B.


BABBAGE Charles (1792-1871), Angleterre.
Né à Teignmouth, en Angleterre, Babbage étudia à l'Université de Cambridge et y fut élu professeur, en 1827. Il garda sa chaire pendant douze ans sans jamais enseigner. Très actif, il fonda, en 1820, l'Astronomical Society, en 1831, la British Association et, en 1834, la Statistical Society of London. Babbage était membre de la Royal Society depuis 1816.

BACHET de Méziriac, Claude Gaspar (1581-1638), France.
Né à Bourg-en-Bresse dans une famille noble, Bachet fut éduqué par les Jésuites. Il fit probablement des études supérieures à Padoue et enseigna peut-être dans des écoles jésuites de Côme ou de Milan. Il passa quelques années à Rome et à Paris, où il fut élu, en 1635, membre de l'Académie française nouvellement fondée.

BAIRE René Louis (1874-1932), France.
Né à Paris, R. Baire fut élève de l'École normale supérieure et commença une carrière d'enseignant aux lycées de Troyes, Bar-le-Duc et Nancy. En 1902, il enseigne à l'Université de Montpellier et en 1905, à Dijon; mais malade depuis l'adolescence, il dut, en 1914, renoncer à toute recherche et à tout enseignement. Il se retira au bord du lac Léman et mourut à Chambéry.
Ses travaux concernent les nombres irrationnels et les fonctions de variables réels. Il introduit la théorie de CANTOR dans ces domaines et parvient en 1899 à énoncer et démontrer le théorème qui porte son nom (théorème de Baire). Notons toutefois que le mathématicien américain OSGOOD William Fogg (1864-1943) démontre parallèlement ce théorème en 1898.

BAKER Alan (Londres 1939), Angleterre.
Professeur à Cambridge, ce mathématicien se spécialise dans l'étude des nombres transcendants dont il donne de nombreux exemples.
Il prouve que si a0, a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls, alors le nombre ea0.a1b1...anbn est transcendant.

Il démontre en 1966 la conjecture de Gelfond : si a0, a1, a2, ..., an et b1, b2, .., bn sont des nombres algébriques non nuls tels que ln(a1),..ln(an) soit linéairement indépendants sur le corps des rationnels, alors la sommes b1.ln(a1)+..+bn.ln(an) est non nulle.

BAKER obtient la médaille Fields en 1970.

BANACH Stefan (1892-1945), Pologne.
Né à Cracovie, en Pologne, on ne sait rien de sa petite enfance. Abandonné à sa naissance, on ignore le nom de sa mère et d'après le mathématicien Steinhaus, son père s'appellerait Greczec. Le nom de Banach viendrait de celui d'une servante de la famille ou d'une blanchisseuse.
Banach fit des études à l'Institut polytechnique de Lvov (Ukraine), et y devint professeur, en 1927. Il fut élu membre correspondant de l'Académie polonaise des sciences et des arts (1924) et membre de l'Académie ukrainienne des sciences (1941). Lorsque la ville est occupée par les allemands en 1941, on le place à l'institut bactériologique, à la culture des poux ! la guerre terminée, il trouve un poste à l'université de Cracovie et y meurt d'un cancer du poumon avant d'entre en fonction.
Il est un des fondateurs de l'analyse fonctionnelle. Il introduit en 1920 la notion d'espace vectoriel normé ainsi que la notion d'opérateurs continus (c'est à dire une application entre deux espaces topologiques). [HaSu]

BARROW Isaac (1630-1677), Angleterre.
Né à Londres, Barrow fut éduqué au collège de la Trinité à Cambridge. Après avoir fait de longs voyages en' Europe, il se fit ordonner ministre anglican et détint plusieurs postes d'enseignant. En 1663, il devint professeur de mathématiques à l'Université de Cambridge et, cinq ans plus tard, il démissionna en faveur de Newton. Barrow devint chapelain royal à Londres, en 1669, mais quatre ans plus tard, il revint à Cambridge comme maître du collège de la Trinité. Il était membre de la Royal Society depuis 1662. 
Doué de talents multiples, il est considéré comme l'un des meilleurs mathématiciens de son époque, l'un des grands théologiens anglais et l'un des meilleurs hellénistes de son siècle. 
Son oeuvre mathématique préfigure celle de Newton. Dans sa Méthodes des tangentes, il introduit le triangle différentiel qui préfigure une approche géométrique de la notion de dérivée. [HaSu]

BAYES Thomas (Londres 1702 - Tunbridge Wells 1761), Angleterre.
Prêtre et théologien ne dépendant pas de l'Eglise anglicane (non conformiste), il exerce à Tunbridge Wells près de Londres. 
[...]

