Reine Mary, à qui une partie de ses livres est consacrée. 
Il était également contrôleur du monnayage royal. Après avoir été poursuivi pour diffamation par un ennemi politique, il est jeté en prison à Londres (à la King's Bench Prison) suite à une accumulation de dettes, il y meurt quelques mois plus tard.
Recorde a édité plusieurs travaux sur les sujets mathématiques, principalement sous forme de dialogue entre le maître et le disciple.
Citons :

Il introduit le symbole d'égalité = en 1557, [DaDaPe] => Histoire des symboles mathématiques

REGIOMONTANUS Johann ou MULLER Johann (Königsberg 1436 - Rome 1476), Allemagne.
MULLER Johann adopte le nom de sa ville natale en latin (Regiomantanus signifie montagne du roi). Il voyage beaucoup et ses aptitudes avérées pour les langues anciennes lui permettent de lire les mathématiques de l'antiquité.
En 1471, il participe à la construction à Nuremberg d'un observatoire astronomique et d'une imprimerie. Le pape Siste IV le fait venir à Rome pour participer à la réforme du calendrier mais il y meurt très rapidement (de la peste ou d'un empoisonnement ?).
On lui doit le premier exposé systématique de trigonométrie plane et sphérique ainsi que des travaux en astronomie.
Il serait le créateur du mot sinus dans ses travaux sur la trigonométrie (De Triangulis omnimodus en 1464, publié en 1533).
=> Voir histoire de la trigonométrie.

REIDEMEISTER Kurt Werner Friedrich (1893-1971)
Né à Brunswick, Reidemeister entreprit des études aux Universités de Freiburg, Munich et Gottingen. Il enseigna aux Universités de Hambourg (1920-23), Vienne (1923-25) et Konigsberg. Il obtient son doctorat en 1921 avec un travail en théorie algébrique des nombres. Il est exclu de l'Université de Konigsbergen 1933, à cause de son opposition au nazisme, et devint alors professeur à Marburg, où il resta jusqu'à sa nomination à Gottingen, en 1955. 
Ses travaux portent sur la théorie combinatoire des groupes Knoten und gruppen (1926), la topologie combinatoire Einführung in die kombinatorische topologie (1932), et sur les base de la géométrie Knotentheorie (1932).

RIBAUCOUR Albert (1845-1893), France.
Né à Lille, Ribaucour entra, en 1865, à l'École Polytechnique et, en 1867, à l'École des ponts et chaussées, qu'il quitta, en 1870, pour commencer une brillante carrière d'ingénieur, l'amenant finalement en Algérie, où il travailla à Philippeville jusqu'à sa mort.
Ses travaux portent essentiellement sur l'étude des surfaces et de leurs courbures.
Son nom reste attaché à une courbe, la courbe de Ribaucour dans on peut voir une animation sur le site Mathcurve). Elle fait suite à un problème posé par Jean Bernoulli en 1716.

RICCATI Jacopo Francesco (1676-1754), Italie.
Noble vénitien, Riccati étudia le droit à l'Université de Padoue et s'y intéressa aux mathématiques. Refusant des postes très brillants comme celui de président de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, il se consacra entièrement à ses études. Il servit souvent comme expert au sénat de Venise pour la construction de digues et de canaux. 
Il participe en Italie à la diffusion des travaux de Newton et ses travaux portent sur les équations différentielles et le calcul intégral.
Il introduit l'équation qui porte son nom pour résoudre des problème d'accoustique. Cette équation sera étudiée par tous les grands de son époque, Bernoulli, Euler, Golbach.
Son principal apport est d'avoir établi des méthodes permettant de passer d'une équation différentielle d'ordre 2, à une d'ordre 1.

RICCl-CURBASTRO Gregorio (1853-1925)
Né à Lugo (Italie), Ricci étudia la philosophie et les mathématiques à l'Université de Rome (1869), à l'Université de Bologne (1872) et à l'École normale supérieure de Pise. Après avoir soutenu une thèse, en 1875, il se rendit à Munich, où il rencontra F. Klein. Assistant de Dini, à Pise (1879), Ricci fut nommé professeur de physique mathématique à l'Université de Padoue. Ille restera pendant 45 ans.
Il déveleppe l'analyse tensorielle (utilisée par EINSTEIN) qu'il nomme calcul différentiel absolu.

RICHARD Jules-Antoine (1862-1956), France.
Né à Blet, dans le Cher, Richard soutint, en 1901, une thèse de doctorat à la Faculté des sciences de Paris. Il enseigna dans des lycées de province, dont Tours, Dijon et Chateauroux. 
Ses travaux portent sur la théorie des ensemble et sur les bases axiomatiques des mathimatiques. Son nom est associé à un paradoxe logico-mathématique célèbre, le paradoxe de Richard qui joua un role cruciale dans les recherches sur les fondements des mathématiques au 20ème siècle.
Ce paradoxe est exposé dans la Revue générale des Sciences Pures et Appliquées sous forme d'un court article (le 30 juin 1905).
Voici son énoncé : Si l'on numérote tous les nombres réels définissables en un nombre fini de mots, alors on peut construire, en utilisant l'argument de la diagonale de Cantor un nombre réel hors de cette liste. Pourtant ce nombre a été défini en un nombre fini de mots.

RICHELOT Friedrich Julius (1808-1875), Allemagne.
Né à Konigsberg, il fit ses études ainsi que toute sa carrière académique à l'Université de sa ville natale. En 1831,il obtient son doctorat à avec un traité sur la division du cercle dans 257 mêmes parties, De resolutione algebraica aequationis x257 = 1, sive de divisione circuli per bisectionem anguli septies repetitam in partes 257 inter se aequales commentatio coronata.
En 1854, il devint membre de l'Académie bavaroise des sciences.

RIEMANN Bernhard Georg Friedrich (1826-1866), Allemagne.
Né à Breselenz (Allemagne), Riemann, étudiant à Gottingen et à Berlin, passa son doctorat à Gottingen, en 1851, s'y fit habiliter en 1853, y enseigna et succéda, en 1859, à Dirichlet dans la chaire de mathématiques. Atteint de tuberculose à partir de 1862, il meurt en Italie.
[...]

RIESZ Frédéric (1880-1956), Hongrie.
Né à Gyor (Hongrie), Riesz étudia à l'École polytechnique de Zürich, à Budapest, à Gôttingen et à Paris. Il fut nommé, en 1911, à l'Université de Kolozsvar. Quand, en 1920, cette université fut transférée à Szeged, Riesz y fonda l'Institut mathématique Jânos Bolyai et son journal Acta scientiaarum mathematicarum. En 1946, il retourna à l'Université de Budapest. .

ROBERVAL Gilles Personne de (1602-1615), France.
Né près de Senlis, Roberval, arrivant à Paris en 1628, s'introduisit dans le cercle de scientifiques autour de Mersenne. En 1634, il gagna le concours pour la chaire Ramus au collège royal et il la garda toute sa vie. En 1655, il succéda à Gassendi dans la chaire de mathématiques. Il fit partie de l'Académie des sciences dès sa fondation en 1666.

ROCH Gustav (1839-1866)
Né à Dresde, Roch étudia à Leipzig jusqu'en 1860, puis, sous Riemann, à Gôttingen. Ayant obtenu son doctorat en 1863, il devint professeur extraordinaire à l'Université de Halle. Il est mort à Venise.

RODRIGUES Olinde (1794-1850)
Saint-Simonien, Rodrigues publia les œuvres complètes d'Enfantin. 
Il est l'un des premier à considérer les déplacements dans l'espace de façon indépendante des causes qui les produisent. Il étudie le vissage (composition d'une rotation et d'une translation dans l'espace) et travaille sur sa décomposition.

ROSANES Jakob (1842-1922) 
Né à Brody (alors Autriche-Hongrie), Rosanes fit ses études aux Universités de Berlin et de Breslau. Ayant obtenu son doctorat à Breslau, il y fit toute sa carrière académique (1865-1911).

ROSENHAIN Johann Georg (1816-1887) 
Rosenhain fit ses études à l'Université de Konigsberg, sa ville natale, et enseigna ensuite à l'Université de Breslau. Sa participation aux événements révolutionnaires de 1848 l'obligea à quitter Breslau pour devenir maître de conférences, en 1851, à l'Université de Vienne. En 1857, il retourna à Konigsberg.

