Etymologie des termes mathématiques.


Abaque.


Le terme abaque, vient du grec : abax, akos (tablettes servant à calculer).
Puis il est latinisé en : abacus chez les romains. 
Il était constitué d'une table recouverte de sable sur laquelle on dessine à l'aide d'un stylet, les calculs pouvant être effacés au fur et à mesure en lissant avec la main.

Abscisse


Du latin abscissa ; abscissa linea "ligne coupée". Ce mot a été introduit par le mathématicien anglais G.W. Leibniz (1646-1716) [9] p13

Algèbre


Le verbe al jabr, qui exprime le remplissage ou la réduction d'une fracture, est à l'origine de l'apparition du mot "algèbre" au 14e siècle. ([1], p12).
Cependant, le mot algèbre, avant Viète (17ème) ne correspond pas au concept moderne mais inclut l'arithmétique. Pour lui il existe l'algèbre nombreuse (des nombres) et spécieuse (des lettres pour représenter des quantités). C'est l'algèbre spécieuse de Viète qui sera appelée algèbre.
Dans Don Quichotte, il y a un algebrista, un rebouteux. Cervantès a repris le mot aux Maures espagnols.([2], p229)

Algorithme


Muhammad ibn Musa al-Khuwârizmi a écrit le premier ouvrage en langue arabe présentant la numération indienne de position au 9e siècle. C'est par cet ouvrage que le calcul indien pénétra dans l'Occident chrétien. Maintes fois traduit en latin à partir du 12e siècle, sa célébrité fût telle que ce calcul fut nommé algorisme, d'Algorismus latinisation d'al-Khuwârizmi. ([4], p52)

Angle


Ce mot est issu (v. 1170) du latin angulus "coin", puis "angle", sans doute apparenté au mot grec ankon, "coude". ([2], p151 et [7])

Axiome


C'est un emprunt de la renaissance (1547) au latin axioma, grec axiôma = j'estime, je crois vrai : conduisant au sens d'irréfutable, d'évident. [7]

 

B
Bibliothèque


Vient de Byblos, qui est le nom du papyrus en grec.
Les premiers livres se présentaient sous la forme de rouleaux, volumen en latin.
([2], p146)

C
Chiffre


Du mot Sifr ("le vide") que les arabes avaient donné au "Sunya" d'origine indienne, dérive également le mot chiffre, qui est devenu, depuis à peine 500 ans, la dénomination sous laquelle la plupart des langues occidentales désignent l'un des quelconque signes de base d'un système de numération écrite.

L'orthographe du terme français de cifre se transforma dans un premier stade en chiffre, pour aboutir finalement à chiffre. Mais au début du 15e, ce dernier mot était encore compris dans son acceptation originelle, celle de la "quantité nulle" et ce n'est qu'à partir de 1491 qu'il acquerra définitivement le sens que nous lui connaissons maintenant. (##, p300) (Pour plus de précisions, cf. histoire des nombres)

Coniques (Paraboles, Hyperboles, ellipses)


Apolonius (2e-3e siècle av.J.-C.) est l'inventeur des noms de coniques. Pour des raisons mathématiques, il a créé les mots hyperbole (qui vient de excès : hyper, "quelque chose en plus"), ellipse (qui vient de manque, "quelque chose en moins") et parabole, (de para, "le même, "juste ce qu'il faut").

Corde (d'un cercle)


Une corde d'un cercle est un segment dont les extrémités sont deux points du cercle.
Ce serait une francisation (v. 1130) de corda (v. 980), est emprunté au latin chorda, lui-même emprunté au grec khorde qui pourrait venir d '"intestin" en hittite, puis "saucisse" en grec.([2],p 249)

corde diametre rayon

Cosmos (et chaos)


Pour Pythagore, "tout est nombre", c'est dans la musique qu'il les dénicha pour la 1ère fois (l'harmonie était la mise en son de rapports numériques). L'ordre des cieux s'exprimait par une gamme musicale. La musique des sphères. Pour dire cela , Pythagore inventa le mot "cosmos" (mot gr. ordre), "Le bon ordre et la beauté". Et l'histoire du monde se raconta comme la lutte du cosmos contre la chaos (l'ordre contre le désordre). ([2], p 115)