BELL Eric Temple (Aberdeen 1993 - Watsonville, Californie 1960), USA.
Écossais d'origine, il émigre aux États-Unis en 1902 et étudie aux universités de Stanford et de Washington. C'est dans cette dernière qu' il enseigne de 1908 à 1926.
Ses travaux concernent la théorie des nombres et lui valent le prix Bôcher en 1921.
Le Maxime Bôcher Memorial Prize à Atlanta en Georgie. Décerné tous les 3 ans par la Société américaine de mathématiques (AMS), ce prix, qui est l’un des plus prestigieux pour des travaux en mathématiques, est la plus ancienne distinction décernée par l’AMS.
Le prix Maxime Bôcher met à l’honneur les publications qui se distinguent dans le champ de l’analyse des mathématiques. 
Il se distingue aussi dans de brillants ouvrages traitant de l'histoire des mathématiques (Men of Mathematics en 1937 ou The development of Mathematics en 1940).
Il introduit le nombre de Bell dans ces ouvrages. [HaSu]

BELLAVITIS Giusto (1803-1880), Italie.
Né à Bassano, en Italie, Bellavitis travailla, de 1822 à 1843, pour la municipalité tout en s'intéressant, pendant ses loisirs, aux mathématiques. En 1840, il fut élu membre de l'Istituto Veneto et dans la suite, enseigna, d'abord au lycée de Vicenza, puis à l'Université de Padoue.
On lui doit des travaux en géométrie projective et il développa la notion d'équipollence. [HaSu] p27
En 1882, le mathématicien italien BELLAVITIS Giusto (1803-1880) introduit les vecteurs du plan. [Gueridon] p 106

BELTRAMI Eugenio (1835-1900), Italie.
Né à Cremona, en Italie, Beltrami fit ses études universitaires à Pavie et à Milan. Il fut professeur aux Universités de Bologne (1862-64, 1866-73), de Pise (1864-66), de Rome (1873-76, 1891-99) et dePavie (1876-91). Il devint président de l'Académie des Lincei, en 1898.

BENDIXSON Ivar Otto (1861-1936), Suède.
Né à Stockholm, Bendixson fit ses études aux Universités de Stockholm et d'Upsal (1879-90) et enseigna les mathématiques à l'École polytechnique de Stockholm. Après avoir passé son doctorat, en 1907, à Upsal, il devint professeur à l'Université de Stockholm.

BERNOULLI Daniel (1700-1782), France.
Né à Groningue, aux Pays-bas, où son père Jean Bernoulli était professeur, D. Bernoulli, à partir de 1705, vécut à Bâle, à l'exception d'un séjour à Venise (1723-25) et d'un séjour de huit ans à Saint­ Pétersbourg (1725-33), où il travailla à l'Académie des sciences. De 1733 à 1776, il fut professeur, d'abord de botanique et d'anatomie, puis de physique à l'Université de Bâle.
Il partage en 1734, avec son père Jean BERNOUILLI, un prix de l'Académie des sciences pour un travail sur l'études des orbites de planètes. Ceci engendre un conflit entre les deux hommes et daniel est chassé de la maison paternelle.
Il est plus reconnu en tant que physicien que mathématicien.

BERNOULLI Jakob, francisé Jacques (Bâle 1657 - Bâle 1705), Suisse.
Jacques BERNOULLI est le premier d'une ligné de mathématiciens de premier plan.
[...]

BERNOULLI Johann francisé Jean (1667-1748), Suisse.
Né à Bâle, frère de Jacques, Jean Bernoulli entama des études de médecine, mais étudia les mathématiques avec son frère.
[...]

BERNSTEIN Serge (1880-1968), Russie.
Né à Odessa (Russie), Bernstein fit ses études à Paris, où il fut étudiant d'E. Picard, et à Gôttingen. Il passa son doctorat, en 1913, à Kharkov. Il fut professeur à l'Institut d'instruction du peuple de Kharkov jusqu'en 1933, puis à l'École polytechnique et à l'Université de Léningrad (1933-41) et finalement à l'Université de Moscou.