RUDOLFF Christoff (Jauer, Prusse 1500 - Vienne vers 1545), Allemagne.
Le mathématicien allemand Christoff RUDOLFF écrit des ouvrages d'arithmétique qui vont permettre la diffusion en Allemagne des nouvelles méthodes de calcul. 
Son Behend vnnd Hubsch Rechnung durch die kunstreichen regeln Algebre so gemeincklich die Coss genent werden, imprimé en 1525 à Strasbourg, fut le premier ouvrage d'algèbre allemand à traiter de Das Coss, c'est-à-dire la chose au sens où l'entendait le mathématicien persan Al-Khawarizmi en l'an 800 : l'inconnue d'une équation algébrique. 
Le symbole radical est apparu la première fois en 1525 dans la matrice Coss par Christoff Rudolff (1499-1545). Il a employé √ pour les racines carrées.

RUFFINI Paolo (1765-1822) 
Né à Vaientano (Italie), Ruffini étudia la médecine et les mathématiques à l'Université de Modène. Diplômé en 1788, il fut tout de suite nommé professeur. Après l'occupation de Modène par les troupes napoléoniennes (1796), Ruffini refusa, en 1798, de prêter serment à la république et perdit toutes ses charges officielles, continuant toutefois à pratiquer la médecine. Après la chute de Naapoléon, Ruffini occupa les chaires de mathématiques appliquées et de médecine pratique jusqu'à sa mort.

RONGE Carl David Tolmé (1856-1927)
Né à Brême, Runge s'inscrivit, en 1876, à l'Université de Munich, puis alla, avec M. Planck, rejoindre K. Weierstrass à Berlin. Il y travailla avec Kronecker jusqu'à ce qu'il fût appelé, en 1886, comme professeur à l'École polytechnique de Hanovre. En 1904, Runge devint le premier proofesseur de mathématiques appliquées en Allemagne, et ceci à l'Université de Gottingen.

ROTA Gian-Carlo (1932-1999), USA.
Le calcul ombral permet de passer de formules à d'autres en utilisant des formes linéaires. Il fut utilisé pour la première fois par le mathématicien américain né en Italie, Gian-Carlo ROTA (USA, 1932-1999).

RUSSELL Bertrand Arthur William (1872-1970), Angletterre.
Né à Trelleck (Angleterre), Russell entra, en 1890, au collège de la Trinité à Cambridge et y connut A. N. Whitehead. A partir de 1910, il Y enseigna la logique et la philosophie des mathématiques. Pacifiste pendant la première guerre mondiale, il fut exclu du collège à la suite de la publication d'un pamphlet et même emprisonné, en 1918. Réintégré en 1925, Russell resta à Cambridge jusqu'à sa mort. Il était membre de la Royal Society depuis 1908, et obtint le prix Nobel de littérature en 1950. 



S.

SACCHERI (Giovanni) Girolamo (1667-1733), Italie.
Né à San Remo (Italie), Saccheri entra, en 1685, dans l'ordre des jésuites et étudia la philosophie et la théologie au collège jésuite de Brera. En 1694, il fut envoyé enseigner la philosophie, d'abord à Turin, puis à Paris. A partir de 1699, il enseigna à l'Université de Pavie et y occupa la chaire de mathématiques jusqu'à sa mort.

SALMON George (1819-1904), Irlande.
Né à Cork (Irlande), Salmon étudia les mathématiques au collège de la Trinité à Dublin. Elu membre du collège, en 1841, il entra dans les ordres de J'Eglise d'Irlande. Il passa vint-cinq ans au collège comme précepteur et professeur, puis abandonna, en 1860, les mathématiques pour la théologie, dont il fut nommé professeur en 1866.

SARRUS Pierre Frédéric (Saint-Affrique 1798 - 1861), France.
Né en Aveyron (12 ; Midi - Pyrénées), Pierre SARRUS a une double formation en médecine et en mathématiques. Le maire de Saint-Affrique lui refuse en 1815 un certificat de bonne vie et mœurs lui permettant d'exercer la médecine ( à cause de ses opinions bonapartistes et de ses origines protestantes).
Cela ne lui laisse plus guère le choix, il opte donc pour les mathématiques et entre à la faculté de Sciences. À Montpellier il fit la connaissance de Gergonne et publia plusieurs articles et mémoires dans les Annales de Gergonne, une des premières revues de méthématiques, dans les années 1820. En 1829 il est nommé professeur de mathématiques à la faculté des Sciences de Strasbourg, dont il sera doyen de 1839 à 1852. Il publie la plupart de ses travaux de l'époque dans le Journal de mathématiques pures et appliquées de Liouville. Il connaît des problèmes de santé et prend sa retraite en 1858. 
Ses travaux portent sur les méthodes de résolution des équations numériques, et sur le calcul des variations. Il propose ne 1848, la première démonstration correcte du lemme fondamental du calcul des variations et ses applications aux intégrales multiples.
Son nom est attaché à la règle dite règle de Sarrus qui permet de calculer un déterminant 3×3.
Celle-ci apparait dans son article, Nouvelles méthodes pour la résolution des équations en 1833.
=> Histoire des Matrices.

SCHAUDER Juliusz Pavel (1896-1943), Pologne.
Schauder enseigna les mathématiques à l'Université de Lvov, sa ville natale, et fut assassiné par les Nazis.

SCHERING Ernst Christian Julius (1833-1897), Allemagne.
Né à Sandbergen, en Allemagne, Schering vécut à Gottingen à partir de 1852, année de son inscription à l'université. Il y était professeur de mathématiques et d'astronomie, ainsi que directeur de l'observatoire du magnétisme terrestre, créé par GAUSS (1777-1855).

SCHLÀFLI Ludwig (1814-1895), Suisse.
Né à Grasswil (Suisse), Schliifli enseigna les mathématiques dans une école de Thoune, s'intruisant lui-même en mathématiques supérieures, quand, en 1843, Steiner allant à Rome avec Jacobi, Diriichlet et Borchardt, choisit Schlafli comme interprète. Dirichlet lui donna des leçons quotidiennes. A partir de 1848, Schlafli enseigna les mathématiques à l'Université de Berne.

SCHMIDT Otto Youlevitch (Moghilev, Bielorussie 1891 - Moscou 1956), Russie.
Otto SCHMIDT est un mathématicien, géophysicien, astronome, explorateur et homme politique russe. Il étudie à l'universtité de Kiev jusqu'en 1913 et y enseigne à partir de 1923.
Ses travaux mathématiques portent sur la théorie des groupes. En 1928, généralisant les travaux de KRULL, il introduit la notion de groupes opérant sur un ensemble dans un cadre général (KRULL avait restreint son étude aux groupes commutatifs).

SCHMIDT Erhard (1876-1959), Allemagne.
E. Schmidt fit ses études universitaires à Dorpat (actuelle Tartu), sa ville natale, à Berlin et à Gottingen, où il soutint sa thèse, en 1905. Après de courtes périodes à Bonn, Zürich, Erlangen et Breslau, il fut nommé, en 1917, à l'Université de Berlin. Il était un des fondateurs des Mathematische Nachrichten (1948).
Il travaille sur les espaces fonctionnelle et sur les équations intégrales. Il introduit la notion d'opérateur auto-adjoint dans les espaces de Hilbert. Il étudie aussi les interprétations géométriques dans ces espaces.

SCHOENFLIES Arthur Moritz (1853-1928), Allemagne.
Né à Landsberg-an-der-Warthe (Allemagne), Schoenflies étudia avec Kummer à l'Université de Berlin (1870-75). Il enseigna, de 1884 à 1899, à J'Université de Gottingen et fut professeur à l'Université de Konigsberg (1899-1911), à l'Académie des sciences sociales et commerciales de Francfort (1911-14) et à J'Université de Francfort (1914-1922). 
Ses travaux portent sur la topologie et la géométrie. Il classifie les groupes de pavage du plan et les groupes cristallographique.

SCHOTTKY Friedrich Hermann (1851-1935), Allemagne.
Schottky étudia les mathématiques et la physique à l'Université de Breslau, sa ville natale, et perfectionna ses études à Berlin, sous Weierstrass et Helmholtz. En 1882, il fut nommé professeur à Zürich, en 1892, à l'Université de Marburg et, en 1902, à celle de Berlin. Il était membre de l'Académie prussienne des sciences.

