Le Phare d'Alexandrie.

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La première des sept merveilles du monde antique est la pyramide de Gizeh d'Egypte, puis il y a le colosse de Rhodes (tout en bronze), et le phare d'Alexandrie (haut d'environ 120-135m, soit 4 fois plus haut que le colosse de Rhodes !), tous deux situés sur le même méridien.

 

 

Pour les anciens, ce méridiens constituait "l'axe du monde" sur lequel s'appuient toutes les cartes géographique. (Ce méridien fût mesuré par Eratosthène, directeur de la grande bibliothèque).

Le phare d'Alexandrie ressemblait à une tour de 50 étages dressée sur un minuscule îlot, "Pharos" et selon Flavius Josèphe, il était visible la nuit jusqu'à 50 km.
Il aurait été construit sur la pointe est de l'île de Pharos, par l'architecte Sôstratos de Cnide entre 297 et 283 av.J.-C., sous le règne de Ptolémée 1er, et sur l'emplacement ou aurait été bâti, selon un texte arabe, le fort de Qaitbay encore visible aujourd'hui.
Ce fort aurait été construit en 1477 par le sultan mamelouk Ashraf Qaitbay sur les ruines du phare en réemployant des blocs antiques dans la maçonnerie.
Il reposait sur un socle d'une solidité remarquable et était composé de 4 parties :

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  1. Au sol, une tour carrée de 70 mètres de haut, faite d'énormes blocs.
  2. Sur ce socle repose une 2ème tour, octogonale, d'environ 35m. Tout est en marbre blanc.
  3. Elle supporte une 3ème tour cylindrique, d'une dizaine de mètres.
  4. Au sommet, s'ouvre une coupole supportée par huit piliers. Sous cette coupole brûlait un feu dont la lueur était multipliée par une série de miroirs.

16 siècles durant, Pharos va lancer ses lumières avant d'être détruit en 1302 par un tremblement de terre

Dans les années 1960, un plongeur égyptien découvre une statut colossale en granit rose, une reine ptolémaïque représentée en Isis, la déesse de la magie, que la marine égyptienne remonte en 1962.
Plus tard, fut remonté un colosse ptoléméen représenté en pharaon, peut-être Ptolémée II philadelphe.
Avec Isis, il devait former un couple royal qui, avec deux autres selon Jean-Yves Empereur, trônaient à la base du phare.

Bibliographie.

  • Denis GUEDJ (Le théorème du perroquet, p249) - Seuil (**)
  • EURÉKA n°42 (avril 1999)- p48-56