BERTRAND Joseph Lois François (Paris 1882 - Paris 1900), France.
Très précoce, Joseph Bertrand suit dès l'âge de 11 ans les cours de préparation à l'école polytechnique. A 17 ans il obtient sa thèse de doctorat sur la théorie mathématique de l'électricité. Il entre en 1939 à l'École polytechnique puis étudie à l'école des mines.
Il se tourne alors rapidement vers sa véritable passion, les mathématiques. Il entre en 1856 à l'Académie des sciences dont il devient secrétaire perpétuel.
A partir de 1856 il enseigne à l'École polytechnique où il retrouve son beau-frère Charles Hermite. Il y rédige son fameux Traité d'analyse qui restera une référence pendant longtemps.
Il s'intéresse plus particulièrement au calcul différentiel et intégral. On lui doit des travaux sur les équations différentielles et la thermodynamique.
Son nom est attaché aux séries dites de Bertrand, à la conjecture de Bertrand (ou postulat de Bretrand) sur les nombres premiers.

BESSEL Friedrich Wilhelm (1784-1846), Westphalie.
Bessel est né à Minden, en Westphalie. La Westphalie (en allemand Westfalen) est une région historique d'Allemagne, comprise entre le Weser et le Rhin.
Bessel commença à travailler, dès 1799, comme commis chez un marchand à Brême. Attiré par la navigation maritime, il se mit à étudier la géographie et surtout l'astronomie. En 1806, il devint assistant dans un observatoire privé et en 1810, directeur du nouvel observatoire de Kônigsberg. Il y enseigna l'astronomie jusqu'à la fin de sa vie. Il était membre de l'Académie des Sciences de Berlin depuis 1812.

BETTI Enrico (1823-1892), Italie.
Né à Pistoia, en Italie, Betti fit ses études à l'Université de Pise et fut professeur à cette même université. Il se battit dans la première guerre d'indépendance de l'Italie et fut élu membre du Parlement en 1862.

BEZOUT Etienne (1730-1783), France.
E. Bezout est né à Nemours. Dès 1758, il fit partie de l'Académie des sciences. En 1763, il devint enseignant et examinateur en mathématiques des futurs officiers des Gardes du pavillon, de la marine et du corps d'artillerie.

BHASKARA ou BHASKARACHARYA (1114 - 1185), Inde.
En sanskrit, Bhaskara signifie faiseur de lumière et c'ets l'un des noms donnés au soleil dans la Mahabharata.
Fils d'astronome réputé, BHASKARA se spécialise dans les mathématiques et l'astronomie, s'intéressant plus particulièrement àr l'algèbre.
Il manipule les opérations sur les racines carrées et introduit les opérations avec l'infini, en particulier ∞ + n = ∞ et n/ 0 = ∞, qu'il justifie par des considérations théologiques.
En analyse combinatoire il connaît la formule générale pour ( np ). [Bourb] p 65

BlANCHI Luigi (1856-1928), Italie.
Né à Parme, Bianchi étudia sous Betti et Dini à l'Université de Pise, puis aux Universités de Münich et de Gôttingen. A son retour en Italie en 1881, Bianchi fut nommé professeur à l'École normale supérieure de Pise, plus tard directeur de cette école. A partir de 1886, il enseigna la géométrie à l'Université de Pise. Il était membre de nombreuses académies italiennes et étrangères.
Ses travaux portent sur la géométrie différentielle, c'est d'ailleurs lui qui donne ce nom à cette notion mathématique.
Il fut notamment un des professeurs du mathématicien italien Guido Fubini (1876-1943).

BINET Jacques Philippe Marie (1786-1856), France.
Né à Rennes, Binet fut admis, en 1804, à l'École polytechnique. Plus tard il y enseigna la mécanique. Destitué, en 1830, il put conserver la chaire d'astronomie au collège de France, qu'il avait obtenue en 1823. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1843, et fut son président en 1856.
Ses travaux portent sur la mécanique. Il apporte des résultats sur les équations différentielles linéaires à coefficient variables et il introduit en 1838 la fonction Bêta.
Il établit, sans le justifier correctement, l'expression du terme général du produit de deux matrices. [HaSu] p 39

BIRKHOFF George David (1884-1944), USA.
Né dans le Michigan (USA), Birkhoff, après des études à Chicago et à Harvard, enseigna à l'Université du Wisconsin (1907-1909), à celle de Princeton (1909-12) et enfin à Harvard (dès 1912). En 1925, il fut président de l'American Mathematical Society et en 1937, de l'American Association for the Advancement of Science.