SCHRODER Friedrich Wilhelm Karl Ernst (1841-1902), Allemagne.
Né à Mannheim (Allemagne), Schroeder fit ses études aux Universités de Heidelberg et de Konigssberg. Après avoir enseigné à l'École polytechnique fédérale de Zürich (1865-68), à Karlsruhe, Pforzheim et Baden, Schroeder accepta, en 1874, un poste à J'Ecole polytechnique de Darmstadt et en 1876, à J'Ecole polytechnique de Karlsruhe. En 1890, il en devint le directeur.
Il propose un système de logique mathématique et de logique algébrique. En 1890, il introduit les symboles pour désigner les notion d'inclusion et de contenance. Il démontre en 1896 le théorème de Cantor-Bernstein (indépendamment de Felix BERNSTEIN.

SCHUR Friedrich Heinrich (1856- Breslau 1932), Allemagne.
Né à Maciejewo (Posnanie), Schur fit ses études à Breslau et à Berlin, où il passa, en 1879, son doctorat. Il enseigna à l'Université de Leipzig (1881-1888), fut professeur à l'Université de Dorpat (1888-92), à l'École polytechnique d'Aix-la-Chapelle (1892-97), à l'École polytechnique de Karlssruhe (1897-1909), à l'Université de Strasbourg (1909-18) (alors ville allemande) et à l'Université de Breslau (1919). Il s'intéresse à la géométrie projective et il introduit la notion de courbure d'un espace orienté.

SCHUR Issaï (1875-1941), Russie.
Né à Mogilov (Russie), J. Schur fréquenta l'école secondaire de Libau (Lettonie) et fit ses études universitaires à Berlin. Il enseigna à l'Université de Bonn (1911-16), puis à l'Université de Berlin jusqu'en 1935, quand il dut abandonner sa chaire. Il se réfugia, en 1939, en Palestine. Il publie beaucoup sur des sujets variés, théorie des nombres, algèbre et théorie des groupes.
Son nom rest attaché à la factorisation de Schur ainsi qu'à la norme de Schur.

SCHWARZ Hermann Amandus (1843-1921), Allemagne.
Né à Hermsdorf (Silésie), Schwarz fit des études de chimie et de mathématiques à Berlin. En 1867, il fut nommé professeur-assistant à Halle, en 1869, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zürich, et, en 1875, à l'Université de Gottingen. Elève de WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897), Schwarz lui succéda, en 1892, à l'Université de Berlin. Il était membre des académies bavaroise et prussienne des sciences.
Ses travaux portent sur les fonctions analytiques, les applications conformes, les équations aux dérivées partielles, la théorie du potentiel est les surfaces.
Il donne en 1870, la première démonstration d'existence du problème de DIRICHLET en dimension 2, et en 1884 une démonstration du problème isopérimétrique en dimension 3.
Son nom reste associé à la célèbre inégalité de Schwarz ainsi qu'au théorème de Schwarz concernant les dérivées partielles seconde d'une fonction.

SCHWARTZ Laurent (Paris 1915 - 4 juillet 2002), France.
Laurent Schwartz est issu d'une famille juive d'origine alsacienne. Son père est un chirurgien renommé, son oncle, Robert Debré (fondateur de l'Unicef) est un célèbre pédiatre, son grand-oncle (par alliance), n'est autre que que le célèbre mathématicien Jacques Hadamard. Laurent Schwartz épousera Marie-Hélène Lévy, la fille de l'illustre probabiliste Paul Lévy, et elle-même mathématicienne.
 La scolarité de Schwartz est brillante, tant en latin qu'en mathématiques. Il entre en 1934 à l'École Normale Supérieure, passe l'Agrégation en 1937. Jeune, il s'engage dans des mouvements trotskistes.
Influencé par Jean DIEUDONNE, il se spécialise en analyse fonctionnelle. Il enseigne à l'université de Nancy, où se trouve aussi les membres du groupe BOURBAKI. En 1953 il est nommé professeur à l'université de Paris, puis en 1959 à Polytechnique.
Ses travaux portent sur l'analyse fonctionnelle. En 1944, il dévelloppe la théorie des distributions (introduite par SOBOLEV et BOCHNER).
Pour cela, il reçoit la médaille FIELDS en 1950.
Son nom est attaché à l'espace de Schwartz, espace de fonctions à valeurs complexes et indéfiniment dérivables sur IRn et à décroissance rapide ainsi que toutes leurs dérivées. C'est le domaine naturel de la transformation de Fourier élémentaire.

SEIDEL Philipp Ludwig von (1821-1896), Allemagne.
Né à Zweibrücken (Allemagne), Seidel fit ses études aux Universités de Berlin (sous Dirichlet), de Kônigsberg (sous Jacobi) et de Münich. Il y passa son doctorat, en 1846, et y fit toute sa carrière. Il était membre de l'Académie bavaroise des sciences.

SELBERG Atle (Langesud 1917) , Norvège. 
Ce mathématiciens norvégien étudie puis enseigne à l'université d'Oslo. Il obtient la médaille Fields en 1950.
Legendre (1752-1833) et GAUSS (1777-1855) ( 18e) conjecturent que π(x) ~ x/ ln(x) (théorème des Nombres premiers). 
Cependant leur démonstration reste empirique et il faut attendre J. Hadamard et C.J. de La Vallée-Poussin en 1896 pour en obtenir la première démonstration de ce théorème. 
Les premières démonstrations font intervenir des notions d'analyse complexe délicates. En 1948, P. Erdös et A. Selberg obtinrent des démonstrations du théorème des nombres premiers ne faisant intervenir que de l'analyse réelle.
Références : [Delah1]p199 et [KoMe] p 95

SERRET Joseph Alfred (1819-1885), France.
Né à Paris, élève à l'École polytechnique, Serret y fit également une partie de sa carrière académique. En 1861, il fit nommé professeur de mécanique céleste au collège de France et, en 1863, professeur de calcul infinitésimal à la Sorbonne. Il prit sa retraite en 1871. Il faisait partie de l'Académie des sciences et du Bureau des longitudes.
Il se spécialise en géométrie différentielle et étudie les courbes de l'espace. Il travaille aussi sur les sous-groupes du groupe symétrique Sn.
Il donne avec FRENET son nom aux formules dites de SERRET-FRENET liées au trièdre de FRENET

SEVERI Francesco (1879-1961), Italie.
Né à Arezzo (Italie), Severi étudia à l'Université de Turin et y passa, en 1900, son doctorat. Assistant d'Enriques à Bologne (1902) et de Bertini à Pise (1903), Severi devint professeur à Rome, où il fonda, en 1939, l'Istituto Nazionale di Alta Matematici.

SIEGEL Karl Ludwig (1896-1981), Allemagne.
Siegel est né à Berlin, et fit ses études à Berlin et Gôttingen. Il fut élève de FROBENIUS et professeur aux Universités de Francfort (1922-1937) et Gôttingen (1938-1940). En 1940, il profita d'une tournée de conférences au Danemark et en Norvège pour fuir le régime nazi et devint professeur à l'Institute for Advanced Study de Princeton de 1940 à 1951. Il redevint professeur à Gôttingen en 1951 et fut mis à la retraite en 1959. 
Il travaille sur la théorie des nombres et prouve que les zéros de la fonction de BESSEL J0 sont transcendants. Il développe la théorie des fonctions automorphes de plusieurs variables.

SIERPINSKI Waclaw (Varsovie 1882 - Varsovie 1969), Pologne.
Sierpinski fit ses études à Varsovie, sa ville natale. Il enseigna à l'Université de Lvov jusqu'en 1914, puis à Varsovie après la première guerre mondiale. Vers 1920, Sierpinski créa avec Janiszewski et Mazurkiewicz une école polonaise de mathématiques, centrée sur les fondements et la théorie des ensembles, et fut un des fondateurs du périodique Fundamenta mathematicae. Il était vice-président de l'Académie polonaise des sciences. Il travaille sur la théorie des ensembles, la topologie et la théorie des nombres.