BLUMENTHAL, Ludwig Otto (1876-1944), Allemagne.
Né à Francfort, Blumenthal fut étudiant de D. Hilbert à l'Université de G6ttingen. Après un court passage à Paris, il commença son enseignement à Gôttingen. A partir de 1905, il devint professeur de mathématiques à l'École polytechnique d'Aix-la-Chapelle. Il fut éditeur des Mathematische Annalen.

BÂCHER Maxime (1867-1918), USA.
Né à Boston (Massachusetts), Bôcher fit ses études à Harvard, puis à Gôttingen, où il fut l'élève de Felix Klein. En 1891, il retourna à Harvard et y devint professeur en 1904.

BOLYAI Jànos (1802-1860), Hongrie.
Né à Kolozsvar, en Hongrie, fils d'un professeur de mathématiques et ancien condisciple de GAUSS (1777-1855). Son père, Farkas BOLYAI, enseigne les mathématiques et la physique - chimie. Son passe- temps est d'essayer de démontrer le postulat des parallèles d'EUCLIDE.
Bolyai choisit la carrrière militaire. Il étudie à Vienne de 1818 à 1822 et entre dans l'armée, où il excelle dans les duels.
En 1833, mis à la retraite comme semi-invalide (suite à des accès de fièvre trop fréquents) , il retourna d'abord chez son père, puis s'installa dans une propriété à Domald.
Il hérite de son père sa passion pour le cinquième axiome d'EUCLIDE et il cherche à le démontrer entre 1820 et 1823. 
Bien sûr il échoue et en 1823, il étudie les conséquence du nouvel axiome : Par un point pris hors d'une droite, il passe au moins deux parallèles à cette droite. Il s'étonne de la cohérence du système obtenu et s'émerveille d'avoir découvert une nouvelle géométrie. 
Bien que découragé par la réaction négative de GAUSS (1777-1855), il publie ses résultats en appendice de la réédition de l'ouvrage de son père Testamen, puis il renonce aux mathématiques.
Son oeuvre passe inaperçue, jusqu'aux travaux du mathématicien italien BELTRAMI (1835-1900), 8 ans après sa mort.

BOLZANO Bernard Placidus Johann Nepomuk (1781-1848)
Né à Prague, Bolzano fit des études de théologie et de mathématiques à l'Université de Prague. Il fut ordonné prêtre, en 1804, et fut appelé, en 1805, à la chaire de philosophie de la religion, qui venait d'être créée par l'Empereur d'Autriche. Il fut destitué en 1819 à cause de ses idées non-conformistes, ses ouvrages étant mis à l'index. Il était membre de la Kônigliche Bôhmische Gesellschaft der Wissenschaften depuis 1815.
Dans son premier ouvrage Rein analytischer Beweis... il démontre le théorème des valeurs intermédiaires sans utiliser l'évidence géométrique comme on le faisait alors.Il démontre plus tard qu'une fonction continue sur un segment [a;b] est bornée et atteint ses bornes.
En 1834, il donne le premier exemple d'une fonction continue sur IR et dérivable en aucun point mais il restera méconnu si bien que WEIERSTRASS pense donner le premier exemple de ce type en 1861.
BOLZANO s'intéresse aussi avant CANTOR aux ensembles infinis. Il démontre que IR, le segment [0;1] et le segment [0;2] ont le même cardinal ce qui défie l'entendement à l'époque.

BOMBELLI Rafaël ou Raphaele (près de Bologne, 1526-1572), Italie.

BONNET Pierre Ossian (1819-1892), France.

Né à Montpellier, élève de l'École polytechnique et de l'École des Ponts et Chaussées, Bonnet refusa une carrière d'ingénieur et se consacra à l'enseignement, à l'École polytechnique d'abord, puis à l'École normale supérieure et à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1862, et à partir de 1883, membre du Bureau des Longitudes.

BOOLE George (1815-1864), Angleterre.
Né à Lincoln (Angleterre), Boole, autodidacte en mathématiques, commença à enseigner dès l'âge de 16 ans, créant, en 1835, sa propre école à Lincoln. A partir de 1849, il fut professeur au nouveau "Queen's College" à Cork (Irlande). Il fut élu membre de la Royal Society en 1857.