SIMSON Robert (1687 - 1768), Angleterre.
Fils de John Simson of Kirktonhall, Robert Simson était destiné entrer dans les ordres, mais sa passion pour les mathématiques en décida autrement. Il devint mathématicien et professeur de mathématiques.
Nommé président de l'Université de Glasgow, Simson part un an à Londres afin de poursuivre ses recherches.
Il retourne ensuite à Glasgow, et, en 1711, y est nommé professeur de mathématiques de l'université. Poste qu' il conserve jusqu'à 1761. 
Les travaux de Robert Simson portent sur des éditions critiques et des commentaires des Éléments d'Euclide ainsi que d'autres traité de géomètres de l'antiquité comme Apollonius.
Le premier de ses écrits, est publié un article dans les Philosophical Transactions (1723, vol. XL. P. 330) et traite des porismes d'Euclide.
En 1749, est publié Apollonii Pergaei locorum planorum libri II. En 1756, est publié, à la fois en latin et en anglais, la première édition de ses Éléments d'Euclide. Ce travail, qui ne contient que les six premiers et les onzième et douzième livres, et à laquelle, dans sa version anglaise, il a ajouté une extension en 1762, a été pendant de longtemps, le texte de référence sur Euclide en Angleterre.
Après la mort de Simson, ses ouvrages sur Apollonius et Euclide furent imprimés en 1776.
Le volume contient également des mémoires sur Logarithmes et sur les limites des quantités et des ratios, et un certain nombre de problèmes géométriques illustrant l'ancienne analyse. 
Son nom reste attaché à la droite de Simson d'un triangle

SKOLEM Albert Thoralf (1887-1963), Norvège.
Né à Sandsvaer (Norvège), Skolem fit ses études à l'Université d'Oslo. Après un voyage d'études au Soudan, il perfectionna sa formation à Gottingen, puis retourna à Oslo pour y enseigner (1916-30 et 1938-50). De 1930 à 1938 il fit des recherches indépendantes à l'Institut Christian Michelsen à Bergen. Il est considéré comme le fondateur de la théorie des modèles.

SMITH Henry John Stephen (1826-1883), Angleterre.
Né à Dublin, Smith a vécu, dès 1840, à Oxford. Il y fit ses études au collège Baliioi. Il fut élu professeur de géométrie, en 1860, et dirigea, à partir de 1874, le musée de l'Université. En 1861, il devint membre de la Royal Society et, en 1877, président du conseil météorologique à Londres. 
Ses travaux concernent la théorie des nombres, les fonction elliptiques, la résolution de systèmes et la géométrie.
Il introduit en 1816 l'étude de la matrice du système augmentée de la colonne du second membre (comme des les formules de Cramer).
Il propose en outre le premier exemple de fonction non intégrable au sens de RIEMANN et dont l'ensemble des points de discontinuité est rare.

STEENROD Norman Earl (1910-1971), USA.
Né à Dayton (U.S.A.), Steenrod étudia aux Universités du Michigan, de Harvard et de Princeton. Il y passa son doctorat. Après de courtes périodes aux Universités de Princeton (1936-39), de Chicago (1939-42) et du Michigan (1942-47), Steenrod devint professeur de mathématiques à Princeton. Il était membre de la National Academyof Sciences.
Il travaille sur la topologie algébrique.

STEINER Jacob (1796-1863), Suisse.
Né à Utzenstorf (Suisse), fils de paysans, Steiner enfant ne reçut pas de formation scolaire. Dans la suite, il étudia à l'école de Pestalozzi à Yverdon et aux universités de Heidelberg et de Berlin, donnant des leçons particulières pour gagner sa vie. En 1834, il fut nommé professeur extraordinaire à l'Université de Berlin, et devint membre de l'Académie prussienne des sciences.
Ses travaux portent sur la géométrie et il laisse son nom à la droite de Steiner.
La droite de Steiner d'un point M du cercle circonscrit au triangle ABC est la droite image de la droite de Simson de M par l'homothétie de centre M et de rapport 2. Elle passe par l'orthocentre du triangle et par les symétriques de M par rapport aux côtés du triangles.

STEINITZ Ernst (1871-1928), Allemagne.
Né à Laurahütte (Silésie), Steinitz fit ses études à l'Université de Breslau, à l'exception d'une année à Berlin. Après avoir enseigné aux collèges techniques de Berlin-Charlottenburg et de Breslau, il fut, en 1920, nommé professeur à l'Université de Kiel.
Il élargit la théorie de Galois à des corps quelconques.

STICKELBERGER Ludwig (1850-1936), Allemagne.
Né à Buch, près de Schaffhouse, Stickelberger étudia aux Universités de Heidelberg et de Berlin, où il passa, en 1874, son doctorat. Il enseigna les mathématiques à l'École polytechnique de Zürich (1874-79) et à l'Université de Fribourg-en-Brisgau. Pog.

STIELTJES Thomas Jan (1856-1894)
Né à Zwoile (Pays-Bas), Stieltjes fut étudiant à l'École polytechnique de Delft. Après avoir détenu un poste à l'observatoire de Leyde (1877---83), il accepta une chaire de mathématiques à l'Université de Groningue et, en 1885, il fut élu membre de l'Académie royale des sciences à Amsterdam. Déçu de Groningue, Stieltjes s'en alla vivre à Paris. Reçu docteur-ès-sciences, en 1886, il fut nommé à l'Université de Toulouse.

STIFEL Michael (1487-1567), Allemagne.
Né à Esslingen (Allemagne), moine, adepte de Luther, Stifel fut persécuté à diverses reprises et se réfugia, en 1522, auprès de Luther à Wittenberg. Ce dernier lui procura plusieurs paroisses. Stifel calcula la fin du monde pour le 18 octobre 1533, dut encore changer de paroisse et reçut celle de Holzdorf, où il travailla paisiblement jusqu'en 1547. La guerre de Smalkalde (du nom de la ligue formée à Smalkalde par les villes et les princes réformés) l'obligea alors à se réfugier en Prusse. Cette guerre contre les protestants de la Ligue de Smalkalde, dirigée par Jean Frédéric de Saxe est menée par Charles Quint.
Il enseigna la théologie et les mathématiques à l'Université de Kônigsberg (1551-54) et l'arithmétique et la géométrie à l'Université de Iéna. 
STIFEL s'intéresse à l'algèbre, en particulier aux équations. Il popularise les symboles +, - et √. Il travaille avec des nombres relatifs qu'il appelle nombres absurdes. Il montre l'intérêt d'associer une suite arithmétique et une géométrique, ce qui est en quelque sorte un prélude aux logarithmes. Il donne, un siècle avant PASCAL, les coefficient du bonôme jusqu'à l'ordre 17.
Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. . (⇒ symbolisme algébrique). [DaDaPe]

STIRLING James (1692-1770), Écosse.
Né à Garden (Écosse), J. Stirling étudia au collège Balliol à Oxford, d'où il fut renvoyé parce qu'il refusa de se faire ordonner. Il obtint un poste à Venise (1715-25), puis à son retour il s'établit à Londres. En 1726, il fut élu membre de la Royal Society et, en 1735, il accepta le poste d'administrateur de la Scottish Mining Company à Leadhills.
Il prolonge la théorie des courbes algébriques commencée par NEWTON. Il montre qu'un courbe de degré n est déterminée par n(n+3)/2 points.
Son non est attaché à la formule de Stirling qu'il propose dès 1730. [Dieudo] p 26

STOKES Sir George Gabriel (1819-1903), Irlande.
Né à Skreen (Irlande), Stokes étudia au collège Pembroke à Cambridge. Il fut professeur de mathématiques à l'Université de Cambridge à partir de 1849 grâce notamment à ses travaux sur la mécanique des fluides. En 1851, il fut élu membre de la Royal Sociéty et en devint le secrétaire (1854-85), puis le président (1885-90).
En 1847, il introduit une notion assez proche de la convergence uniforme mais ses travaux n'ont pas l'influence de ceux de Cauchy ou de Weierstrass. Il est avant tout physicien, partisan de la nature ondulatoire de la lumière et de l'existence de l'éther.
Pendant très longtemps, les physiciens, dont Christian Huygens, ont supposé que la lumière se propageait dans un fluide : l'éther. L'éther était censé remplir l'univers.
Le nom de Stokes reste attaché au théorème de Stokes, formule permettant de passer d'une intégrale double à une simple.

STOLZ Otto (1842-1905), Autriche.
Né à Hall (Autriche), Stolz étudia les mathématiques aux Universités d'Innsbruck et de Vienne. Maître de conférences à cette dernière université, il reçut, en 1869, une bourse pour perfectionner ses études à Berlin et à Gôttingen. A partir de 1872, il fut professeur à l'Université d'Innsbruck.

STONE Marshall Harvey (New York 1903), USA.
 Après ses études à l'université Harvard, Marshall Harvey Stone enseigna dans les universités de Columbia (1925-1927), Yale (1931-1933), Harvard (1927-1931, puis 1933-1946) et Chicago (depuis 1944). Il fut élu membre de la National Academy of Sciences en 1938 et président de l'American Mathematical Society (1944-1945) et de l'Union mathématique internationale (1952-1954).
Ses travaux portent sur la topologie générale, les espaces de HILBERT, l'analyse fonctionnelle et la logique.
Il introduit parallélement à SCHMIDT Erhard (1876 - 1959)
Pour étudier les espaces compacts, STONE recherche les propriétés d'approximation des fonctions réelles et il est amené à trouver une généralisation du théorème de Weierstrass (de WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897) ) (The Generalized Weierstrass Approximation Theorem, 1948).

STRINGHAM Irving(1847-1909), USA.
Irving STRINGHAM est né à Yorkshire Centre (maintenant Delavan), à New York en December 1847 et mort en Californie le 5 octobre 1909. Il est membre du College de Harvard en 1877, puis à l'universitée Johns Hopkins en 1880 avant d'entrée à celle de Leipsig (1880-1882). Il devient alors professeur de mathématiques et Chairman of the Department à Berkeley (universitée de Californie) de 1882 à 1909.
La notation ln (notation contemporaine pour le logarithme) est utilisé en 1893 par Irving STRINGHAM dans Uniplanar Algebra. (Voir histoire des symboles mathématiques)

STUDY Eduard (1862-1930), Allemagne.
Né à Cobourg (Allemagne), Study étudia aux universités de Iéna, Strasbourg, Leipzig et Munich. Il enseigna ensuite aux Universités de Leipzig (1885-88), de Marburg (1888-93) et à l'Université Johns Hopkins (aux États-Unis), puis aux Universités de Bonn (1894-97). Greifswald (1897-1904) et Bonn.

STURM Charles François (1803-1855), Suisse.
Né à Genève, Sturm fit ses études à l'Université de cette ville, puis vint à Paris en qualité de précepteur de la famille Broglie. Dès 1825, il s'y établit définitivement et enseigna à l'École polytechnique, puis, à partir de 1840, à la faculté des sciences de Paris. Sturm était membre de l'Académie des Sciences depuis 1836. 
Il démontre en 1829 le célèbre théorème qui porte son nom et qui précise le nombres de racines réelles d'un polynôme comprises entre deux réels distincts.

SYLOW Peter Ludvig Mejdell (1832-1918), Norvège.
Le mathématicien norvégien Sylow est le fils d'un professeur de l'école de guerre et de l'école militaire supérieure. Né à Christiana (Oslo), il y fit ses études. En 1861, il reçut une bourse et put visiter Gôttingen et Paris. A partir de 1862, il enseigna à l'Université de Christiania, où une chaire fut créée pour lui, en 1898.
Il étudie les travaux d'ABEL et de GALOIS en théorie des groupes. Son premier mémoire en 1860 démontre qu'une partie des résultats de Kronecker sur la théorie des équations algébriques se trouve déjà dans les travaux d'ABEL, ce qui ne facilite pas ses relations avec Kronecker. Camille Jordan, très intéressé par ses travaux, l'encourage à les publiés, ce qu'il fait avec son fameux article rédigé en français, Théorèmes sur les groupes de substitutions. c'est dans ce dernier qu'apparait le fameux théorème qui porte son nom.

SYLVESTER James Joseph (1814-1897), Angleterre.
Né à Londres, Sylvester fut professeur de philosophie naturelle au collège de l'Université (1838-41). Après un séjour de quatre ans aux États-Unis, il travailla pour une compagnie d'assurances à Londres. Après des études de droit (1846-48), il fut admis au barreau. Sylvester fut professeur de mathématiques à l'Académie militaire de Woolwich (1855-70), à l'Université Johns Hopkins, à Baltimore (1876-83) et à l'Université d'Oxford. Il était membre de la Royal Society dès 1839, et fonda l'American Journal of Mathematics.
Ses premiers travaux portent sur la physique mathématique (théorie optique de FRESNEL) et sur le théorème de STURM (théorème qui précise le nombres de racines réelles d'un polynôme comprises entre deux réels distincts).
Puis, ses rencontres avec CAYLEY l'encourage à s'intéressé aux déterminants, à la théorie des invariants et à la réduction des formes quadratiques.
On lui reproche souvent des travaux pas assez rigoureux, non finis, parfois faux mais sa capacité d'abstraction est reconnu par tous. 
Le terme de matrice est introduit par SYLVESTER en 1850 pour désigner un tableau rectangulaire de nombres (qu'il ne pouvait pas appeler déterminant) [Dieudo] p96.

 ⇒ matrice pour un dossier complet sur l'histoire de la notion de matrice.

 



T.

TAIT Peter Guthrie (Dalkeith, Ecosse 1831 - Edinburgh, 1901), Ecosse.
Peter TAIT est le fils de John Tait, secrétaire de Walter Francis Scott, le cinquième duc de Buccleuch. Son père meurt lorsqu'il a 6 ans et Peter, part vivre à Edimbourg avec ses deux soeurs chez son oncle John Ronaldson, un banquier d'Edimbourg.
Ce dernier fait partager à Peter son gout pour les sciences. 
À l'âge de 16, en novembre 1847, Tait entre à l'université d'Edimbourg en même temps qu'un certain James Clerk Maxwell (1831 - 1879). Il y reste pendant seulement une année avant d'entrer à Peterhouse, Cambridge en 1848. 
En septembre 1854 Tait devient professeur des mathématiques au Queen's College de Belfast. 
Tait se lie d'amitié avec le mathématicien irlandais HAMILTON William Rowan (1805-1865). Tait avait lu les conférences de HAMILTON sur des quaternions en 1853, tandis qu'il était toujours à Cambridge. Cependant, bien que le sujet l'ait fasciné, il s'intéressait alors plus à des applications physiques des mathématiques.
Tait a commencé à correspondre à HAMILTON en août 1858 et il continuera à développer les théorie de ce dernier sur les quaternions après sa mort.
C'est lui qui développera l'utilisation de l'opérateur Nabla dans dans ses Elementary Treatise on Quaternions (1867), et Introduction to Quaternions (1873), opérateur introduit par HAMILTON. [CajoV2] p 135

TAKAGI Teiji (1875-1960), Japon.
Né à Gifu Prefecture (Japon), Takagi, diplômé de l'Université de Tokyo (1897), passa trois ans en Allemagne, suivant les cours de Frobenius à Berlin et ceux de Hilbert à Gôttingen. En 1900, il fut nommé à l'Université de Tokyo. Il prit sa retraite en 1936.
Il travaille sur la théorie des nombres et est un des fondateur de la théorie des corps de classe.

TARSKI, Alfred (1901-1983),USA d'origine polonaise.
Tarski est né à Varsovie, où il fit ses études et fut professeur à l'Université de 1926 à 1939; il émigra ensuite aux États-Unis, où il fut professeur à l'Université de Californie à Berkeley à partir de 1942.

TARTAGLIA Niccolo FONTANA dit (Brescia 1499 - Venise 1557), Italie.
[...]

TAUBER Alfred (Presbourg (Bratislava) (1866 - 1942), Autriche.
Mathématicien autrichien, il enseigne à l'université de Vienne à partir de 1919. Ses travaux portent sur la théorie des nombres, l'étude des fonctions et des série. Son nom reste lié à un théorème de convergence d'une série sur le cercle de convergence, le théorème de Tauber.

TAYLOR Brook (1685-1731), Angleterre.
Taylor est né à Edmonton (Angleterre) et étudia les mathématiques au collège Saint John à Cambridge. En 1712, B. Taylor fut élu membre de la Royal Society de Londres et, de 1714 à 1718, il était son secrétaire.
En 1755, il énonce la formule qui porte son nom, sans reste et sans se préoccuper des problèmes de convergence. Il l'utilise pour trouver des solutions approchée d'une équation f(x) = 0, en ne conservant que des termes inférieurs ou égaux à 2.
Il étudie aussi les problèmes de perspectives dans Linear Prospect (1715), et certains de ses travaux furent appliquées dans l'étude des photos aériennes.

TCHEBICHEV Pafnuty Lvovich (1821-1894), Russie.
Né à Okatovo (Russie), Tchebichev vint à l'âge de onze ans à Moscou et y fit ses études universitaires. En 1846, il passe sa thèse sur la théorie des probabilités. Il accepta, en 1847, une place d'assistant à l'Université de Saint-Pétersbourg et devint professeur en 1857 sans manifester ni goût, ni talent pour l'enseignement. Il voyage beaucoup, notamment à Paris et rencontres nombre de mathématiciens.
Il prit sa retraite en 1882. Tchebichev fit partie, dès 1853, de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg.
Ses travaux sur la théorie des nombres sont d'une qualité exceptionnelle. TCHEBICHEV est le premier proposer en 1849, des avancées significatives dans l'étude de la fonction π ( π(x) est le nombre de nombres premiers inférieurs ou égaux à x). 
Il montre que le rapport [ π(x).ln x ] / x admet une limite quand x → +∞.
Son nom est attaché à un type de polynômes orthogonaux.