BOREL Emile Félix Edouard Justin (1871-1956), France.
Né à Saint-Affrique dans l'Aveyron, E. Borel, ancien élève de l'École normale supérieure, enseigna à l'Université de Lille, à l'École normale supérieure, puis à la Sorbonne (à partir de 1909). Député (1924-36), il détint, en 1925, le ministère de la Marine. Il fonda le Centre National de la Recherche Scientifique et contribua à la planification de l'Institut Henri Poincaré, dont il fut le directeur de 1928 à sa mort. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1921. En raison de son opposition au régime de Vichy, il est emprisonné à la prison de Frenes en 1941. Libéré, il retourne dans le Rouergue et s'engage dans la résistance. Il obtient en 1955, la première médaille d'or du C.N.R.S.
Ses travaux traitent de la théorie de la mesure, l'étude des fonctions réelles, la sommation des séries et la théorie des probabilités.
il étudie et défini un ensemble de mesure nulle et ce que l'on nomme maintenant, un ensemble borélien. La tribu borélienne sur un espace topologique T est la plus petite σ-algèbre sur T contenant tous les ensembles ouverts. Les éléments de la tribu borélienne sont appelés des boréliens. C'est grâce à cette théorie qu'Henri LEBESGUE pourra introduire l'intégrale qui porte son nom.

BOUGUER Pierre (Le Croisic 1698 - Paris 1758), France.
BOUGUER est un mathématicien, physicien et hydrographe français. Son père, Jean, l'un des meilleurs hydrographes de son époque, était professeur au Croisic et auteur d'un traité de navigation.
En 1713, Pierre Bouguer est engagé pour succéder à son père. 
En 1727, il obtient un prix de l'Académie des sciences pour sa présentation "Sur la meilleure manière de former et distribuer les mâts des bateaux" et deux autres prix pour "Sur la meilleure méthode pour observer l'altitude des étoiles en mer" et "Sur la meilleure méthode pour observer la variation de la boussole en mer".
Bouguer est devenu membre de la Royal Society le 25 janvier 1750.
En mathématiques, il est connu pour avoir le premier utilisé des symboles proches de ceux actuels, ≤ et ≥, pour désigner les relations inférieurs ou égal et supérieur ou égal ≤, ≥ (voir histoire des symboles)

BOUQUET Jean-Claude (1819-1885), France.
Né à Morteau (Doubs), Bouquet, ancien élève de l'École normale supérieure, devint professeur au lycée de Marseille, puis à la Faculté des sciences de Lyon. A Paris depuis 1852, il enseigna au lycée Bonaparte, au lycée Louis-le-Grand, à l'École normale supérieure, à l'École polytechnique et à la Sorbonne. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1875. 
Tous les travaux de BOUQUET sont faits en collaboration avec Charles BRIOT ( 1817 - 1882). Les deux hommes travaillent sur la théorie des fonctions de variables complexes et la recherche de solutions d'équations différentielles développables en séries entières; ils sont les premiers à étudier les singularités des solutions. 
On leur doit l'introduction des termes fonction holomorphe et fonction méromorphe. [HaSu] p 51

BOURBAKI Nicolas (Besse-en-Chandesse 1935), France.
Nicolas BOURBAKI est le nom d'un groupe de mathématiciens français créé à Besse-en-Chandesse (en Auvergne) en juillet 1935.
[...]

BRIANCHON Charles-Julien (l783-1864), France.
Né à Sèvres, Brianchon fut à l'École polytechnique (1804-1808) l'élève de Monge. Il fut lieutenant d'artillerie dans les armées napoléoniennes et fut nommé, en 1818, professeur à l'École d'artillerie de la Garde Royale.

BRIGGS Henry ( Warley-wood, Yorkshire 1561 - Oxford 1630), Angleterre.
BRIGGS entre au collège Saint John en 1572 et y poursuit toutes ses études. Il devient le premier professeur de géométrie de Graham House (Londres) de 1596 à 1619 puis enseigne l'astronomie à Oxford ensuite.
Il se passionne pour la découverte par NAPPIER des logarithmes et comprend immédiatement son importance dans le développement des grands calculs notamment en astronomie. Il se rend en Écosse à deux reprises et persuade NEPPER d'adopter la base 10. C'est alors lui qui publie en 1617, année de la mort de NAPPIER, la première table des logarithme avec 8 décimales. Une autre suit en 1624 avec 14 décimales pour les nombres de 1 à 20 000 et 90 000 à 100 000.
BRIGGS publie enfin une table à 15 décimales pour les fonction trigonométriques pour chaque centième de degré.