TCHEBOTAREV Nikolai Grigorievich (1894-1947)
Né à Kamenets-Podolsk, Tchebotarev étudia les mathématiques à l'Université de Kiev. Il enseigna ensuite à Odessa (1921-27) puis à l'Université de Kazan (1928-47).

THÉÉTÈTE d'Athènes (vers 415 av. J.-C. - vers 369 av. J.-C), Grèce.
Le mathématicien grec THÉÉTÈTE fut un élève de THEODORE de Cyrène. Sa sagacité intellectuelle est affirmée par le philosophe PLATON (Athènes, 427 av. J.-C. - 348 av. J.-C.) qui le dit particulièrement doué pour les sciences.
Il meurt de dysenterie, maladie infectieuse grave, aiguë ou chronique du côlon chez l'Homme, après avoir combatu pour Athène.
Ses écrits ne nous sont pas parvenus, mais les historiens s'accordent à voir en lui l'inspirateur du livre 10 des É léments d'EUCLIDE (3ème siècle av. J.-C.) qui traite des irrationnels, ainsi que du livre 13 sur les polyèdres.
THÉÉTÈTE cherche à développer une théorie des irrationnels, c'est à dire pour nous, des nombres qui ne peuvent s'écrire sous la forme d'une fraction. Pour les anciens, un irrationnel est un rapport de segments incommensurables , chaque nombre devant être asocié à une entité géométrique.
Il semble avoir découvert l'octaèdre et l'isocaèdre régulier, deux des solides dit platoniciens.

THALÈS de Milet (Milet env. 625 av. JC - 547 av. JC), Grèce. 
[...]

THUE Axel (1863-1922), Norvège.
Né à Tonsberg (Norwège), Thue fit ses études de mathématiques à l'Université d'Oslo ainsi qu'à celle de Leipzig. Il fut professeur de mathématiques appliquées à Oslo, de 1903 à 1922. .

TIETZE Heinrich Franz Friedrich (1880-1964), Autriche.
Né à Schleinz (Autriche), Tietze fit ses études universitaires à Vienne, Munich et Gôttingen. En 1904, il soutint sa thèse à Vienne et y commença sa carrière académique. Il fut professeur de mathématiques à l'École polytechnique de Brno (1910-1919), à l'Université d'Erlangen (1919-25) et à l'Université de Munich.

TOEPLITZ Otto (1881-1940), Allemagne.
Toeplitz étudia à l'université de sa ville natale, Breslau; il alla ensuite à Gôttingen jusqu'à ce qu'en 1913 il fût nommé à l'Université de Kiel. En 1928, il accepta une chaire à Bonn, mais, en 1933, il fut exclu de l'université par le régime national-socialiste. En 1938, il s'établit à Jérusalem, où il fut l'administrateur de l'Université hébraïque. 
Ses travaux portent sur les équations intégrales et l'algèbree linéaire et multilinéaire.
TOEPLITZ Otto (1881-1940) montra que les démonstrations des principaux théorèmes relatifs aux espaces vectoriels peuvent se faire sans avoir recourt aux déterminants. On pourra ainsi étendre l'algèbre linéaire à un corps commutatif quelconque. [Gueridon] p 106

TORRICELLI Evangelista (1608-1647), Italie.
Torricelli étudia les mathématiques et la philosophie à l'école jésuite de Faenza (Italie), sa ville natale, puis fut envoyé à Rome pour suivre les cours de B. Castelli, ancien élève de Galilée. Il fut le secrétaire et l'assistant de Galilée durant les trois dernier mois de la vie de l'astronome (1642), puis lui succéda au poste de professeur de mathématiques à l'Académie de Florence.

TSCHIRNHAUS Ehrenfried Walter (1651-1708), Allemagne.
Né à Kieslingswalde (Allemagne), Tschirnhaus fit ses études à l'Université de Leyde (1668-75). En 1675, il visita Londres et Paris. Il accompagna le comte Nimpsch de Silésie dans un voyage vers le Sud de la France et l'Italie (1676-79). Il s'établit ensuite dans la propriété qu'il avait héritée de son père et continua ses recherches mathématiques. En 1682, il devint membre de l'Académie des sciences de Paris.

TURING Alan Mathison (1912-1954), Angleterre.
Né à Londres, Turing fit ses études au King's College à Cambridge, puis poursuivit ses recherches à Princeton (1936-38) et à Cambridge (1938-40). De 1945 à 1948, il travailla au Laboratoire national de physique et, à partir de 1948, il enseigna les mathématiques à l'Université de Manchesster. Turing était membre de la Royal Society.


 


U.

URYSOHN Pavel Samuilovich (1898-1924), Russie.
Né à Odessa (Russie), Urysohn étudia les mathématiques à l'Université de Moscou et y enseigna à partir de 1921. Il se noya à 26 ans, à Batz (France) alors qu'il y passait des vacances. On lui doit une définition d'un espace topologique.


 

V.

VANDERMONDE Alexandre Théophile (1735-1796), France.
Né à Paris, Vandermonde fut, dès 1771, membre de l'Académie des sciences. Révolutionnaire ardent, ami de Monge, il fit partie de la Commune de Paris et du club des Jacobins. En 1782, il était directeur du Conservatoire des arts et métiers et, en 1792, chef du bureau de l'habillement des armées. 
Ses premiers travaux, Mémoire sur la résolution des équations (1771), portent sur les fonctions symétriques et la solution des polynômes cyclotomiques. Avec ses Remarques sur des problèmes de situation (1771), il étudie le problème du cavalier. Son Mémoire sur des irrationnelles de différens ordres avec une application au cercle (1772) porte sur la combinatoire, et son Mémoire sur l'élimination (1772) sur les fondations de la théorie des déterminants.En 1771, il devient membre de l'Académie des sciences. En janvier 1792, il devient membre de la Société patriotique du Luxembourg, créée par Jean-Nicolas Pache, avec Gaspard Monge, Jean Henri Hassenfratz et Jean-Baptiste Marie Meusnier de la Place. 
Son nom reste attaché au fameux déterminant de Vandermonde, mais celui-ci n'apparaît pas explicitement dans les différentes publications du mathématicien.
Il est le premier à étudier les déterminants pour eux-même, et non pas pour l'unique usage qu'on leur destine à l'époque, la résolution de systèmes. Il donne la règle de calcul par le développement des mineurs d'ordre 2 et leurs complémentaires (qui sera généralisée par LAPLACE).
Il démontre en 1771 que toute fonction symétrique des racines d'un polynôme scindé peut s'écrire à l'aide des coefficients.
La même année il affirme que l'équation xp = 1 (où p est premier) est résoluble par radicaux et le démontre jusquà p = 11, mais c'est GAUSS (1777-1855) qui démontrera complètement ce théorème.

VAN DER POL Balthasar (1889-1959)
Né à Utrecht, van der Pol fut étudiant à Utrecht, puis continua ses études à Londres et à Cambridge où il travailla avec J. J. Thompson. De 1919 à 1922, il travailla dans un laboratoire de physique à Haarlem, puis, de 1922 à 1925, au laboratoire de la firme Philips à Eindhoven et devint directeur de la radio.

VEBLEN Oswald (1880-1960), USA.
Né à Decorah (U.S.A.), fils d'un professeur de physique à l'Université de Iowa, Veblen étudia à Iowa, Harvard et Chicago, puis enseigna à l'Université de Princeton (1905-1932) et à l'Institute for Advanced Study (1932-50). 
Il se spécialise en topologie et en géométrie projective et différentielle.

VERONESE Giuseppe (1854-1917), Italie.
Né à Chioggia (Italie), Veronese fit ses études à l'École polytechnique de Zürich, à l'Université de Rome, où à partir de 1876 il fut assistant, et à Leipzig (1880-81). Il fut alors nommé professeur à l'Université de Padoue. Il était membre de l'Accademia Nazionale dei Lincei et d'autres académies italiennes.

VIÈTE François (1540-1603), France.
[...]

VILLAT Henri René Pierre (1879-1972), France.
Né à Paris, H. Villat fut étudiant à l'École normale supérieure. Après avoir enseigné aux Uniiversités de Caen (1906-11) et de Montpellier (1911-19), il devint professeur de mécanique rationnelle à Strasbourg (1919-27) et finalement professeur de mécanique des fluides!t la Sorbonne.

VOLTERRA Vito (1860-1940), Italie.
Né à Ancône (Italie), Volterra passa une grande partie de sa jeunesse à Florence. Sans moyens, il fut nommé assistant à l'Université de Florence avant d'y être inscrit. En 1880, il étudia mathématiques et physique à Pise. Il les enseigna ensuite aux Universités de Pise (1883-92), de Turin (1892-1900) et de Rome (1900-31). Volterra combattit la montée du fascisme en Italie dès 1922 et, en 1931, il fut exclu de l'Université. Il était président de l'Accademia dei Lince.
Ses travaux portent sur l'analyse fonctionnelle (il en est l'un des fondateurs) et sur les équations différentielles.
Il est considéré comme le fondateur de la théorie des équations intégrales qu'il développe de 1884 à 1897.

VON KOCH Helge (1870-1924), Suède.
Né à Stockholm (Suède), von Koch passa son doctorat en mathématiques, en 1892, à l'Université d'Upsal. A partir de 1911, il fut professeur à l'Université de Stockholm.

VON NEUMANN Johann (1903-1957), Hongrie.
Né à Budapest (Hongrie), von Neumann fut formé en mathématiques par des professeurs privés. Il enseigna à Berlin (1927-29), à Hambourg (1929-30) et à Princeton (193a-33). Il se joignit alors au nouvel "Institute for Advanced Study". Il participa à de nombreux projets scientifiques relatifs à l'effort de guerre, comme la construction de la bombe atomique. En 1954, il devint membre de la Commission à l'énergie atomique.

VON STAUDT Karl Georg Christian (1798-1867), Allemagne.
Né à Rothenburg-ob-der-Tauber (Allemagne), von Staudt fut l'élève de GAUSS (1777-1855) à Gottingen, puis étudia à Erlangen et à Munich. Après avoir enseigné à Würzburg et à Nuremberg, von Staudt fut nommé, en 1835, professeur de mathématiques à l'Université d'Erlangen. 

 



W.

WALLIS John (1616-1703), Angleterre.
Né à Ashford (Angleterre), J. Wallis entra, en 1632, au collège Emmanuel de Cambridge. Ordonné prêtre, en 1640, il gagna sa vie comme aumônier privé à Londres, puis, en 1644, devint membre du Queen's College à Cambridge. Il fut professeur de géométrie à Oxford, de 1649 à sa mort. En 1657-58, il fut élu Custos archivarum à la même université. 
Les fractions continues (ou continuées) sont étudiées tout d'abord par BROUNCKER William (1620-1684) qui correspond avec WALLIS John (1616-1703, Angleterre) dès 1655, il lui expose une expression de pi. EULER Leonhard (1707 - 1783) développe une théorie générale de cette notion. [Dieudo] p 30 
Ce symbole ∞ est proposé par John Wallis (1616-1703) en 1655 dans De sectionibus conicis. (Voir histoire des symboles mathématiques)

WANTZEL Pierre Laurent (1814 - 1848), France.
Le mathématicien français Pierre WANTZEL est fils d'un ancien militaire, professeur de mathématiques appliquées à l'École de Commerce.
Pierre Wantzel fait ses études au collège d'Écouen puis passe un an à l'École des arts et métiers de Châlons et entre en 1828 au collège Charlemagne. 
En 1829, il publie dans la seconde édition du Traité d'arithmétique la preuve d'une méthode de recherche de racine carrée. Reçu à l'École polytechnique, il intègre ensuite l'École des ponts et chaussées en 1834. Ses travaux portent alors principalemment sur l'algèbre et sur les problèmes de constructibilité et de résolubilité par radicaux. 
En 1837, encore élève ingénieur, il publie dans le Journal des mathématiques pures et appliquées un article intitulé Recherches sur les moyens de reconnaître si un problème peut se résoudre avec la règle et le compas.
Il y expose un critère de non-constructibilité à la règle et au compas appelé théorème de Wantzel, et termine la démonstration initiée par GAUSS (1777-1855) sur les polygones constructibles (théorème de Gauss-Wantzel).

WARING Edward (1736-1798), Angleterre.
Né à Shrewsbury (Angleterre), Waring fit ses études mathématiques au Magdalen College à Cambridge. A partir de 1760, il fut professeur de mathématiques à Cambridge. Il était membre de la Royal Society, depuis 1763.
Ses travaux portent sur l'algèbre, les courbes algébriques, la théorie des nombres et les convergences de séries.
En 1776, il introduit ce qu'on appelle maintenant le critère de Cauchy.
Il démontre la convergence de la série ∑1/na pour a > 1 et sa divergence pour a < 1.

Waring conjecture que pour tout entier n ≥ 2, il existe un entier naturel r (indépendant de n), tel que tout entier naturel est la somme d'au plus r puissance n-ième d'entiers naturels. Ce résultat est démontré en 1909 par David HILBERT.
WARING reprend la conjecture de GOLDBACH (Tout nombre entier pair est la somme de deux nombres premiers ) en 1770 dans Meditationes algebraicae, en y ajoutant que tout nombre impair est la somme de trois nombres premiers. Ces problèmes demeurent encore non démontrés.

WEBER Heinrich (1842-1913), Allemagne.
H. Weber étudia à l'Université de Heidelberg, sa ville natale, à l'exception d'une année à Leipzig. Après un passage à Konigsberg, il enseigna à l'Université de Heidelberg, à l'École polytechnique de Zürich, l'Université de Konigsberg, l'École polytechnique de Charlottenburg et aux Universités de Marburg, Gôttingen et Strasbourg. Il était cofondateur de la Deutsche Mathematiker Vereinigung et éditeur des Mathematische Annalen.
En 1898, WEBERT donne ("enfin") au terme corps (commutatif) le même sens général qu'aujourd'hui et il considère alors que les "imaginaires de GALOIS" forment un corps fini. Notons que c'est l'allemand DIRICHLET Gustav Peter Lejeune (1805-1859), dans le Xe supplément aux Leçons de Théorie des nombres (1871), qui introduit les notion de corps et de module, dans le sens que nous donnons actuellement à un sous-corps et à un sous-Z-module. [Dieudo] p 110

WEDDERBURN Joseph Henry Maclagan (1882-1948), USA.
Né à Forfar (Ecosse), Wedderbum, diplômé de l'Université d'Edimbourg, part en 1903 pour Leipzig et Berlin avant de s'installer à Chicago aux Etats-Unis. De 1905 à 1909, il enseigne à l'Université d'Edimbourg, puis enseigne jusqu'à sa retraite, en 1945, à l'Université de Princeton. Il est éditeur des Annals of Mathematics de 1912 à 1928.
Spécialisé dans la théorie des corps et des algèbres, il prpose (avec DICKSON) les premiers exemles de corps non commutatifs.
Son nom est attaché au théorème qui précise que tout corps fini est commutatif, le théorème de WEDDERBURN.

WEIERSTRASS Karl Theodor Wilhelm (1815-1897), Allemagne.
Né à Ostenfelde (Allemagne), Weierstrass s'inscrivit, en 1834, à l'Université de Bonn, mais la quitta après huit semestres sans avoir passé les examens. Il les passa, en 1841, à Münster et enseigna ensuite dans plusieurs lycées. En 1854, il obtint un doctorat honoraire de l'Université de Kônigsberg et, en 1856, il fut nommé professeur à l'Institut industriel à Berlin. Professeur associé à l'Université de Berlin depuis 1856, il y occupa une chaire en 1864 et y met en pratique ses talents de pédagogue reconnus par tous. Weierstrass était membre de l'Académie des sciences de Berlin depuis 1856.
Notons que Weierstrass publie peu et que ses résultats pourtant fondamentaux ne sont souvent connus que gr^ce au cours de ses élèves (LINDEMANN (1852-1939) et HEINE Heinrich Eduard (1821-1881) par exemple).
Les premiers travaux de Weierstrass portent sur les intégrales elliptiques et les fonctions abéliennes. Il étudie les nombres réels et en élabore en 1863 une construction qu'il publie dans un article de 1872.
A l'aide de séries entières et de produits infinis, il construit de nouvelles fonctions réelles.
C'est lui qui introduit le premier la notion de convergence uniforme, mais son écrit de 1842 ne sera publié qu'en 1894. C'est pour cela qu'on attribue souvent cette découverte au mathématicien allemand SEIDEL Philipp Ludwig von (1821-1896) ou à l'irlandais STOKES Sir George Gabriel (1819-1903) ( ⇒ voir l'approche historique de la convergence uniforme)