BRILL Alexander Wilhelm von (1842-1935), Allemagne.
Né à Darmstadt (Allemagne) Brill fit ses études à l'École polytechnique de Karlsruhe et à l'Univerrsité de Giessen. Il enseigna à l'Université de Giessen (1867-69), à l'École polytechnique de Darmsstadt (1869-75), à l'École polytechnique de Münich (1875-84) et à l'Université de Tübingen (188441919).

BRIOT Charles-Auguste (1817-1882), France.
Né à St.-Hippolyte, Briot, après ses études à l'École normale supérieure, se destina à l'enseignement. Il fut professeur au lycée d'Orléans et à l'Université de Lyon, puis à Paris, aux lycées Bonaparte et Saint-Louis et finalement à la Sorbonne et à l'École normale supérieure.

BRUN Vigo (1885 - 1978), Norvège. 
C'est le mathématicien norvégien Brun Vigo (1885 - 1978) qui introduit en 1919 la première étude théorique du crible d'Eratosthène, et en crée un raffinement appelé crible de Brun. 
Un théorème sur les nombres premiers jumeaux porte aussi son nom, le théorème de Brun.

BROUNCKER William (1620-1684), Angleterre.
Né à Westminster, en Angleterre, Lord Brouncker obtint un doctorat en physique à l'Université d'Oxford (1647). Il détint plusieurs charges officielles dont celle de président de la Royal Society. 
Les fractions continues (ou continuées) sont étudiées tout d'abord par BROUNCKER William (1620-1684) qui correspond avec WALLIS John (1616-1703, Angleterre) dès 1655, il lui expose une expression du nombre pi.

EULER Leonhard (1707 - 1783) développe une théorie générale de cette notion. [Dieudo] p 30

BROUWER Luitzen Egbertus Jan (1881-1966) 
Né à Overschie, il fit toute sa carrière à l'Université d'Amsterdam, où il passa son doctorat en 1907 et enseigna de 1909 à 1951.

BURALI-FORTI Cesare (1861-1931), Italie.
Né à Arezzo (Italie), Burali-Forti fit ses études à l'Université de Pise. Il enseigna à l'École polytechnique d'Augusta (Sicile), à l'Académie militaire de Turin (1887-1931) et à l'École polyytechnique Sommeiller à Turin.

BURNSIDE William Snow(1852-1927), Angleterre.
Né à Londres, Burnside passa son doctorat en sciences à Dublin et fut professeur de mathématiques au collège naval à Greenwich. Il fut vice-président de la Mathematical Society à Londres et, à partir de 1893, membre de la Royal Society.
Ses travaux portent sur la théorie des groupes, surtout sur les groupes finis dont on vient, à la fin du 19ème siècle de poser les fondement théoriques.
En 1911 il conjecture qu'il n'existe pas de groupes simples non commutatifs d'ordre impair. Cela sera démontré en 1963 par John Thompson (Ottawa,Kansas (USA) 1932) et Walter Feit.

BUTEO Johannes ou Jean Buteo, Jean Borrel, (1492, Dauphiné - vers 1564-1572), France.
Le mathématicien français Jean BOREL est entré à l'Abbaye Saint-Antoine autour de 1508. Il y étudia les langues et les mathématiques.
Il pouvait lire Euclide en grec. En 1522 il se rend à Paris et étudie sous l'influence d'Oronce Finé. Il a commencé à publier des ouvrages seulement après soixante ans.
Ses travaux traitent de la géométrie et de l'arithmétique. Il est célèbre pour avoir réfuter ceux qui prétendaient avoir trouvé la solution de la quadrature du cercle dans son ouvrage Logistica ( Lyon, Guillaume Rouillé, 1559). 
Dans ce traité, Il est aussi l'un des premier à utiliser les lettes capitales A, B, C,... pour désigner l'inconnue. . (⇒ symbolisme algébrique). [DaDaPe].
Dans De quadratura circuli libri duo, ubi multorum quadraturae confutantur, & abomnium impugnatione defenditur Archimedes. Ejusdem annotationum opuscula in errores Campani, Zamberti, Orontij, Peletarij, Jo. Penae interpretum Euclidis (Lyon, Guillaume Rouillé, 1559).
Il démontre que l'auteur des démonstrations des "Eléments d'Euclide" n'était pas Théon comme on le croyait alors, mais d'Euclide lui-même.