En 1885, il publie le fameux théorème dit "théorème de Weierstrass". Ce théorème d'approximation polynômiale uniforme pour une fonction numérique continue sur un segment; théorème sera généralisé en 1937 par l'américain STONE Marshall Harvey (New York 1903).
En algèbre linéaire, il est le premier à définir le déterminant d'une matrice comme un polynôme homogène linéaire par rapport à chaque ligne et chaque colonne, qui change de signe lorsqu'on permute 2 colonnes et qui vaut 1 pour l'identité.
On le surnomme le père de l'analyse moderne car il propose des démonstrations d'une rigueur alors inégalée notamment à l'aide des epsilon.
Vers 1860, Weierstrass donne la définition de la notion de point d'accumulation.
Il démontre que: tout ensemble de nombres réels infini borné admet au moins un point d'accumulation.
Ce résultat était auparavant admis. [Gour1] p 8

WEIL André (Paris 1906 - Princeton 1998), France.
Le mathématicien français André WEIL entre à 16 ans à l'école normale supérieur d'où il sort en 1928. Il enseigne dans les universités de Strasbourg, Chicago et Sao Paulo.
A partir de 1958, il travaille à l'Institut des études avancées de Princeton.
Il est l'un des membres fondateur du groupe BOURBAKI. Sesv travaux portent sur la géométrie algébrique, la topologie et la théorie algébrique des nombres. 
Il introduit la notion d'espace uniforme et propose des travaux importants sur les groupes topologiques.
On le considère (avec PONTRIAGINE et GELFAND) comme le fondateur de l'analyse harmonique.
Il se dit responsable de l'introduction du symbole Ø pour désigner l'ensemble vide. Symbole qui apparaît pour la première fois dans un ouvrage du groupe BOURBAKI : Éléments de mathématique Fasc.1: Les structures fondamentales de l'analyse; Liv.1: Theorie des ensembles. (Fascicule de resultants) (1939). (voir histoire des symboles mathématiques)

WEINGARTEN Julius (1836-1910)
Weingarten étudia les mathématiques et la physique à l'Université de Berlin, sa ville natale. Après avoir enseigné dans diverses écoles berlinoises (1858-1864), il enseigna à la Bauakademie, puis à la nouvelle Ecole polytechnique de Berlin. Pour raisons de santé il s'établit, en 1902, à Freiiburg et y enseigna jusqu'en 1908 comme professeur honoraire.

WESSEL Caspar (1745-1818)
Né à Vestby (Norvège), Wessel passa une année à l'Université de Copenhague (1763) et commença ensuite son travail d'arpenteur et de cartographe au Danemark. En 1798, il devint directeur du service du levé des plans.

WEYL Hermann (1885-1955)
Né à Elmshorn (Allemagne), Weyl étudia à l'Université de Gôttingen, à l'exception d'une année à Munich. Il enseigna à Gôttingen jusqu'en 1913, date de sa nomination à l'Université de Zürich. En 1930, il accepta une chaire à Gôttingen, mais refusa, en 1933, de rester en Allemagne nazie et accepta un poste à l'Institute for Advanced Study à Princeton. .

WHITEHEAD Alfred North (1861-1947)
Né à Ramsgate (Angleterre), Whitehead passa les années 1880-1910 au collège de la Trinité à Cambridge, étudiant, puis enseignant. En 1910, il s'établit à Londres, détenant divers postes au Collège de l'Université et étant professeur à 1"'Imperial College of Science and Technology." En 1924, Whitehead devint professeur de philosophie à l'Université de Harvard et prit sa retraite en 1937. Il était membre de la Royal Society et de la British Academy.

WHITEHEAD John Henry Constantine (1904-1960)
J. H. C. Whitehead est né aux Indes, fils de l'évêque de Madras et neveu de A. N. Whitehead. Envoyé en Angleterre à l'âge de deux ans, il fut éduqué à Eton et au collège Balliol à Oxford. Après avoir travaillé, de 1929 à 1932, à l'Université de Princeton, il enseigna, de 1933 à 1960, à l'Université d'Oxford, à l'exception des années de guerre 1941-45, où il travailla à l'Amirauté et au Foreign office. Whitehead fut membre de la Royal Sociêty (à partir de 1944) et président de la London Mathematical Society (1953-55).

WIENER Norbert (1894-1964)
Né à Columbia (Missouri), Wiener étudia d'abord la zoologie à Harvard, puis la philosophie à Cornell. En voyage en Europe, il étudia avec Russell à Çambridge. De retour aux États-Unis, Wiener essaya, de 1915 à 1919, d'enseigner la philosophie et les mathématiques, jusqu'à ce qu'il obtînt un poste au département de mathématiques au M.LT. Il y resta jusqu'à sa retraite.

WREN Christopher (1632-1723)
Né à East Knoyle (Angleterre), Wren fit des études au collège Wadham à Oxford (1649-54). Il fut professeur d'astronomie au collège Gresham (1657-61), puis à l'Université d'Oxford (1661-73). Architecte, il reconstruisit, après le grand incendie de Londres, une cinquantaine d'églises, dont Saint-Paul (1675-1710). De 1669 à 1718, il fut chef des travaux de Charles II. Il a joué un rôle prépondérant dans la formation de la Royal Society en 1662.

WRONSKI Hoëné, Jozef Maria ( 1776 - Neuilly,France 1853), Pologne puis France.
Né à Poznan, en Pologne, Wronski participa, de 1791 à 1794, comme officier d'artillerie, à la lutte pour l'indépendance de la Pologne, et fut fait prisonnier dans la bataille de Maciejowice. Libéré en 1798, il alla d'abord en Allemagne, y étudia le droit, la philosophie et les mathématiques, puis s'établit définitivement en France pour se consacrer à la recherche scientifique. Il se fait naturaliser sous de Directoire.
Bien que brillante, son oeuvre mathématique reste trop empreinte de métaphysique. WRONSKI se prend pour un prophète en quête d'absolu.
Il semble même que BALZAC (1799 - 1850) s'inspire de sa personnalité controversée pour quelques uns de ses personnages (Comte Balthazar van CLAES-MOLINA , Wierzchownia, dans La comédie humaine).
Dans un cours publié en 1812, apparait le determinant fonctionnel qui porte son nom, le Wronskien.

 



Y.

YOUNG William Henry (Londres 1863 - Lausane (Suisse) 1943), Angleterre.
Le mathématicien britannique, William Henry Young était le fils aîné d'un épicier baptiste. L'Église baptiste est une Église protestante issue de la Réforme fondée au XVIIe siècle par le pasteur anglais John Smyth et dont les membres se caractérisent par leur attachement à la lettre de la Bible.
Il entre à l'université de Cambridge en 1881, et y montre rapidement des aptitudes certaines en mathématiques. Il se convertit à l'Église anglicane et se consacre à la théologie tout en gagnant sa vie en donnant des cours particuliers de mathématiques aux étudiants de Cambridge. En 1896, il épouse une de ses anciennes élèves Grace Emily Chisholm. 
Young s'intéresse peu à la recherche mathématique avant 1892.
Les Young voyagent, à Göttingen tout d'abord, puis ils restent une année en Italie, avant de s'installer à Göttingen de 1899 à 1908. 
Ils partagent ensuite leur vie entre Genève et Cambridge et élèvent leurs six enfants. Ils écrivent conjointement deux livres sur la géométrie élémentaire et les ensembles de points. En 1913, Young obtient des ceux chaires de mathématiques, l'une à l'université de Calcutta et l'autre à Liverpool, mais son domicile principal reste à Genève.
En 1915, il s'installe définitivement à Lausanne et est nommé professeur de mathématiques à l'University College of Wales, à Aberystwyth au pays de Galles où il enseigne de 1919 à 1923. 
Ses travaux portent sur les fonctions à plusieurs variables complexes dont il expose la théorie dans son traité Les Propriétés fondamentales du calcul différentiel, publié en 1910. Il étudie aussi les séries de Fourier et plus généralement des séries orthogonales.
Il propose une théorie de la mesure et de l'intégration équivalente à celle du mathématicien français LEBESGUE Henri (Beauvais 1875 - Paris 1941). 
Young est lauréat en 1917 de la médaille De Morgan de la Société mathématique de Londres et en 1928 de la médaille Sylvester de la Royal Society. 
Son nom reste attaché à la formule de TAYLOR (de TAYLOR Brook (1685-1731)) avec reste de YOUNG qui est en fait démontrée avant lui par le mathématicien italien PEANO Giuseppe (1858-1932).

 


Z.

ZHU Shijie (朱世杰) (1270 - 1330), Chine.
Il est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens chinois.
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